Alastor de Sombre Garde : La critique du tome 1

Date : 01 / 02 / 2026 à 08h00
Sources :

Unification


ALASTOR DE SOMBRE GARDE
I. L’INFÂME GENTILHOMME

- Date de sortie : 21 janvier 2026
- Éditeur : Éditions Oxymore
- Scénario : Dobbs
- Dessin : Aurélien Morinière
- ISBN : 978-2385611385
- Nombre de Pages : 88
- Prix : 18,95 euros

DESCRIPTION

Alastor n’est pas un héros. Chevalier de la Mort cynique et amoureux désabusé, il traverse un monde où le Bien et le Mal se confondent en absurdités sanglantes. Tout cela pour rejoindre sa bien-aimée : une sorcière insaisissable, aussi fatale que fascinante. À ses côtés chemine un maître-gobelin philosophe et roublard, expert en poisons et en sarcasmes, membre comme lui de la tristement célèbre Sombre Garde. Son seul horizon : la Forteresse Noire.

Son unique alliée : la malchance. Dans ce voyage ponctué de fanatisme, de trahisons et d’épreuves tragi-comiques, Alastor devra embrasser une destinée qu’il aurait préféré fuir.

Épopée grinçante et mélancolique, "Alastor de Sombregarde" revisite les mythes chevaleresques à la manière d’un Don Quichotte gothique, où l’ironie perce jusque dans les ténèbres.

LA CRITIQUE

Guulghar est un maître gobelin de la Sombre Garde : moine combattant, alchimiste… et nécromancien à ses heures perdues. Laissé pour mort sur un champ de bataille, il parvient pourtant à survivre, et sauve au passage Alastor. Dès lors, les deux personnages font route ensemble, sillonnant le pays et enchaînant les (més)aventures au gré des rencontres, des complots et des coups du sort.

Dans un monde de Dark Fantasy brutal et décadent, Alastor est un personnage à la réputation déjà bien établie. Gentilhomme en apparence, infâme dans ses actes, il appartient à la Sombre Garde, une organisation aussi redoutée que méprisée. Lorsque le récit débute, Alastor est entraîné dans une mission qui révèle rapidement les rouages d’un univers corrompu, où la morale est une notion relative et la survie une lutte permanente.

Dobbs livre ici un récit d’installation efficace, clairement pensé comme l’ouverture d’un cycle plus vaste. Le scénario s’appuie sur une figure centrale volontairement ambiguë, à la frontière entre charisme et répulsion. Alastor n’est ni un sauveur ni un simple antihéros : il incarne une vision cynique du pouvoir et de la loyauté, parfaitement en phase avec l’univers sombre dans lequel il évolue.

L’album prend le temps de poser ses enjeux, parfois au détriment du rythme, mais toujours avec la volonté d’installer une atmosphère et une mythologie solides. Les dialogues participent à cette construction, souvent mordants, parfois théâtraux, renforçant l’image d’un monde à la Michael Moorcock, où la duplicité est une arme comme une autre. Ce premier tome ne cherche pas à tout expliquer, préférant distiller les informations et intriguer le lecteur, quitte à le laisser volontairement dans l’inconfort.

Le dessin d’Aurélien Morinière s’inscrit pleinement dans l’identité graphique d’Oxymore : trait précis, personnages expressifs et univers visuellement dense. Les décors, souvent chargés, donnent une véritable épaisseur au monde d’Alastor, qu’il s’agisse des cités oppressantes ou des lieux plus sauvages et inquiétants.

La mise en scène privilégie l’impact visuel et la lisibilité de l’action, sans sacrifier l’ambiance. Les couleurs, sombres et contrastées, accentuent la noirceur du récit et participent à cette sensation constante de menace latente. L’ensemble est cohérent, efficace et parfaitement aligné avec le ton du scénario.

Entre complots, violence et manipulations, L’Infâme Gentilhomme pose les bases d’un monde où le héros n’en est jamais vraiment un, et où chaque choix a un prix et où l’on ne doit pas oublier l’humour.

ET FINALEMENT ?

Et finalement, L’Infâme Gentilhomme est une entrée en matière solide et prometteuse. Sans révolutionner la dark fantasy, ce premier tome séduit par la force de son personnage principal et par un univers qui assume pleinement sa noirceur et son cynisme. C’est un album d’installation, qui mise davantage sur l’atmosphère et la construction du monde que sur le spectaculaire immédiat. Une lecture accrocheuse pour les amateurs de fantasy sombre et de héros moralement ambigus, et un point de départ intrigant pour une série qui semble avoir encore beaucoup à révéler.


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