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Kinotayo : Le bilan

Date : 20 / 02 / 2019 à 08h00
Sources :

Unification


Le festival de Kinotayo vient de s’achever sur une fort belle compétition 10 films en compétition, et sur quelques longs métrages novateurs. La diversité de la section était très grande. Cela a permis à chacun d’avoir ses films préférés et de passer un bon moment en compagnie de ce formidable festival du cinéma japonais contemporain.

Cette année, ce sont trois films différents qui ont été primés :

- Prix du Jury pour Love at Least
- Prix de la Meilleure Image pour Shiori
- Soleil d’Or pour Ne Coupez Pas !, qui sortira le 27 mars dans toute la France

Chacun d’entre eux était vraiment très différent. Le prix du public s’est porté sur un film extrêmement drôle qui sortira en salle en France le 27 mars 2019. Celui du jury sur une œuvre maîtrisée, et celle de l’image sur les choix faits par le réalisateur Yusuke Sakakibara pour son film Shiori tourné en 4/3 pour donner encore plus d’impact à une histoire se passant dans un hôpital servant de décor principal.

Il faudra donc de nouveaux attendre un an avant de retrouver le festival pour une 14ème édition qui sera sans doute tout aussi réussie.

En attendant, vous pouvez découvrir un avis rapide sur tous les films en compétition, et sur le formidable dessin animé Pinguin Highway qui a été projeté dans ce cadre.

Les œuvres sont classés par ordre alphabétique.

- SITE OFFICIEL

A CRIMSON STAR

Résumé : Après avoir été hospitalisée, Yo, une adolescente s’éprend de Yayoi, l’infirmière qui s’occupait d’elle. Cependant, après sa sortie de l’hôpital, elle apprend qu’elle a démissionné. Un an plus tard, alors qu’elle erre dans la rue tentant d’échapper aux violences que lui fait subir sa famille, Yo croise Yayoi devenue prostituée. Portée par une forte volonté d’aider celle qu’elle a un jour admirée, Yo s’immisce dans la vie de cette dernière et s’efforce de la faire changer.

Avis : A Crimson Star est un bon film présentant deux femmes atypiques qui vont confronter leur mal-être et illuminer leur vie respective. En effet, une jeune fille maltraitée va tenter de sauver l’ex-infirmière dont elle est amoureuse de la prostitution. L’œuvre évoque la condition de la femme, et les violences qu’elles subissent. Le drame ne tombe jamais dans le misérabilisme et offre de beaux portraits de femmes volontaires et courageuses. Une œuvre un peu atypique qui s’inspire d’expériences vécues par la réalisatrice et qui lui permettent de créer des personnages issus du temps moderne.

Q&A de Aya Igashi pour A Crimson Star :


DESTINY : THE TALE OF KAMAKURA

Résumé : Lorsque la jeune Akiko épouse l’auteur de roman à mystères Masakazu Isshiki et emménage avec lui, sa vie devient une source constante d’émerveillement. Elle découvre le bestiaire qui hante la petite ville de Kamakura, peuplée d’esprits, de fantômes et de créatures surnaturelles en tous genres. Un matin, Masakazu se réveille et constate que sa femme a disparu. Au confluent du Magicien d’Oz et de la série Harry Potter, ce conte fantastique et romantique nous émerveille par ses qualités visuelles et son imaginaire foisonnant.

Avis : Destiny : The Tale of Kamakura est un film très sympathique présentant une ville réelle du Japon dans laquelle se déroule des événements paranormaux. Une jeune femme épousant un auteur à succès et venant habiter dans sa maison familiale, va découvrir un étrange monde et des créatures vivant en parallèle avec les humains. On suit avec intérêt ses tribulations sur terre et dans l’au-delà et la belle histoire d’amour qui la lie au personnage principal est touchante. C’est vraiment une belle œuvre bien réalisée et filmée, bénéficiant d’un casting fort bien trouvé, qu’il est très plaisant de découvrir.

INLAND SEA

Résumé : A l’âge de 86 ans, Wai-chan est un des derniers pêcheurs encore en activité d’un petit village situé sur les rives de la Mer Intérieur de Seto. Kumi-san, la commère du cru, se promène tous les jours le long de la côté. Avec Inland Sea, Kazuhiro Soda pointe sa caméra sur Ushimado, village qu’affectionnait l’immense Shohei Imamura qui y tourna Pluie noire et Dr Akagi. Il brosse un portrait en noir et blanc, à la fois poétique, délicat et bouleversant du crépuscule d’un monde sur le point de disparaître.

Avis : Après avoir eu le Soleil d’or 2016 pour son très beau documentaire Oyster Factory, Kazuhiro Soda revient avec une nouvelle œuvre, Inland Sea, mettant à l’honneur un monde en train de disparaître, celui des pécheurs traditionnels d’un petit village semblant figé dans le temps. En s’appuyant sur un très beau noir et blanc renforçant la temporalité oubliée d’une bourgade ayant inspiré le cinéma, le réalisateur laisse la parole aux habitants locaux. Un témoignage touchant d’une population vouée à la disparition. Et un formidable document vidéo sur le crépuscule d’un monde encore florissant il y a quelques décennies.

KILLING

Résumé : Au milieu du XIXème siècle, après plus de 250 ans de paix au Japon, les samouraïs se retrouvent sans occupation. Beaucoup d’entre eux ont quitté leurs maîtres pour devenir des ronins. Mokunoshin Tsuzuki est l’un d’eux. Afin de préserver ses talents de sabreur, il s’entraîne tous les jours avec Ichisuke, le fils d’un fermier, jusqu’à ce qu’on lui propose de rejoindre un groupe de mercenaires en mission secrète vers la capitale. Après la jungle de Fires on the Plain, Shinya Tsukamoto nous revient avec une expérience intense et sauvage.

Avis : Killing est un beau film de Chanbara, sabre japonais, du réalisateur Shinya Tsukamoto. Ce dernier propose une œuvre délicate et sombre se posant la vraie question de la capacité d’un individu d’en tuer un autre. Ici, pas de grandes batailles rangées, mais plutôt des affrontements violents et sanglant entre quelques individus ayant une morale parfois élastique et surtout un affrontement dantesque final qui se fait se poser la question sur le bien, le mal, la vérité et l’espoir. Les comédiens sont vraiment très bons dans leur rôle particulièrement touchant et les quatre personnages principaux sont particulièrement bien trouvés et interprétés. On a ainsi le vieux samouraï aguerri, le Ronin, la jeune paysanne et le jeune homme se voyant bien au samouraï. L’atmosphère crépusculaire et les passages d’une certaine poésie planent sur une œuvre dense et intime qui ne laisse pas indifférent. Un long métrage différent de ce que l’on a l’habitude de voir dans ce genre, et qui se situe à la frontière d’un nouveau changement de monde, alors que l’empereur commence son règne. Une belle histoire dure et poignante, matinée d’une magnifique poésie, et bien maîtrisée, qui reste longuement en mémoire.

LOVE AT LEAST

Résumé : Yasuko qui souffre d’instabilité mentale et d’hypersomnie, vit avec Tsunaki, compagnon distant et désabusé qui travaille pour un éditeur de magazine people. Incapable de préserver un emploi elle tombe en dépression. Chaque geste du quotidien devient une épreuve et l’isole un peu plus du monde extérieur. Un jour, Ando, l’ex de Tsunaki vient lui rendre visite pour tenter de le reconquérir. Adaptation d’un roman de l’écrivaine Yukiko Motoya, l’Amélie Nothomb japonaise, ce bouleversant mélodrame contemporain décrit avec style et sensibilité, les difficultés d’un couple contre nature dans l’urbanité tokyoïte.

Avis : Love at Least est un film contemplatif et immersif permettant de suivre une jeune femme dysfonctionnelle dans sa vie bien terne. Basé sur un trio et portant sur un amour se délitant, il s’appuie sur la prestation solide de sa jeune actrice Shuri permettant de faire ressentir le mal-être qui habite son personnage. Un long métrage immersif révélateur d’une certaine jeunesse japonaise actuelle parfois en perte de repère, surtout en plein cœur d’une mégalopole déshumanisée. Une œuvre obsédante qui ne laisse pas indifférent.

Le film a eu le Prix du Jury.

NE COUPEZ PAS !

Résumé : Une équipe de film se rend dans un entrepôt abandonné de la seconde guerre mondiale pour y tourner un film de zombie à petit budget. Tout dégénère lorsqu’ils croisent la route de vrais zombies. Débutant par un plan séquence de 37 minutes, Ne coupez pas ! s’impose comme la meilleure comédie zombie depuis Shaun of the Dead. Tourné pour une bouchée de pain, le film est devenu un véritable phénomène du box-office japonais avec 1.66 millions de spectateurs à ce jour.

Avis : Ne coupez pas ! est un film très drôle. Un petit bijou du cinéma indépendant japonais qui est devenu le plus grand succès de ce cinéma sur le sol Nippon.
Un bon conseil, restez jusqu’à la fin de la première partie du film, un impressionnant plan séquence de 37 minutes qui peut paraître un peu pénible pour les non-amateurs de genre. Vous allez alors vous prendre la première claque du film qui en réserve au spectateur jusque dans le générique de fin. En effet, quand on coche film à petit budget, il a coûté 25 000 euros, énième histoire de zombies pas originale, scénario indigent, acteurs qui surjouent et réalisation en found footage approximative, on a envie de fuir au bout de quelques minutes. Et pourtant le long métrage s’avère d’une originalité folle, est extrêmement drôle et a des acteurs impressionnants. C’est une véritable leçon de cinéma que donne Shin’ichirô Ueda. Il montre par ailleurs qu’avec une idée originale parfaitement mise en scène et un scénario en béton, on peut proposer l’un des films les plus singuliers et sympathiques de ces dernières années.

Le public ne s’y est pas trompé. Le réalisateur voulait avoir au moins 5 000 spectateurs, mais le film a été repéré, et après avoir remporté un grand nombre de prix dans tous les festivals ou il a tourné, sa ressortie en salle au Japon a drainé pas loin de 2 millions de spectateurs conquis et en a fait une vraie réussite à la fois critique et publique. Il sortira d’ailleurs aussi en salle en France le 27 mars 2019.

Le film a eu le Soleil d’Or, le prix du Public.


PENGUIN HIGHWAY

Résumé : Aoyoma est un jeune garçon aux journées bien remplies, entre l’école et ses recherches scientifiques, jusqu’au jour où un étrange phénomène surgit dans sa ville : l’apparition inexpliquée de manchots ! Aidé d’une femme plus âgée et tout aussi mystérieuse, il décide alors de percer ce mystère.

Avis : Penguin Highway est un très bon film d’animation japonais. Il présente les étrangers aventure d’un jeune garçon extrêmement embryon qui va essayer de comprendre d’où proviennent les pingouins qui ont envahi sa ville. Et de son meilleur ami et de celle dont il est amoureux il va découvrir une bien étrange sphère. L’anime est très coloré il va à toute allure. Il est aussi très drôle avec que tes répliques particulièrement bien écrit et des situations truculentes. Les personnages sont très attachants et les manchots sont particulièrement mignons. L’anime est vraiment très original bénéficie d’une animation très belle et d’une poésie rafraîchissante. On rit beaucoup en le regardant et on s’amuse à découvrir ce qui se cache derrière cet événement bien particulier. Un dessin animé à recommander aussi bien aux petits courant et qu’il fait passer un formidable moment de divertissement.

SHIORI

Résumé : Masaya Takano est un kinésithérapeute consciencieux et dévoué qui s’applique à accompagner et réconforter ses patients. Il n’a pas vu son père depuis un moment, quand un jour, celui-ci est admis à l’hôpital dans lequel il travaille. Alors que sa santé se détériore, Masaya se demande comment lutter face à l’impuissance de la situation. En observant le combat que livre un nouveau patient admis suite à une grave blessure au cours d’un match de rugby, Masaya retrouve peu à peu espoir en son travail.

Avis : Shiori est un très bon film, basé sur les souvenirs autobiographique du réalisateur qui, il y a 10, était encore kinésithérapeute. On y découvre un jeune homme kiné dans un hôpital qui va se retrouver à accompagner certains patients, un jeune garçon atteint d’une maladie rare et un rugbyman ayant perdu l’usage de ses jambes. Sa vie personnelle est aussi chaotique, avec un cancer du cerveau qui touche son père. Le long-métrage de Yusuke Sakakibara est très intéressant, et des plus crédibles. Il brosse le beau portrait d’un jeune homme se posant des questions sur l’intérêt de son travail.
Très bien interprété, et souvent poignant, l’histoire dresse l’image d’une société contemporaine, dans laquelle la famille peut-être d’un grand réconfort. Et les professionnels de soins, soumis à des difficultés rencontrées dans leur travail. Un beau récit humain, proposant des personnages attachants, et qu’il est vraiment des plus intéressants de regarder.

Le film a eu le Prix de la Meilleure Image.

Q&A de Yusuke Sakakibara pour Shiori :


THE CHRYSANTHEMUM AND THE GUILLOTINE

Résumé : Le 1er Septembre 1923, le grand tremblement de terre du Kanto plongeait Tokyo et ses environs, dans le chaos. De ces ruines, naîtront les premiers signes d’une militarisation du pays qui se poursuivra durant les décennies à venir. Au même moment, on observe l’épanouissement de cultures locales, encore méconnues aujourd’hui, telles qu’un circuit national de sumo féminin. Le sport se développe au début du XIXème siècle avant de disparaître durant la période d’après-guerre. Exclues de l’histoire, ces femmes intrépides resteront dévouées corps et âmes à leur sport.

Avis : The Chrysanthemum and the Guillotine est un film en parti historique mélangeant des sujets semblant ne avoir de points communs. Il revient sur le parcours d’anarchistes japonais dans les années 20 qui ont fait des attentats et agressé des personnes. Des véritables individus que l’on peut retrouver dans le générique de fin et connaître ainsi ce qu’ils sont devenus. Il mélange ce récit avec celui d’une troupe de sumotoris féminin, un lieu permettant à des femmes maltraitées de gagner leur vie et de s’enfuir de leur domicile. Un sport féminin qui était extrêmement populaire pendant pratiquement un siècle jusque dans les années 60. Le mélange de ces deux histoires ne fonctionne pas toujours très bien ensemble. Si la place donnée aux anarchistes est nettement plus importante, elle dévore souvent la place laissée au sumo féminin qui est très intéressant. L’œuvre est néanmoins bien faite et les personnages bien interprétés. Le film permet de se plonger dans le passé d’un pays en restant au niveau d’une histoire que l’on ne connaît pas forcément et qui est vue à échelle humaine.

Q&A de Toranosuke Aizawa pour The Chrysanthemum and the Guillotine :


Présentation du film The Chrysanthemum and the Guillotine par son actrice principale Mai Kiryu :


THE LAST RECIPE

Résumé : Mitsuru Sasaki, ancien chef de cuisine renommé, tire maintenant profit de son don lui permettant de se souvenir et de recréer à l’identique chaque saveur qu’il goûte pour gagner sa vie et ainsi rembourser les dettes de son ancien restaurant. Un jour, il est contacté par le maître de la cuisine chinoise Qingming Yang qui l’invite à Pékin. Le chef chinois souhaite obtenir l’aide de Mitsuru afin de recréer une recette disparue, le Grand festin impérial japonais, un festin composé de plus de 112 plats qui aurait rivalisé avec le festin Mandchou-Han, commandé afin d’honorer l’empereur du Japon lors de sa visite en Mandchourie.

Avis : The Last Recipe est un très beau film qui parle avec un grand talent d’une véritable aventure culinaire se déroulant sur 70 ans. C’est le dernier film du réalisateur, Yojiro Takita, oscarisé pour son long-métrage précédent Departures.
Ce dernier présente un jeune homme qui a la capacité de ne jamais oublier un plat qu’il goûte et est ainsi capable de le reproduire à l’identique. Ce dernier va être engagé afin de retrouver des recettes qui ont été créées pour un festin concernant l’empereur du Japon. L’œuvre jongle ainsi entre le passé et présent, alors que le personnage principal en découvre un petit peu plus sur le sens réel de sa quête. L’œuvre est vraiment magnifiquement filmée. Les très nombreux plats qui sont créés et montrés à cette occasion donnent une très forte envie de les manger. Quant aux acteurs, ils sont tous réellement excellents, tant ceux du passé que ceux du présent.
C’est un véritable plaisir gustatif auquel on assiste, qui se double avec brio d’une magnifique enquête se passant sur deux époques et présentant des personnages particulièrement attachants. Un film merveilleux qu’il ne faut absolument pas hésiter à voir. Il serait d’ailleurs surprenant qu’il ne sorte pas en France.

YURIGOKORO

Résumé : Le monde paisible de Ryosuke s’effondre soudainement lorsque sa fiancée disparaît sans laisser de traces. Au même moment, son père qui l’a élevé seul, apprend qu’il a un cancer en phase terminale. Alors qu’il est à la recherche de sa fiancée, Ryosuke tombe sur un journal intime qui s’ouvre par ses mots inquiétants : « J’ôte la vie sans aucun remords ». Adaptation d’un roman à succès de l’écrivaine de littérature horrifique Mahokaru Numata, ce récit sombre et mystérieux nous entraîne vers les dédales d’une effroyable vérité.

Avis : Yurigokoro est un très bon film adaptant le best-seller de la romancière Mahokaru Numata. Il retrace la vie d’une serial killer qui va être découverte à travers un cahier lu par un jeune homme qui tombe dessus par hasard. Le film utilise donc des flashbacks mettant en scène cette femme, et alterne avec la vie présente du jeune homme cherchant retrouver sa fiancée disparue. Les acteurs, notamment Yuriko Yoshitaka qui incarne cette tueuse sans remords, sont excellents. Elle fait pleinement croire à cette histoire glaçante, dont le début met vraiment mal à l’aise, avant de développer un récit captivant et envoûtant. La mise en scène de Naoto Kumazawa est superbe. Et il ne faudrait pas passer à côté de ce thriller noir dérangeant, mais des plus intéressant.

Q&A de Naoto Kumazawa sur Yurigocoro



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