PIFFF 2025 : Dimanche 14 décembre

Date : 15 / 12 / 2025 à 07h00
Sources :

Unification


Le dimanche est l’occasion de découvrir la compétition de courts métrages internationaux, de voir un film original dès 11h du matin et d’enchaîner des œuvres en compétition ou hors compétition.

Le public était bien présent en cette journée dominicale, une tendance que l’on retrouve depuis l’ouverture. Et cela fait beaucoup plaisir de voir autant de monde pour ce très beau festival.

Les œuvres proposées étaient vraiment très diversifiées allant du fantastique à l’horreur, de l’action, au thriller sociétal.

Kung-fu, mort, court-métrage, Maori et poupée étaient les mots-clés du jour.

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11h00 : THE FORBIDDEN CITY

Dans la banlieue de Rome, le fils d’un restaurateur endetté, en fuite, croise par hasard une jeune femme chinoise venue chercher sa sœur disparue. Deux âmes perdues unies par le destin.

Avis : Connu pour son très bon On l’appelle Jeeg Robot qui revisitait la thématique du super-héros, et pour son extraordinaire Freaks Out montrant que les pires monstres n’étaient pas forcément ceux que l’on croyait, le réalisateur Gabriele Mainetti revient avec son étonnant The Forbidden City mélangeant romance et kung-fu.

Son œuvre montre une jeune femme chinoise partie à la recherche de sa sœur en Italie croisant le chemin d’un cuisinier qui va l’aider. Entre dépaysement et séquences de combats absolument éblouissantes, l’actrice principale étant avant tout une cascadeuse, on en prend vraiment plein les yeux.

Un peu plus classique que ses œuvres précédentes, son dernier long métrage est très efficace et a fortement réjouis les amateurs de ce mélange de genre improbable que l’on ne voit plus vraiment sur les grands écrans aujourd’hui.


14h15 : ORFEO

Orphée, pianiste solitaire, suit la femme qu’il aime à travers une porte mystérieuse menant à un monde onirique peuplé de créatures étranges. Entre amour, musique et souvenirs, il affronte la frontière de la vie à la mort.

Avis : C’est une véritable leçon de mise en scène que donne le réalisateur Virgilio Villoresi avec son merveilleux Orfeo. Dans cette nouvelle version du mythe d’Orphée, s’inspirant du cinéma gothique, notamment celui de Jean coteau, on suit un homme allant au pays des morts pour y retrouver la femme qu’il aime et la ramener avec lui.

Le travail fait sur les décors, les costumes et la photographie est incroyable. On se demande parfois comment certains plans ont été créés, tant leurs compositions visuelles sont époustouflantes et leurs enchaînements merveilleux.

C’est ainsi un voyage à la fois onirique et cauchemardesque, plein d’inventivités visuelles qui est proposé dans cette tragique histoire d’amour allant droit au cœur.


16h30 : Courts-métrages internationaux

Il faut remercier vivement les sélectionneurs Véronique Davidson et Xavier Colon du choix extrêmement varié et de la très grande qualité des films qu’ils ont proposé lors de leur session de courts métrages internationaux en compétition. Ce n’est pas si courant qu’une session soit aussi relevée et n’ait aucune fausse note. Mais il faut avouer qu’avec eux, on a rarement de chance de se tromper en assistant chaque année à leur merveilleux programme de courts métrages. Seul reproche à leur faire, où sont les femmes ?

Clown Song de Brady Dowad
Avis : À travers son histoire étonnante, qui se transforme bien vite en comédie musicale, extrêmement sombre et brutale, Brady Dowad offre un court métrage sortant vraiment de l’ordinaire, dont quelques-unes des paroles restent très longtemps en mémoire. La mise en scène est vraiment remarquable et fait preuve d’une grande inventivité.

Grandma is Thirsty de Kris Carr
Avis : C’est un singulier conte de fées très noir que l’on peut découvrir dans la très bonne œuvre de Kris Carr. Le travail visuel est impressionnant et l’interprétation impeccable. On passe un moment surréaliste et très noir en compagnie d’une famille sortant de l’ordinaire.

Magai-Gami de Norihiro Niwatsukino
Avis : Déjà connu pour son très surprenant Suffering of Ninko, le nouveau court métrage de Norihiro Niwatsukino est réellement horrifique et visuellement magnifique. Cette quête de deux jeunes femmes voulant filmer des créatures surprenantes va progressivement mal tourner. Une véritable plongée en enfer dans lequel des monstres originaux et effrayants font leur apparition régulièrement. Espérons qu’un long métrage autour du folklore proposé voit le jour, car il y a de quoi étendre cet univers.

Masks de Andre LeBlanc
Avis : Ce très bon court-métrage de tourne autour d’un homme essayant de retrouver la femme qu’il aime suite à un terrible accident. Mais son idée d’utiliser des masques pour la faire réagir ne va pas se dérouler comme il espère. Minimaliste et maîtrisé, il fait preuve d’une grande originalité.

Meat Crayon de Richard Rotter
Avis : À travers ce film très court, le réalisateur Richard Rotter propose un conte extrêmement noir en mettant en scène une petite fille aimant dessiner. Très violent et graphiquement travaillé, c’est vraiment une fort belle réussite.

Spool de Mike Manning
Avis : C’est un très bon court métrage de Mike Manning que l’on peut découvrir et qui, à travers un étrange trou découvert une maison familiale, interroge aussi sur la famille et sur la vieillesse, tout ça par le biais d’un récit fantastique d’une véritable originalité.

Steak Dinner de Nathan Mark Ginter
Avis : Le bon court de Nathan Mark Ginter permet de découvrir un couple s’occupant d’un escargot géant renversé par l’une d’entre eux. Mais cette nouvelle présence va créer une certaine jalousie qui se transforme d’une étrange manière.

The Man that I wave at de Ben Stephen Hyland
Avis : Après avoir gagné le prix du public aux Utopiales 2025, on peut découvrir ce très bon film de Ben Stephen Hylandqui fait beaucoup réfléchir sur le couple et le sens de la vie. Une véritable surprise attend le spectateur qui sera charmé par l’inventivité de la mise en scène.

19h15 : MARAMA

En 1859, une jeune femme māorie lutte pour retrouver son identité et sa culture au cœur de l’Angleterre victorienne.

Avis : Avec son histoire de vengeance féminine d’une jeune Maori se retrouvant au Royaume-Uni pour découvrir ses origines, le réalisateur Taratoa Stappard frappe un grand coup avec son premier long métrage, Marama.

Il était présent pour présenter son film et répondre à une session de questions réponse et indique s’être inspiré de l’histoire de l’arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère et de ses ancêtres féminines pour proposer ce récit sortant de l’ordinaire.

L’œuvre est maîtrisée, parfaitement interprétée et propose une plongée gothique dans un film en costume qui reste longtemps en mémoire et parle aussi très bien de la quasi-éradication des Maoris, habitants ancestraux de la Nouvelle-Zélande.

Les spectateurs n’ayant pas eu l’occasion de la découvrir lors du festival, auront une chance de se rattraper pour sa sortie en salle en 2026.


21h45 : DOLLHOUSE

Yoshie, brisée par la mort de sa fille, s’attache à une poupée à son image. Quelques années plus tard, l’objet revient hanter la famille, déclenchant d’inquiétants phénomènes qu’ils ne peuvent fuir.

Avis : Le maître de l’horreur, Shinobu Yaguchi, revient avec un très bon Dollhouse mettant à l’honneur une bien inquiétante poupée qui s’immisce au cœur d’une famille ayant perdu son enfant. En effet, suite à un drame, la mère la découvre et va commencer avec elle une étrange relation qui va prendre fin après la naissance d’un nouvel enfant. Mais cette poupée semble avoir sa propre personnalité.

Le réalisateur utilise l’horreur insidieuse pour montrer la manière dont la maison, le foyer d’une famille, peut devenir inquiétante et dangereuse lorsque le surnaturel s’y mêle. Les effets spéciaux sont très bien faits. Alors que la suggestion joue beaucoup sur l’atmosphère du film qui est porté par de formidables acteurs. La mise en scène est superbe et offre quelques passages marquants. Ainsi, si on apprécie l’horreur et le fantastique, l’œuvre est assurément à découvrir.


© Xavier Colon


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