The Pentaverate : Critique de la mini-série

Date : 09 / 05 / 2022 à 13h30
Sources :

Unification


THE PENTAVERATE

- Date de diffusion : 05/05/2022
- Plateforme de diffusion : Netflix
- Épisodes : 1.01 à 1.06
- Réalisateur : Tim Kirkby
- Scénariste : Mike Myers, Roger Drew, Ed Dyson
- Interprètes : Mike Myers, Ken Jeong, Keegan-Michael Key, Debi Mazar, Richard McCabe, Jennifer Saunders, Lydia West, Jeremy Irons

LA CRITIQUE

C’est avec une mini-série de six épisodes d’une trentaine de minutes, The Pentaverate, que revient Mike Myers sur le devant de la scène.

Il a en effet créé, produit et co-écrit, avec Roger Drew et Ed Dyson, tous les épisodes et il interprète dedans pas moins de huit personnages très différents. Les spectateurs pourront donc s’amuser à essayer de voir dans la peau de qui il s’est glissé. En sachant qu’une autre grande artiste comique anglaise, Jennifer Saunders, s’est aussi cachée sous l’apparence de deux personnages invraisemblables. Ce qui n’est pas sans rappeler certaines de ses prestations dans French et Saunders Go to the Movies.

Le scénario raconte l’histoire d’un journaliste canadien qui, pour avoir le scoop de sa vie, décide d’enquêter sur la plus secrète des sociétés secrètes, le Pentaverate. Il va alors se retrouver au cœur d’une aventure incroyable. Sans compter que la mort rode dans les rangs des cinq hommes les plus puissants de l’ombre et qu’il va s’y trouver impliqué.

Les amateurs de Mike Myers seront ravis de le retrouver. Toutefois, son humour s’est parfois un peu assagi et des personnes, comme moi, allergique à ce qu’il a parfois proposé par le passé devraient trouver un vrai plaisir à découvrir sa dernière œuvre en date. Quant à ceux qui adorent l’acteur, ils devraient être heureux de le revoir dans un pastiche très bien vu du complotisme.

La réalisation de Tim Kirkby est très efficace. On passe d’une intrigue à l’autre sans problème. Les moments plus émotionnels sont très bien traités, alors que l’action n’est pas non plus oubliée dans des séquences parfois marquantes. Toutefois, l’humour plane régulièrement sur les scènes proposées et font passer un très bon moment.

Le travail sur le maquillage est vraiment très bien fait, même si les personnages sont des parodies de certaines personnes vivantes, parfois même des clichés ambulants, et que leurs traits sont souvent amplifiés.

Un très grand soin a été porté aux costumes, aux accessoires et surtout aux décors. Ces derniers sont très nombreux et diversifiés et on a vraiment l’impression de se retrouver plongé en plein cœur d’une société secrète bien particulière qui est en soi un véritable monde parallèle.

L’humour est très présent, tombant parfois sous la ceinture. Toutefois, l’une des scènes qui le met le mieux en avant est parmi les plus drôles de la série, et est parfaitement exploitée au sein de celle-ci.

Néanmoins, si l’œuvre est complètement décalée, elle n’en aborde pas moins des sujets importants et, avec le prisme de l’humour, réussit à proposer un personnage de journaliste local au grand cœur particulièrement attachant. D’ailleurs, la série est dédiée à ces professionnels. Il ne faut ainsi pas quitter le sixième épisode avant la fin de son générique pour assister à une séquence qui éclaire un peu mieux l’amour que porte Mike Myers aux journalistes de terrain.

L’interprétation est tout à fait convaincante. Si évidemment Mike Myers et Jennifer Saunders sont impeccables dans les 10 rôles qu’ils interprètent, on retrouve aussi Debi Mazar qui est formidable en secrétaire principal de l’organisation. Lydia West est excellente en jeune journaliste aidant le personnage principal à enquêter sur ce qu’il se passe. Keegan-Michael Key est superbe en physicien reconnu. Ken Jeong est vraiment amusant en millionnaire déjanté. Et Jeremy Irons fait un narrateur sortant de l’ordinaire. Le reste du casting a dû beaucoup s’amuser à enfiler des costumes étranges pour participer à cette aventure qui l’est tout autant.

L’œuvre fourmille de références et de clins d’œil que chacun pourra s’amuser à découvrir. Ce qui donne une forte potentialité de revisionnage à une série que l’on regarde très rapidement et qui est plus profonde que son sujet ne l’annonce.

The Pentaverate est une très bonne mini-série proposant une vision du complotisme avec un regard décalé et une réflexion pertinente sur notre société actuelle. Avec une histoire qui est passionnante à suivre, une réalisation très soignée, un travail sur le visuel à souligner et un casting particulièrement convaincant, cette nouvelle proposition de Mike Myers réussit vraiment son pari et permet de réconcilier les amateurs de l’artiste et ceux qui l’apprécient un peu moins.

Sympathique et imaginatif.

SYNOPSIS

Et si une société secrète de cinq hommes s’efforçait d’influencer les événements mondiaux pour le bien de tous depuis la peste noire de 1347 ? Au début de cette nouvelle série, un journaliste canadien improbable se retrouve embarqué dans une mission visant à découvrir la vérité et peut-être même à sauver le monde. Rappelez-vous, le Pentaverate ne doit jamais être exposé !

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