Il était une fois les séries : Wonder Woman

Date : 10 / 03 / 2024 à 08h00
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Unification


WONDER WOMAN

- Type : Super-héros
- Titre Original : Wonder Woman
- Diffusion USA : ABC/CBS (1975-1979)
- 1ère Diffusion France : A2 (1979)
- Épisodes : 60 x 48 minutes
- Créée par : Stanley Ralph Ross, d’après Charles Moulton
- Production : Warner Bros Television
- Musique : Charles Fox
- Interprètes : Lynda Carter, Lyle Waggoner, Beatrice Colen, Richard Eastham

La princesse Diana, héritière du trône des Amazones, des femmes d’une force exceptionnelle, qui occupent une île paradisiaque, gagne le droit de ramener le Major Steve Trevor, un militaire américain dont l’avion s’est écrasé dans le cercle des Bermudes.

Pour cette mission, sa mère, la Reine des Amazones, lui confie un costume inspiré du drapeau américain, d’une ceinture qui permet de conserver les pouvoirs de l’île (superforce, supervitesse, saut, régénération), d’un lasso magique (qui fait obéir la personne prise dans son nœud), d’un diadème boomerang et de bracelets en feminium, qui devient les balles. On retiendra toutefois qu’elle est vulnérable aux gaz et que l’on peut toujours lui enlever certains de ses attributs pour la privée de ses avantages.

Elle décide de rester dans le monde extérieur pour aider, et remplie le rôle de secrétaire du Major comme couverture, en se cachant pour revêtir son costume de super-héroïne, tout en tournant sur elle-même. Plus tard, elle revêtira d’autres costumes pour des actions spéciales (pour les scènes sous-marines et en moto).

Les aventures ont souvent des implications dans la vie réelle, tournant autour d’espionnage, de guerre, de trafiquants, de criminels ou de gangs de malfrats en tous genres. Mais certains sortent du lot, en proposant des rencontres du 3ème type, ou des bons dans le futur.

On se souviendra de l’intervention de Wonder Girl, la sœur cadette de Diana, ou de l’I.R.A.C., une intelligence artificielle très sarcastique qui aident Wonder Woman. On la verra surtout face à des antagonismes forts : les nazis bien entendu, des agents doubles, Fausta Grables, la Wonder Woman Nazie, le paisible gorille Gargantua, transformé en bête féroce ou plus tard des scientifiques fous, un hypnotiseur, différentes races extra-terrestres belliqueuses, un fabricant de jouets, des robots escrimeurs, un industriel misanthrope, un polymorphe, des doubles d’à peu près tous les protagonistes ...

Dans les meilleurs épisodes, on pourra retenir Le pilote (S1.E0), Wonder Woman rencontre la baronne Von Gunther et Fausta, la Wonder Woman nazie (S1.E1 et 2) et ses rencontres de méchantes légendaires, le double épisode Le feminum mystifié (S1.E4 et 5) et la disparition de Wonder Girl, le double épisode Jugement de l’espace (S1.E9 et 10) et son conseil jugeant les habitants de la terre trop primitifs, L’homme qui pouvait déplacer le monde (S2.E2) avec son amplificateur mental, L’homme qui ne parlerait pas et son gaffeur recherché par tout le monde, Formicida (S3.E6) dans lequel une écoterroriste contrôle des fourmis, Soirée Originale (S3.E14) qui se passe dans une convention de SF et qui pastiche les films James Bond.

L’œuvre est, dans l’ensemble, très fidèle aux premières aventures de la super-héroïne de comics selon Charles Moulton, et le charme suranné et kitch des années 70 marche à fond.

En parlant de charme, on devra bien entendu parler de celui de l’interprète de Wonder Woman, Lynda Carter, Miss World USA en 1972, et actrice débutante à l’époque, car son opposition entre secrétaire posée et bondissante Wonder Woman fera beaucoup pour le succès (immédiat) de la série. Femme d’une beauté éternelle, au sourire ravageur et au regard attendrissant, elle campait une femme intelligente, forte et empathique, tout cela à la fois, sans abandonner une once de féminité, à des années-lumière des héroïnes actuelles. Lynda Carter reste donc la meilleure incarnation du rôle de la super-héroïne à ce jour, malgré la plutôt bonne interprétation récente de Gal Gadot.
Sociologiquement, l’abandon du modèle Wonder Woman est un des jalons du passage du féminisme originel au néo-féminisme.

La série connut deux vies.
D’abord sur ABC pour la saison 1, elle fut abandonnée car trop cher à réaliser (à cause des décors des années 40 à reproduire), malgré le succès indéniable.
Il faut aussi dire que cette série avait été créée pour combler le trou béant laissé par la série Super Jaimie, dont l’actrice principale Lindsay Wagner était en train de se remettre d’un accident de voiture.
CBS reprend ensuite l’œuvre télévisuelle (sous le titre Les nouvelles aventures de Wonder Woman), en la catapultant intelligemment dans les années 70, avec le fils du Major Trevor (rôle qui revient aussi au souriant Lyle Waggoner, qui jouera donc le père et le fils). Pour l’occasion, l’action passe du giron militaire à celui du Bureau Fédéral.

Les musiques, dont le fantastique thème principal de Charles Fox (à qui l’on doit aussi celles de Barbarella, et des séries Happy Days ou Conan) furent conservées en étant légèrement remaniées.

Avant cet essai transformé, le personnage avait été vu dans un court-métrage en 1967, Who’s afraid of Diana Prince ?, absolument ridicule, qui devait convaincre les décideurs de la Warner d’en faire un sitcom. Il était produit par William Dozier (à qui on devait déjà le Batman d’Adam West), et était interprété par Ellie Wood Walke.
En 1974, un projet ABC, un peu plus sérieux, vu le jour sous la forme d’un pilote de série avec Cathy Lee Crosby (une tenniswoman devenue actrice), mais le personnage, trop éloigné du personnage de la BD (elle est blonde et porte un costume très différent) fut finalement écarté.

Dans les années 2000, plusieurs projets de remakes ont été envisagés, mais sans jamais se réaliser. Seule la version de 2011 (mettant en vedette Adrianne Palicki dans le rôle-titre), connut un épisode pilote si catastrophique qu’il ne fut pas suivi de la production d’une série.

Bien entendu, le personnage continua sa vie dans les comics, et fut adapté dans diverses versions de dessins animés pour la télévision et au cinéma.

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