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Terminator 2 3D : La critique

Date : 11 / 09 / 2017 à 14h30
Sources :

Unification


En 1984 James Cameron avait frappé un grand coup dans le milieu de la science-fiction avec un thriller horrifique à petit budget présentant un acteur de film d’action qui allait par la suite exploser le box office, Arnold Schwarzenegger. Et en offrant aux spectateurs des répliques culte comme "Sarah Connor" ou encore "Je reviendrais".

7 année plus tard, réaliser une suite bénéficiant d’un budget confortable n’était pas une garantie de succès et pourtant Terminator 2 a non seulement marqué l’époque et des générations de spectateurs, mais il a aussi réussi à surpasser le premier opus.

Outre une réalisation grandiose, des acteurs impeccables et une intrigue anxiogène, c’est la qualité des effets spéciaux qui avait frappé la population à l’époque.

En effet, après Jurassic Parc de Stephen Spielberg et le tentacule liquide d’Abyss le long métrage précédent de James Cameron, les effets numériques se sont invités au cinéma. Et ceux d’ILM, la compagnie de Georges Lucas sur Terminator 2 restent particulièrement impressionnant avec un T 1000 capable de prendre toutes les formes et de se reconstituer après avoir été détruit.

Il est d’autant plus amusant de savoir que si on garde à l’esprit un certains nombre de scènes marquantes, ces dernières sont souvent dues à de vrais effets spéciaux physiques et à de l’animatronique classique. Ainsi quand le T 1000 est endommagé, c’est réel, quand il se reconstitue, c’est du numérique. Visuellement, il est difficile de voir la différence.

Dans le futur, les machines dominent la Terre et luttent pour éradiquer l’espèce humaine alors que des combattants essayent de les en empêcher.

Le premier film montrait un humain du futur chargé de protéger la future mère du chef des rebelles contre une machine envoyé pour l’éliminer.

Le second volet montre le même modèle que le premier Terminator, cette fois reprogrammé et envoyé dans le passé afin de protéger le jeune garçon porteur du destin de l’humanité. C’est une autre machine redoutable qu’envoient les robots afin de mettre fin dans le passé aux velléités humaines d’émancipation du joug robotique.

Les deux acteurs principaux du premier opus sont donc de retour avec Linda Hamilton qui a bien mûrie et s’est transformée en guerrière aguerrie et Arnold Schwarzenegger se trouvant cette fois-ci du côté des gentils.

À ce casting toujours aussi bon, s’ajoute le jeune Edward Furlong convaincant en futur héros et surtout Robert Patrick parfait en redoutable T 1000 qui représente un magnifique croque-mitaine du futur.

La mise en scène de James Cameron est formidable et ce dernier offre à l’histoire du cinéma l’un des meilleurs films de science-fiction de tous les temps.

Pour le 25ème anniversaire de la sortie du film, James Cameron qui a, avec Avatar, ressuscité la 3D tombée en désuétude dans les années 80, a supervisé la restauration de l’un de ses longs métrages les plus réussis et sa transformation en 3D. C’est cette nouvelle copie que les spectateurs français peuvent découvrir au cinéma.

Il n’est donc pas étonnant que, même si cette 3D n’est pas native, elle soit d’excellente qualité, nettement supérieure au 3D que l’on voit actuellement sur nos écrans. De plus, (re)voir quelques scènes emblématiques du film en ayant l’impression d’être immergé dedans est vraiment très agréable.

Le film n’a d’ailleurs pas vieilli, si ce n’est que les années 90 n’avaient pas une omniprésence d’écrans telle qu’on l’a actuellement. Ainsi exit des téléphones portables et tablettes. Les ordinateurs, qui accusent leur âge, servent à créer l’intelligence artificielle qui va bientôt faire entrer en guerre les machines contre l’humanité.

Terminator 2 est un long métrage passionnant et efficace offrant au son d’une bande originale superbe des séquences d’anthologie et des passages épiques dans lesquels l’humour réussit souvent à se glisser.

Avec une mise en scène dantesque, une histoire faisant frémir, de très bons acteurs, des effets spéciaux stupéfiants pour l’époque, et toujours aussi efficaces aujourd’hui, et un Terminator iconique, il ne faut pas rater la ressortie en salle de ce must de la science-fiction.

Magnifique et impressionnant.

IA

N’ayant pas revu Terminator 2 depuis une sortie DVD il y a une dizaine d’années, j’étais grandement inquiet de voir le poids des années lui donner un sérieux coup de vieux. Cette ressortie en salles dans une version 3D inédite était donc l’occasion de redécouvrir ce que beaucoup, et j’en fait partie, considèrent comme un classique du 7ème art.

Mon appréhension a commencé à disparaître tout au long du prologue montrant les conséquences du jugement dernier puis s’est complètement évanouie dès que le thème culte de Brad Fiedel a retenti. J’ai très rapidement compris tout ce qui faisait du film de James Cameron une œuvre d’une modernité insolente. D’ailleurs, ce qui m’a toujours étonné, c’est le saut qualitatif par rapport au premier volet et la possibilité de pouvoir l’apprécier indépendamment de ce dernier.

Je vais essayer d ’énumérer tout ce qui peut expliquer à mes yeux la réussite indéniable du film de James Cameron. Il y a tout d’abord la mise en scène, à la fois grandiloquente dans les scènes d’action, sans être pour autant trop démonstrative arrive à sublimer les effets spéciaux. Des effets spéciaux qui passent habilement de l’utilisation des images de synthèse à des effets mécaniques, donnant ainsi une crédibilité absolue à ce qui se passe à l’écran (leçon qui a été comprise de manière magistrale plus tard avec la trilogie du Seigneur des Anneaux et plus récemment encore avec Star Wars Episode 7, contrairement à la prélogie).

Il y a bien évidemment la qualité du scénario écrit par Cameron qui a créé une histoire se basant sur deux peurs majeures de l’homme moderne : l’apocalypse nucléaire et la prise de pouvoir des intelligences artificielles sur l’homme. Le tout est enrobé avec des voyages dans le temps, des robots humanoïdes aux aptitudes extraordinaires et des héros humains qui vont devoir puiser dans leurs ressources pour accomplir leur destinée et sauver l’humanité. Malgré le fait que l’histoire se déroule en 1995, le contexte technologique un peu obsolète n’est pas plus dérangeant que cela tant les enjeux sont intemporels.

Y a-t-il besoin de rappeler à quel point le casting (que ce soient les rôles principaux avec Schwarzy dans le rôle de sa vie, jusqu’aux plus petits rôles) est extraordinaire et qu’il arrive à transmettre au spectateur les sentiments de leurs personnages. À travers eux, on passe par des ascenseurs émotionnels intenses avec des purs moments d’angoisses, des moments hilarants et surtout une émotion prégnante les rendant attachants aussi dans leurs moments de faiblesse, d’héroïsme ou de malfaisance.

Un mot pour finir sur l’ajout très réussi de la 3D, que la mise en scène élégante de Cameron et le montage posé permettent d’apprécier sans avoir l’impression que le nerf optique de chaque œil sorte de son orbite. En renforçant l’immersion du spectateur, cet ajout est comme la cerise sur un gâteau déjà incroyablement savoureux.

J’ai eu beau chercher, alors que ce devait être au moins la quatrième fois que je voyais le film, je n’ai pas trouvé qu’il y avait de scènes superflues et je ne me suis à aucun moment ennuyé. C’est bien simple, si le film sortait en tant que nouveauté, il surclasserait aisément la plupart des œuvres de science-fiction qui nous sont proposées au cinéma aujourd’hui. D’ailleurs, on peut se demander si Cameron a vraiment réussi à faire mieux que ce qu’il avait fait auparavant avec Avatar (malgré les qualités indéniables du film), tant il est difficile de se détacher de la force de ses œuvres de science-fiction précédentes (Aliens, Abyss et donc T2). Ceci est un autre débat, mais justifie en tout cas pleinement le fait de découvrir ou redécouvrir Terminator 2 lors de sa ressortie dans les salles obscures.

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SYNOPSIS

En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, et l’envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l’humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 2 h 15
- Titre original : Terminator 2 : Judgement Day
- Date de sortie : 14/09/2017
- Réalisateur : James Cameron
- Scénariste : James Cameron, William Wisher Jr.
- Interprètes : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick, Earl Boen, Joe Morton, S. Epatha Merkerson, Nixon DeVaughn
- Photographie : Adam Greenberg
- Montage : Conrad Buff, Mark Goldblatt, Richard A. Harris, Dody Dorn
- Musique : Brad Fiedel
- Costumes : Marlene Stewart
- Décors : Joseph Nemec
- Producteur : James Cameron pour Carolco Pictures, StudioCanal, Lightstorm Entertainment, Pacific Western
- Distributeur : StudioCanal

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Terminator 2 3D



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