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For All Mankind : Review 2.03 Rules Of Engagement

Date : 08 / 03 / 2021 à 14h30
Sources :

Unification


For All Mankind 02x02 The Bleeding Edge avait réussi l’exploit de relater par la voie de l’intime et du trauma dix ans non montrés on screen.
For All Mankind 02x03 Rules Of Engagement s’intéresse maintenant au champ des conséquences :
- conséquence de la réintégration de Gordo Stevens au programme spatial,
- conséquences des nouvelles prétentions et de la nouvelle vie de Tracy,
- conséquence de l’abandon d’Aleida Rosales par Margo Madison il y a une décennie,
- et conséquence aussi de leurs retrouvailles (forcées) aujourd’hui,
- conséquence de l’omerta émotionnelle du couple Baldwin envers le décès de leur fils de Shane,
- conséquence du choix d’étude et de carrière de leur fille adoptive Kelly (voulant entrer à l’académie navale d’Annapolis pour devenir pilote comme son père),
- conséquence également d’avoir accueilli et même fait confiance un jour de 1974 à un cosmonaute russe (Mikhaïl Mikhaïlovich Vasiliev),
- conséquence enfin de l’appropriation en force par les Soviétiques d’une mine de lithium américaine sur la Lune (cratère 357/Bravo).

Comme à leur habitude, les épisodes de For All Mankind embrassent une multitude de thématiques sur le large spectre allant du subconscient individuel à la fresque alter-historique, avec un sens de l’intrication qui confine à la maestria. Et malgré la grande densité du propos, aucun traitement de semble précipité ou téléphoné, le rythme demeure en toute circonstance naturel voire contemplatif. Inutile de préciser que For All Mankind 02x03 Rules Of Engagement ne fait aucunement exception à cette règle inscrite dans l’ADN de la série.

La pièce maîtresse de l’épisode se déploie dans le registre complexe et subtil des traumas non résolus qui plombent parfois une existence entière...
Kelly, la fille de Karen et Ed (dont il est confirmé ici à demi-mot qu’elle a été adoptée), possiblement influencée par la réussite iconique de Tracy (un modèle pour toute une génération féminine), a décidé de suivre les traces de son père en intégrant la prestigieuse académie navale d’Annapolis afin de devenir pilote de chasse, et peut-être un jour astronaute. Mais avant de réussir à convaincre ses parents, elle devra se heurter au fantôme de Shane… qui par son deuil a littéralement verrouillé la possibilité de marcher dans les pas d’Edward.
Quoique aidée en amont par Tracy elle-même, Kelly parviendra tant bien que mal à convaincre Karen en la renvoyant à son propre vécu… lorsqu’elle accompagna jadis un adolescent fou de l’Indiana dans ses rêves de mer, de ciel, puis d’espace.
Convaincre Ed sera en revanche une autre paire de manche. Combinant la détermination (jusqu’à la menace de départ) et la maturité (l’invitation au dialogue rationnel), Kelly réussira à désamorcer l’explosion de violence ayant initialement emporté son père à l’idée de revivre un jour le deuil de Shane. C’est alors que Karen prendra le relai pour une séance anthologique de radioscopie mentale et de psychothérapie an, où par la grâce d’une infinie empathie et des mots justes (convoquant avec une égale pertinence des sources aussi bien déistes qu’athées), elle réussira à dénouer le nœud gordien de culpabilité qui consumait son mari depuis dix ans.
Dès lors, enfin guérie, la famille Baldwin pourra enfin assumer ensemble et sans complexe la "voie spirituelle" de l’aéronavale et de l’astronautique, y dédiant son existence comme d’autres entrent dans les ordres, acceptant les sacrifices qu’impose cette vocation, d’une génération à la suivante, à la vie à la mort, pour le meilleur ou pour le pire. Le tout sanctifié par un serment collectif sous l’égide de l’US Navy dont les trois Baldwin chantent alors en chœur Anchors Aweigh… au nom de Shane.. matéralisé en effigie par sa statuette d’enfance (découverte par hasard par Kelly derrière une grille d’aération).
Par sa perfection d’écriture virtuose, d’interprétation digne (Joel Kinnaman et Shantel VanSanten sont vraiment sur la corde raide), d’émotion pure, de réalisation, de cadrage et de montage ciselés, cette scène est littéralement exceptionnelle. Elle a même quelque chose de magique, depuis sa violence initiale jusqu’à son illumination finale, à la façon d’une émancipation en live de la prison dans laquelle les âmes mortes s’enferment elles-mêmes au fil de leur vie. Avec l’effet libératoire d’un Lying de Swâmi Prajnânpad.
Seulement en même temps, cette débauche émotionnelle en déconstruction de l’emprise post-mortem de Shane, malgré son immense justesse, n’est pas forcément exempte d’un certain pathos voire d’un pathos certain, essentiellement du fait de sa durée, de ses sanglots longs, de la providentielle figurine tombée un peu trop à point, et de l’entonnaison finale larmoyante du très patriotique hymne officieux de la Marine des États-Unis. L’effet de cumul atteint presque une masse critique. Les spectateurs les plus exigeants ou allergiques – du moins ceux qui ne réussiraient pas entrer pleinement dans la scène – pourraient y voir les pesants attributs du soap, dans une déclinaison très familiale aux accents de Lost In Space.
Alors il serait possible de soupeser la nature et la qualité dudit pathos. Est-ce celui des soaps du soir gorgés de pleurnicheries artificielles, ou est-ce la vérité émotionnelle de la rhétorique d’Aristote ? La réponse est évidente. Et donc "l’erreur", s’il en est une, tiendrait à une capitalisation contreproductive sur la seule émotivité (qui reste dans l’imaginaire collectif mais aussi dans les ficelles audiovisuelles trop souvent associée à diverses formes de manipulation) au détriment de la prévalence psychologique (qui se veut plus clinique, factuelle et distanciée, donc relevant davantage du logos et de l’ethos).
Oui, la scène est superbe, authentique, remarquable, tout sonne juste... tel un parfait cas d’école depuis le pétage de plomb irrationnel d’Edward à la catharsis thérapeutique en famille... permettant d’avancer constructivement ensemble. Avec à la clef le franchissement de l’ultime étape du deuil (i.e. l’acceptation après le déni, la colère, le marchandage, et la dépression) pour le père, et l’honneur de devenir enfant de la balle (alimentant ainsi la nécessaire relève) pour la fille.
Et pourtant, pourtant... ladite scène est à sa façon outrancière et idéalisée... dans sa parfaite résolution en quelques minutes on screen par le seul dialogue rationalisant. En somme, une séquence à la fois trop longue à l’échelle d’un même épisode et trop rapide à l’échelle du trauma d’une vie. Soit un trait caractéristique du "défaut de la qualité" de Ronald D Moore qui, à la façon d’un Sacha Guitry ou d’un David E Kelley, est parfois ivre du brio de ses propres dialogues, au point de surestimer leur pouvoir résolutif. Le drame est en quelque sorte trop parfait, trop bien assemblé... et trop aisément solutionné... comme dans une hagiographie enluminée destinée à édifier les fidèles. Du moins les "fidèles" chanceux qui ont été épargnés dans leur propre vie. Parce qu’à l’inverse, ceux qui ont enduré IRL ("in real life") de semblables tragédies pourraient se sentir insultés par cette prestidigitation, potentiellement manipulatoire.
L’épisode aurait gagné à laisser le spectateur davantage libre de son ressenti (façon Kubrick) plutôt qu’à "si bien" l’encadrer pour l’enchaîner à une prétendue panacée émotionnelle (façon Spielberg)... au risque de tomber dans du soap pour le soap. Mais nous sommes probablement là au seuil d’une appréciation largement subjective dont la thin blue line départant la complète réussite de la sandbox ou du simulacre tient à la sensibilité, aux attentes, au degré de tolérance, et à la propre expérience IRL de chacun.
La solution au problème (ou au tiraillement) est donc quantique à l’image de For All Mankind elle-même : le chat de Schrödinger est à la fois mort et vivant.

Avec davantage de réalisme, le cas de Tracy Stevens n’est pas de ceux qui se solutionnent en une ou deux scènes, quand bien même déchirantes ou poignantes...
La belle astronaute vedettisée par les médias concentre avec une vérité rare toutes les contradictions d’une personnalité forte qui a largement cessé de s’appartenir sans le comprendre pleinement. Restant viscéralement attachée (mais sans l’admettre) à son ancien mari qui a dévoilé sa vocation aéronautique et qui devint le père de ses enfants, ses succès à la NASA résultant en grande partie de son genre (très porteur dans cette timeline) et de son physique avantageux, elle est progressivement devenue une icône du féminisme triomphant ce qui l’a conduit à se chercher un match davantage en phase avec son nouveau "statut", à savoir le richissime homme d’affaire Sam Cleveland. Mais cette vie de château servie par une armée de domestiques demeure aux antipodes de sa personnalité volontariste, d’autant plus que le féminisme s’accorde mal aux traditionnels placements maritaux. Et même si elle profite des avantages (matériels et sociaux) de cette extension maritale flatteuse, elle se sent davantage chez elle au domicile et même dans le lit de Gordo ! Ce qui ne l’empêche pourtant pas de témoigner d’un profond mépris public envers la déchéance astronautique de ce dernier depuis dix ans, alors qu’elle en a paradoxalement tiré tout le bénéfice émancipateur. Du coup, la soudaine perspective de se retrouver de nouveau aux côtés de Gordo lors d’une prochaine mission sur Jamestown l’indigne, moins du fait d’un possible copinage/favoristisme de la part du "DRH" Ed... qu’à l’idée d’être "rétrogradée" par les médias au rang très réificateur de "jolie épouse d’astronaute".
Tracy présente donc en apparence le profil d’une enfant pourrie gâtée par le destin, quoique bien malgré elle, et qui tenterait instinctivement de cumuler les avantages de conditions antinomiques sans pour autant réussir à guérir son malaise existentiel : à la fois féministe militante et galante intrigante, à la fois icône des médias et aventurière intrépide, à la fois épouse de milliardaire et maîtresse de son ami de jeunesse, à la fois dans l’amour et dans le mépris...
Mais en réalité, mieux que quiconque dans la série, Tracy matérialise les effets secondaires imprévus de l’accélération inclusive de la ligne temporelle de For All Mankind. Et pour le coup, cette peinture de la féminité à la fois triomphante et faillible réussit à prendre le contrepied des diktats SJW cherchant à imposer des modèles féminins intouchables pour compenser des millénaires de domination patriarcale.

Par contraste, en dépit de toutes ses faiblesses et imperfections, Gordo Stevens n’en apparaît que plus attachant. Il devient progressivement le personnage auquel le spectateur s’identifie le plus, à la fois en décalage envers les prétentions sociales, profondément humain dans sa transparence et ses maladresses, et portant en lui une connexion indicible avec le monde lunaire...
Sa reprise de contact avec le programme de la NASA est assez inénarrable, entre l’uniforme qui a rétréci au lavage (lol) et la découverte maladroite des premiers laptops (avec quelques années d’avance comme pour les téléphones portables numériques dans l’épisode précédent).
La scène finale réservera un électrochoc lorsque les témoins lumineux d’un magnétoscope transporteront mentalement Gordo dans l’effroi des deux balises rouges de l’impénétrable base Zvezda... appelée à devenir le théâtre des drames à venir...

Malheureusement, il convient de déplorer cette fois plusieurs fausses notes objectives qui ne se contentent pas de rester à la marge de la narration mais se placent en son centre...

Le retour (attendu) d’Aleida Rosales s’avère contextuellement bancal. Ainsi, il y a une contradiction profonde entre son élitiste formation d’ingénieure de pointe (difficilement explicable aux USA sans moyens financiers ou sans bourse mais dont les auteurs avaient besoin pour faire embaucher la jeune Mexicaine directement à la NASA par Margo) et l’épouvantable cadre d’existence de quasi-SDF (prétendument imputable à un problème de tempérament mais venant contredire la réussite de ses études, un parti pris visiblement destiné à jouer la carte du misérabilisme pour emphatiser sa condition victimaire d’immigrée latino en instance d’expulsion). C’est là un désagréable syndrome "beurre et argent du beurre" diégétique dont le seul effet est de rendre l’agenda politique des auteurs encore plus voyant.
Tout en jugeant très sévèrement son lâchage par Margo il y a dix ans, elle inflige à son boyfriend Davey une iniquité supérieure encore en le jetant comme un malpropre, alors qu’elle lui doit visiblement beaucoup... y compris le "pont d’or" de la NASA (qu’elle n’a en revanche aucun scrupule à accepter).
Jeter les autres comme on s’est jadis fait jeter, est-ce vraiment l’argument scénaristique ? Ou bien faut-il y détecter un égo surdimensionné qui pousse à l’autodestruction, tel un harmonique maladroit de l’épisode précédent ?
Est-ce vraiment ainsi que la scénariste Stephanie Shannon prétend vendre cette "chance pour les USA" (et pour la NASA) promise depuis le début de la première saison ?

La provocation grossière des Soviétiques consistant à s’emparer – tels de vulgaires pirates en mer de Chine – de la mine de lithium lunaire (nouvellement découverte par les Américains) représente un non-sens tactique, s’accordant en sus assez mal avec l’esprit de l’administration de Yuri Vladimirovich Andropov. Outre d’y perdre leur avantage stratégique (pouvoir écouter impunément Jamestown), les Russes se rendent coupables d’une agression directe contre leur puissant rival... dont ils ne peuvent ignorer les conséquences, pas seulement opérationnelles, mais surtout paradigmatiques. L’URSS aurait-elle quelque chose à gagner à importer le bellicisme sur la Lune ? Initiative "sans retour possible" comme le diront fort bien Ed Baldwin et Nelson Bradford en conseil restreint...
Voilà qui ressemble fort à un passage scripté de jeu de rôle, éloignant donc soudain la série de son réalisme sans faille.
Il aurait au minimum fallu que les showrunners suggèrent un regain voire une suprématie économique et/ou militaire de ces alter-Soviétiques pour justifier qu’iceux n’aient eu aucun scrupule à mener des actions susceptibles de faire basculer la guerre… de froide en chaude. Certes, pareilles options et issues restent encore à la portée des épisodes suivants, mais attention alors aux implications stratégiques d’un adversaire qui serait redéfini comme plus fort et plus efficace qu’il ne l’a jamais été dans le monde réel…
Il aurait surtout fallu qu’avant de lancer un processus irréversible, le conseil restreint de la NASA (composé de Thomas Paine, Margo Madison, Ellen Wilson, Nelson Bradford et Edward Baldwin) envisage la possibilité que l’acte de piraterie soviétique à 357/Bravo dissimule en réalité un piège – les politiques Russes étant réputés de brillants joueurs d’échec.

Invraisemblable enfin est la négligence tactique des astronautes de la NASA pour n’avoir pas cherché une seule fois par eux-mêmes d’éventuels mouchards soviétiques sur Jamestown durant ses neuf années de construction... en pleine Guerre froide ! Même si ce n’était pas le QG de la CIA, un site devenu si central sur l’échiquier aurait dû faire l’objet d’une surveillance aussi soutenue que le cryptage (renouvelé à un rythme mensuel) des communications Terre-Lune. Fallait-il vraiment que les Soviets s’emparent du cratère 357/Bravo pour que les officiers de la base américaine songent soudain à utiliser le détecteur de mouchards dont ils étaient visiblement équipés ? Il y a quelque chose de surréaliste dans cet enchaînement de causalités...
Et n’est-il pas ubuesque d’avoir mis neuf ans pour simplement envisager que le cosmonaute Vasiliev ait placé un micro à bord de Jamestown lors de sa "visite"... tout en rendant – l’air de rien – comptable Edward de l’incurie (défaut de prophylaxie et d’anticipation) de tous ses successeurs ?
De surcroît, par quelle source d’énergie improbable ce mouchard a-t-il été alimenté durant presque dix ans ? Si l’épisode avait été cohérent, les protagonistes auraient dû soupçonner une brèche de sécurité beaucoup plus récente et surtout interne – la NASA n’étant pas davantage imperméable que n’importe quelle autre agence américaine à la trahison et à l’espionnage, a fortiori dans un contexte de Guerre froide. Mais une telle hypothèse n’effleure pourtant l’esprit de personne ! À croire que cet alter-NASA de For All Mankind est une petite utopie coupée du monde, inexplicablement épargnée par la paranoïa des temps.
D’un côté, on est prêt à militariser la Lune ; mais de l’autre, nul ne songe ni aux taupes, ni aux mouchards, ni aux pièges tactiques.

En amont, il reste plus que jamais frustrant (et dommage) que For All Mankind n’ait toujours prodigué aucun focus sur l’URSS pour expliquer ses miraculeux succès uchroniques en lieu et place de ses cuisants échecs – strictement endogènes – dans notre réalité.
Gageons que l’échéance de sa chute à la fin des années 80 oblige Ronald D Moore à davantage se pencher sur cette épineuse question pour éviter que les Soviétiques demeurent d’éternels instruments ou MacGuffins – sans aucune réalité historique contrefactuelle – au seul service du "dépassement" étatsunien.
Mais le terrain est miné par son essence même, car cela supposerait en amont un diagnostic acéré de la CCCP pour réussir à mettre en lumière et développer une chaîne de causalités corrective (existe-t-elle seulement ?) qui ne se limitât point à quelques gimmicks (du genre la survie de Sergei Korolev, la non-invasion de l’Afghanistan et/ou l’évitement de Chernobyl...). Car ne nous y trompons pas : pour avoir réussi l’exploit d’envoyer des hommes sur la Lune en 1969 puis toutes les années suivantes, il eût fallu que cette URSS-là fusse fondamentalement différente de celle de notre monde et qu’elle se portât structurellement bien mieux très en amont, c’est-à-dire au minimum depuis les années 50, plus vraisemblablement depuis les années 30.

Malgré tout, en dépit de ces quelques failles heureusement non rédhibitoires, ce troisième épisode de la saison conserve de nombreux atouts. Il s’illustre notamment :
- par des dialogues proprement référentiels, mais au point de se déconnecter parfois du réel et d’induire un effet manipulatoire (en particulier durant la "psychothérapie de groupe" de la famille Baldwin),
- par une psychologique très fine et jamais stéréotypale (Tracy Stevens concentrant toutes les contradictions d’un féminisme à la fois militant et émergent dont son touchant "dinosaure" d’ex-mari fait les frais),
- par une exploration à nouveau troublante du labyrinthe de la psyché (l’esprit de Gordo toujours encalminé sur une "Lune rouge" pour une scène finale particulièrement saisissante),
- et par un contexte géopolitique qui, en dépit de l’idéalisme de la série et l’opacité du côté soviétique, ne sacrifie jamais le réalisme à la naïveté...
Il était en effet inévitable que la NASA et la colonie de Jamestown finissent par être militarisées/armées dès lors que la Lune serait devenue le nouveau front de la Guerre froide – l’incident de 357/Bravo n’ayant fait que précipiter l’inévitable. Car dans un worldbuilding réaliste, il n’existe pas de bénéfice sans contrepartie. Le maintien à flot du programme lunaire soviétique (un pluriel en réalité) et la victoire russe en 1969 sur Apollo 11 constituaient bien les seuls aiguillons en mesure de conduire les USA – et par extension l’humanité – à ne jamais abandonner la conquête de l’espace... au point de respecter les calendriers des espérances prométhéennes des sixties et seventies (2001, Space 1999, Star Trek...). Mais il y aurait fatalement un prix à cela... et félicitations à For All Mankind de ne l’avoir ni oublié ni occulté.

Nous attendons donc maintenant avec impatience l’arrivée sur la Lune du nouveau corps des Marines-astronautes, tels les MACO de la troisième saison d’Enterprise...
Soit un pas de plus vers une colonisation authentique... qui sera pleinement achevée lorsque l’humanité aura exporté l’ensemble de ses médiocrités, de ses bassesses et de ses laideurs pour mieux déflorer la vierge Séléné.

ÉPISODE

- Episode : 2.03
- Titre : Rules Of Engagement (Les règles d’engagement)
- Date de première diffusion : 05 mars 2021 (Apple TV+)
- Réalisateur : Andrew Stanton
- Scénariste : Stephanie Shannon

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