The Beauty : La Critique des trois premiers épisodes

THE BEAUTY
Date de diffusion : 22/01/2026
Plateforme de diffusion : Disney +
Épisode : 1.01 à 1.03
Créée par : R. Murphy, M.Hodgson
Interprètes : Evan Peters, Anthony Ramos, Jeremy Pope
Le monde de la mode vit des moments sombres alors que des mannequins internationaux meurent dans d’horribles circonstances. Les agents du FBI Cooper Madsen et Jordan Bennett sont envoyés à Paris pour élucider ces morts mystérieuses. Au fur et à mesure de leur enquête, ils découvrent qu’un virus sexuellement transmissible transforme des gens ordinaires en une version d’eux-mêmes physiquement parfaite, mais avec de terribles conséquences…
LA CRITIQUE
Ryan Murphy s’empare de la bande dessinée horrifique de Jeremy Haun et Jason A. Hurley, pour écrire et réaliser une nouvelle série que tout le monde rapproche du film The Substance, à cause du thème central, à savoir, un produit qui rend beau, mais dont les conséquences sont plus que fâcheuses.
Mais, avec cette fausse série d’anthologie, le créateur s’offre autre chose, un trip délirant et déconstruit à outrance, un nouvel ovni qui ne plaira pas à tous.
Le premier épisode, Beau Pilote, s’ouvre, sine die, sur une scène pleine d’action et de surprises (la voir plus bas), avec une Bella Hadid survoltée, qui fonce à moto dans les rues de Paris, sur fond d’une musique bien connue, Firestarter de Prodigy, que l’on entend dans le film Charlie’s Angels - les anges se déchaînent (2003) et l’on comprend imméditemment pourquoi. En effet, la série est basée sur un rythme complètement décalé, ne se réclamant jamais être une reproduction de la réalité, à aucun moment. Il s’agit d’un pastiche, d’un plaisir interdit que se permet Ryan Murphy. Ce qu’il avait envie de faire. Si on pense à une parodie, c’est aussi parce que dans la scène suivante, les deux agents du FBI s’envoient en l’air, comme pour dire, ici, on va à l’essentiel, au plaisir, sans tourner autour du pot, ce ne sont pas Mulder et Scully. Les costumes noirs, c’est du passé, ils dansent en costume à paillettes sur Lady de Modjo. Pourtant à qui est attentif, des détails thématiques émergent déjà, comme l’imperfection. L’enquête commence aussi.
Il faut souffrir pour être belle...
Le second épisode, Belle Jordan, se déroule à Venise, alors qu’un nouveau cas d’infection du virus s’y est déclaré. Très vite, dès la découverte du nouveau corps, c’est à Grotesquerie (aussi de Ryan Murphy) que l’on pense, et l’on se souvient aussi que ce qui s’y passait nous perdait dans des choses étranges et décalées, qui n’étaient pas tout à fait ce qui semblait être. De là à nous rappeler aussi Faux-Semblants (1989) de David Cronenberg, il n’y a qu’un pas, surtout quand on rapproche l’esthétique de la couleur rouge. Une autre thématique peut apparaître aux yeux du spectateur, le masque que l’on se confectionne pour la société, pour se cacher de ce que l’on est et veut vraiment. Le climax final surprend, car si l’on attendait une chose de la sorte, on l’attendait plutôt en deuxième partie de saison.
Je crois qu’absolument tout ce que l’on fait, du début de la puberté, jusqu’à la dernière heure, a un rapport avec le sexe.
Enfin, le troisième épisode, Beau Christopher Cross, fait intervenir l’antagonisme de façon plus personnelle, avec un nouveau personnage qui a du sel et son employeur. Une petite référence aux films La Firme (1993) de Sydney Pollack, La Chute du Faucon Noir (2001) et à Mission : Impossible, en passant, c’est surtout avec la référence musicale de l’épisode (voir le titre) que l’épaisseur se fait.
Avec une esthétique bondienne ou autre (les fabuleux décors extérieurs, les poursuites et les combats) mais une intrigue et une écriture vraiment étrange, la série ne plaira pas à tout le monde. Ceux qui n’aiment pas le style Murphy apprécieront certainement encore moins cette nouvelle série, mais ceux qui s’étaient accroché à Grotesquerie pourraient tenir le coup. Pour l’instant, The Beauty n’est que dans la moyenne, mais montera certainement en pression.

BANDE ANNONCE

Les séries TV sont Copyright © leurs ayants droits Tous droits réservés. Les séries TV, leurs personnages et photos de production sont la propriété de leurs ayants droits.












