Young Sherlock : La critique de la saison 1 de la série

Date : 02 / 03 / 2026 à 15h00
Sources :

Unification


YOUNG SHERLOCK

- Date de diffusion : 04/02/2026
- Plateforme de diffusion : Prime Video
- Épisodes : 1.01 à 1.08
- Créée par : Matthew Parkhill
- Réalisation : Guy Ritchie
- Interprètes : Hero Fiennes Tiffin, Zine Tseng, Dónal Finn, Holly Cattle, Ravi Aujla

À 19 ans, Sherlock Holmes est sans expérience, quand il se retrouve embarqué par le mystère autour d’un meurtre survenu à l’Université d’Oxford. Plongeant dans sa toute première affaire avec un manque certain de discipline, le jeune homme tente de démêler une conspiration qui pourrait changer sa vie à jamais.

LA CRITIQUE

Prenant sa source dans la série littéraire d’Andy Lane, la série Young Sherlock bénéficie aussi de la réalisation musclée de Guy Ritchie (à qui l’on doit aussi les films avec Robert Downey Jr. et Jude Law). On reconnaîtra donc l’humour cabotin, les combats utilisant les objets du décor dans une chorégraphie chaotiquement organisée et le comique de ceux-ci, les bons mots à chaque réplique, les ralentis ou les accélérés opportuns, et une obsession de la reconstitution sombre autour de ses personnages.

Ceux-ci, vous les connaissez. Un jeune Lestrade qui tente de faire ses preuves, mais ne sait que produire des solutions simplistes, et un grand frère Mycroft taquin mais protecteur. D’autres images symboliques sont représentées différemment, une sorte de mystérieuse Irène Adler, un manipulateur ressemblant au Pr. Moriarty, un Inspecteur Fitget qui ressemblera à ce que sera Lestrade et dont vous reconnaîtrez l’accoutrement... Tout se mélange alors, et fait aussi bien allusion au canon (rare toutefois), aux films de Guy Ritchie, à la série Sherlock, au Sherlock Holmes de la Granada, au film sur l’enfance de Sherlock Holmes de 1985, Le Secret de la pyramide... et pas seulement à cause du personnage et de l’histoire, mais bien aussi aux styles qui passent de la sérieuse (ou presque) enquête aux combats de pub et à la musique entraînante adéquate.

Le premier épisode a la bonne idée de lancer vite tous les poncifs auxquels on peut s’attendre d’un Sherlock Holmes moderne (il reprend par exemple des éléments narratifs des derniers films) et permet d’adhérer à l’amitié entre Sherlock Holmes et James Moriarty, qui reproduit presque le duo à l’envers avec Watson. Ici, c’est le débrouillard Moriarty qui apprend bon nombre de choses au turbulent, mais inexpérimenté Sherlock, comme l’art du déguisement et celui de la bagarre de rue. La suite sera mieux maîtrisée et moins fourre tout ou exubérante. L’humour, toujours présent, s’affinera aussi très vite, comme dans cette scène mémorable du 2ème épisode où le duo est déguisé en bobbies de la police et doivent décrire leurs propres personnalités face à Scotland Yard, ne pouvant s’empêcher de s’approprier chacun les lauriers et de diminuer ceux de l’autre. On fera aussi habilement référence à l’homosexualité supposée de Sherlock (il ne semble pas vraiment intéressé par les femmes des Folies Bergères par exemple).

À mi-chemin entre le palais mental décrit dans la série Sherlock et les prévisions a priori des combats des films de Guy Ritchie, ce jeune Sherlock possède un don de déduction spécial (presqu’un super pouvoir) basé sur l’observation qu’il étudie a posteriori, avec une mémoire eidétique. La scène se déroule alors sous nos yeux et ceux de Sherlock, avec des ralentis, où l’on revit les moments importants. Ici aussi, James Moriarty est un point essentiel qui guide Sherlock vers ce qui vaut le coup d’œil.

On colle aussi à l’enquête, sur fond de conspiration, ou des éléments sombres du passé du célèbre Détective (qui ne l’est pas encore), souvent abordé, de façons diverses, dans la série Sherlock encore, ou le film La Solution à 7%. Il s’agit d’exploiter les failles du Superman de la déduction, d’en décrire la kryptonite, comme le meurtre de Trudy pour Monk, la mère du Dr. Spencer Reid d’Esprits Criminels, ou bien encore la sœur de Sherlock, dans la série éponyme, Eurus.

Chaque question mène à une autre question.

La série devient de plus en plus sombre à partir du moment où nous quittons les tribulations de la ville pour les manoirs isolés des environs, avec un retour à la Skyfall, dans un cinquième épisode introspectif et mystérieux. L’intrigue pourrait même à ce moment paraître trop lente par rapport aux courses intempestives lancées à tout-va dans les épisodes précédents. C’est dans le 7ème épisode, inspiré en partie des films d’arnaque, que l’on comprend, par des détails de plus en plus visibles, que la série pourrait être un petit peu plus proche du canon qu’on le pensait, en ce qui concerne à la fois Holmes et Moriarty.

Dans l’ensemble, la série remue beaucoup (dans plusieurs pays), suit de nombreuses courses-poursuites, de filatures et de combats échevelés, mais aussi une véritable enquête, très dense, basée sur des déductions (sans atteindre à aucun moment celles des romans de Conan Doyle bien entendu) et un complot d’envergure, à la façon des productions modernes du genre (on retrouve des trames habituelles des thrillers policiers). Ce n’est jamais ennuyeux, et c’est bien réalisé. On arrive aussi à s’habituer à l’humour, un peu trop forcé des débuts, pour finalement apprécier les membres du duo (comme les autres personnages) à leur juste valeur.

Le dernier épisode est dans son ambiance, extrêmement différent du premier, et marque une évolution progressive mais inéluctable vers la résolution d’une histoire familiale bien compliquée. Et c’est là qu’est le principal intérêt de la série. En effet, Young Sherlock reprend les grands traits des personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle pour tordre leurs relations. Non dénuée de défauts (la série semble tout d’abord partir dans tous les sens, et certains éléments de l’enquête sont assez simples à percer), la série est une très bonne surprise, fatalement en dessous de Sherlock (avec Benedict Cumberbatch) ou du Sherlock Holmes de la Granada (avec Jeremy Brett), mais bien au-dessus d’Enola Holmes (avec Millie Bobby Brown) par exemple.

Et puisque vous vous posez la question, oui, il y a largement la place pour une seconde saison.

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