PIFFF 2025 : Lundi 15 décembre
Reprise pour une dernière fois du programme normal d’une journée au PIFFF. On a ainsi droit aux deux derniers films en compétition qui s’intercalent au milieu d’une œuvre de rétrospective et d’une autre hors compétition.
Les amateurs qui ont pu le découvrir en 2015 au PIFFF, attendaient avec impatience la suite de Deathgasm. Si ce dernier ne tient pas toutes ses promesses et est moins percutant que le premier, il n’en reste pas moins très agréable à regarder.
Une carte blanche était donnée à Nicolas Boukhrief pour présenter l’une de ses œuvres de rétrospective préférées. Il est d’ailleurs resté à la fin de la projection pour répondre aux questions du public concernant le tournage du film, sa genèse et son impact.
Certains spectateurs qui ne viennent pas depuis longtemps auront peut-être remarqué qu’à l’issue de la projection du petit film indiquant qu’il ne fallait pas manger, déranger les spectateurs et filmer les longs métrages, la voix d’un certain nombre de personnes s’élevait en cœur pour crier No More ! Pour l’anecdote, ce petit film a été créé pour le PIFFF il y a quelques années. Mais avant, le festival utilisait une œuvre japonaise qui s’achevait sur ces deux mots.
Cette année, le PIFFF semble attirer encore plus de spectateurs que les années précédentes, ce qui fait bien plaisir à voir. Il ne reste maintenant plus qu’une journée, et la découverte du palmarès avant de devoir dire à nouveau adieu au festival pendant 365 très longues journées.
Métal, zombies, super-héros étaient les mots-clés du jour.
14h30 : DEATHGASM 2
Après avoir survécu à une apocalypse démoniaque, Brodie tente de reformer son groupe pour un concours de métal. Mais une armée de morts affamés menace de réduire ses rêves en cendres.
Avis : Après un premier long métrage réalisé grâce à une souscription Kickstarter qui avait réuni 200 000 $, le réalisateur Jason Lei Howden revient pour un deuxième round 10 ans plus tard en ayant de la même manière obtenu 300 000 $ cette fois-ci pour son Deathgasm 2.
On retrouve ainsi les survivants du premier volet qui comptent bien faire revenir des morts leurs anciens amis pour refaire leur bande de métal et remporter une compétition. Mais évidemment, ce n’est pas une bonne idée.
Malgré son budget très limité, l’œuvre s’appuie sur de très beaux effets spéciaux physiques et des maquillages soignés. On a ainsi droit à des séquences particulièrement jouissives, dont une se déroulant dans une backroom et qui est l’équivalente de la fameuse séquence de combat aux sex-toys du premier opus.
La BO est vraiment très agréable à écouter et porte le film. Le personnage principal est bien moins attachant, mais on se laisse facilement entraîner dans ce nouveau délire qui ne se prend pas au sérieux et qui reste efficace.
16h45 : L’AU-DELÀ
Héritière d’un hôtel où un peintre a été crucifié en 1927, Liza réveille une série de phénomènes terrifiants. Avec l’aide d’une mystérieuse aveugle, elle découvre que le lieu abrite l’une des sept portes de l’Enfer.
Avis : Considéré par certains comme le chef-d’œuvre de Lucio Fulci, L’au-delà est vraiment spectaculaire à voir. Il bénéficie d’effets spéciaux qui fonctionnent toujours bien et d’une histoire fantastique baignée d’une étonnante poésie crépusculaire.
Le spectateur doit se accepter de se laisser balader au cœur d’une œuvre offrant des séquences pas toujours raccord et à la narration éclatée. Toutefois, des scènes magnifiques et une fin mémorable en font vraiment une œuvre importante dans le cinéma bis fantastique italien du siècle précédent.
21h30 : TAROMAN EXPO EXPLOSION
En 1970, l’Expo universelle d’Osaka voit naître la Tour du Soleil, sculpture de Tarō Okamoto. Des monstres venus de 2025 surgissent et menacent la fête. Pour les combattre, la Force de défense terrestre s’allie au superhéros Taroman. Ensemble, ils voyagent vers le futur afin de sauver l’Expo.
Avis : Avec Taroman Expo Explosion, le réalisateur Ryo Fujii s’inspire de l’œuvre de l’artiste Tarō Okamoto qui a créé la Tour du Soleil lors de l’exposition universelle d’Osaka en 1970 pour proposer une œuvre complètement déjantée qui va dans tous les sens. On découvre ainsi une sorte de super-héros géant qui lutte contre des créatures en compagnie d’une étrange équipe d’humains.
Lors de l’exposition universelle d’Osaka en 1970, ils vont alors se retrouver au cœur d’une intrigue invraisemblable qui va les faire voyager très loin. L’œuvre fourmille d’inventivité, de passages truculents et de moments foutraques. Elle est souvent très drôle et propose des combats spectaculaires.
On peut lui reprocher de partir un peu trop dans tous les sens et d’être redondante. Toutefois, son interprétation pleine d’énergie, ses combats spectaculaires, son travail sur le visuel forçant l’admiration et ses réflexions sur l’humanité en font une œuvre réjouissante.
© Xavier Colon

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