Nightmare Alley : La critique

Date : 16 / 01 / 2022 à 13h45
Sources :

Unification


NIGHTMARE ALLEY

- Date de sortie : 19/01/2022
- Titre original : The Nightmare Alley
- Durée du film : 2 h 31
- Réalisateur : Guillermo del Toro
- Scénaristes : Guillermo del Toro, William Lindsay Gresham, Kim Morgan
- Interprètes : Bradley Cooper, Cate Blanchett, Toni Collette, Willem Dafoe, Richard Jenkins, Rooney Mara, Ron Perlman, Mary Steenburgen, David Strathairn

LA CRITIQUE

Nightmare Alley est un long métrage magnifique de Guillermo del Toro qui fait un vibrant hommage aux films noirs des années 40.

Le scénario de Guillermo del Toro, William Lindsay Gresham et de Kim Morgan se déroule aux États-Unis au début des années 40. On y découvre un homme se trouvant dans une mauvaise passe qui va se mettre à travailler dans un petit cirque itinérant. En se rapprochant d’une voyante, il va découvrir le mentalisme et va essayer de l’exploiter dans les grands hôtels et auprès de riches personnes qu’il compte bien arnaquer.

On retrouve tous les codes des films noirs et une très belle atmosphère sombre qui plane sur les 2h30 d’un long métrage que l’on ne voit jamais passer. On peut ainsi découvrir non pas une, mais deux blondes fatales auxquelles s’ajoute une troisième femme généreuse et sympathique.

L’œuvre parle énormément de la manipulation. Ainsi, plusieurs jeux se déroulent en même temps et malgré les signaux et les alertes, l’aveuglement du charismatique et arrogant personnage principal pourrait bien lui coûter très cher.

C’est d’ailleurs lors de ces divers face-à-face, notamment celui qui le confronte à une discrète psychiatre, que le récit prend toute son ampleur et captive profondément. Jusqu’à un final que l’on peut voir venir, mais qui est impeccablement orchestré et ajoute plus d’impact encore à cette histoire d’influence.

L’interprétation est remarquable. Bradley Cooper est impressionnant en homme découvrant le moyen de devenir riche et ne s’embarrassant pas de moralité. Toni Collette est formidable en voyante belle parleuse. Rooney Mara est touchante en jeune femme tombant amoureuse du personnage principal. Et Cate Blanchett crève littéralement l’écran en médecin décidant de s’associer à celui-ci. Les relations entre ce dernier et chacune de ces femmes sont au cœur même de l’intrigue et participent pleinement à maintenir l’attention jusqu’au bout.

On retrouve aussi dans ce casting cinq étoiles, Ron Perlman impeccable en homme fort de la foire, Willem Dafoe très bon en chef de celle-ci, David Strathairn vraiment intéressant en professeur de mentalisme, et Richard Jenkins formidable un homme riche et dangereux.

Le film bénéficie d’une photographie de Dan Laustsen splendide. Celle-ci permet d’avoir vraiment l’impression de se retrouver projeté dans le passé et de retrouver l’ambiance visuelle des longs métrages des années 40.

D’autant que le travail sur les décors de Tamara Deverell est vraiment somptueux. La foire a une très grande personnalité et entre les grands hôtels, le cabinet impressionnant de la psychiatre ou encore le manoir du riche homme d’affaires, tous les lieux proposent des visuels très puissants. Sans compter que le superbe travail sur les costumes de Luis Sequeira renforce cette impression de dépaysement.

La reconstitution des années 40 est vraiment formidable et incroyable visuellement. On a franchement l’impression d’arpenter cette époque en compagnie des différents protagonistes.

La musique de Nathan Johnson est bien agréable. Elle aide très bien à se fondre dans une ambiance parfois à couper au couteau et qui ne se dissipe pas complètement à l’issue d’une œuvre restant longtemps en mémoire. D’autant que le montage précis de Cameron McLaughlin permet au récit de ne jamais être confus, malgré certains passages oniriques qui sont de toute beauté.

Guillermo del Toro nous offre un nouveau film fascinant sans les créatures qu’il a l’habitude de nous montrer. Mais il ne s’éloigne pas du genre et son regard sur celui-ci, ainsi que le choix de son intrigue, montre bien que les pires monstres sont bien les humains et qu’ils n’ont souvent pas d’excuses à leurs comportements.

La mise en scène est d’une grande beauté et particulièrement captivante. Certains passages sont de véritables tableaux qui prennent vie devant nos yeux. On est constamment sous le charme d’une œuvre mettant les humains à l’honneur et jouant en permanence sur leurs désirs et les manipulations qu’ils mettent en œuvre pour arriver à leur fin.

Nightmare Alley est un long métrage vraiment remarquable qui fait honneur aux grands films noirs du passé. Avec une histoire brillamment écrite, une réalisation éblouissante, un travail sur le visuel splendide et un casting incroyable, cette plongée au cœur de la manipulation est un grand moment de cinéma qui est encore plus appréciable sur grand écran.

Magnifique et immersif.

SYNOPSIS

Alors qu’il traverse une mauvaise passe, le charismatique Stanton Carlisle débarque dans une foire itinérante et parvient à s’attirer les bonnes grâces d’une voyante, Zeena et de son mari Pete, une ancienne gloire du mentalisme. S’initiant auprès d’eux, il voit là un moyen de décrocher son ticket pour le succès et décide d’utiliser ses nouveaux talents pour arnaquer l’élite de la bonne société new-yorkaise des années 40. Avec la vertueuse et fidèle Molly à ses côtés, Stanton se met à échafauder un plan pour escroquer un homme aussi puissant que dangereux. Il va recevoir l’aide d’une mystérieuse psychiatre qui pourrait bien se révéler la plus redoutable de ses adversaires…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Photographie : Dan Laustsen
- Montage : Cameron McLaughlin
- Musique : Nathan Johnson
- Costumes : Luis Sequeira
- Décors : Tamara Deverell
- Producteurs : Guillermo del Toro, J. Miles Dale, Bradley Cooper pour Searchlight Pictures, TSG Entertainment, Double Dare You (DDY)
- Distributeur : The Walt Disney Company France

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

GALERIE PHOTOS

Nightmare Alley



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