Historica Arcanum : La critique de La Cité du Croissant
HISTORICA ARCANUM : LA CITÉ DU CROISSANT
Type : Cadre de campagne 5e
Format : Livre de 408 pages couleur
Couverture : Cartonnée
Auteurs : S. Duyar, M. Ortaç
Éditeur : Arkhane Asylum Publishing
Illustrations : E. Altun, B. Kaya
Édition Française : Oui
P.P.C. : 40 euros
DESCRIPTION
"Mes amis, laissez-moi être le premier à vous accueillir en la cité éternelle de Constantinople.
Croyez-moi, ses rues fourmillent de vie ; s’y mêlent un million d’âmes et leurs histoires ; s’y dressent des édifices imposants ; s’y trouvent objets ordinaires et magiques, bazars grouillants d’activité, rires francs et tavernes enfumées par les narguilés.
Et il en va de même sous ses pavés : d’étroits passages plongent depuis les ruelles sombres pour mener aux catacombes de palais abandonnés, qui gisent ensevelis sous terre. Selon mon estimation, c’est là que vous trouverez ce que vous cherchez. Mais prenez garde : en ces lieux obscurs résonnent les pas des morts et des damnés, des quêteurs oubliés, des sorciers et des emmurés.
Lorsque vous aurez pris le temps d’explorer cette incroyable cité, venez trouver mon salon. Nous partagerons un café.
Historica Arcanum est un cadre de campagne alternatif pour la 5e édition. Un monde où les secrets occultes se cachent dans les vieux tomes poussiéreux de l’histoire. La Cité du Croissant se déroule dans l’Istanbul du 19e siècle, le carrefour impérial des continents et des cultures. Dans cette histoire, vous explorerez des donjons à travers des sites réels, et rencontrerez et combattrez aux côtés de personnages historiques réels résidant dans la ville éternelle d’Istanbul."


LA CRITIQUE
Dans la jungle des suppléments 5e d’éditeurs tiers, La Cité du Croissant a fait le bon choix en s’éloignant de la fantasy classique afin de se rapprocher de la fantasy urbaine. Complots de sociétés secrètes de monstres et de magiciens malveillants pour dominer le gros des humains, tout comme le futur sultan qui utilise ces mêmes forces pour enrailler le déclin inexorable de l’influence de la grande Istanbul.
Cette magie s’introduit dans le monde naturel par des failles, qui exploitées apportent un grand pouvoir, mais aussi contribue à fragiliser l’environnement (et ceux qui en bénéficient). Ainsi, la magie n’est pas de notre monde, mais bien d’un autre. Les djinns en sont l’illustration maléfique. Les races non-humaines (toutes jouables) sont persécutées et doivent se cacher et l’ambiance oppressante de la ville et de ses mystères ne s’en trouve qu’assombrie.
Le cadre de campagne s’appuie donc sur la véritable histoire de la ville, tout en la dissimulant sous une tonne de fantasy, toujours dirigée vers les différentes forces en présence et le multi-culturalisme de la véritable Istanbul (une table mentionne les libertés prises avec l’Histoire pour le bien du jeu). Oui, les armes à feu sont présentes.
Original, dans un cadre rare, avec une maquette et des illustrations splendides, l’épais cadre de campagne fourmille de détails qui ne sont pas anodins, et fournissent de formidables anecdotes quotidiennes sur lesquelles s’appuyer, comme un souk aux senteurs multiples.
Au final, La Cité du Croissant est l’un des meilleurs ouvrage pour la 5e qui soit, aussi bien à lire, qu’à jouer ou qu’à "vivre".

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