Terminator / Alien : Ce que Hollywood doit apprendre de James Cameron
Tout en évoquant le véritable rôle de Linda Hamilton dans Terminator 2, James Cameron s’est répandu sur son apport à Hollywood grâce à Terminator et à Alien...
James Cameron visionnaire, pas seulement en matière de technologie
Lors d’un récent entretien, Cameron est revenu sur la manière dont il a mis à l’écran des figures féminines désormais iconiques comme Sarah Connor (Hamilton) dans Terminator et Ellen Ripley (Sigourney Weaver) dans Aliens, le retour. Selon le réalisateur, son approche de ces personnages s’inspire des fortes influences féminines qui ont marqué sa vie.
"Ripley m’inspirait un peu quand j’écrivais Sarah. Et Jamie Lee Curtis dans Halloween. C’était une sorte de métamorphose du cliché de la « dernière victime ». Cette femme que le tueur tente d’éliminer en dernier, qui se défend et finit par triompher. Ça vient du fait d’avoir une mère forte, d’avoir des femmes fortes dans ma famille. Il y a sans doute toute une interprétation freudienne là-dedans. Du coup, le cliché de la « dernière victime » dans les films d’horreur avait une signification plus profonde. Il s’agissait de la résilience, de l’intelligence, du type de force qu’une femme apporte à un personnage, ce qui est loin du cliché masculin de « défoncer la porte, tirer au fusil ». Même si je ai donné [à Ellen] un peu de cet aspect dans Aliens, le retour, c’est différent. Cela vient de mon expérience de vie antérieure, canalisée à travers le prisme de l’horreur et du slasher, pour finalement prendre une dimension propre."
Le cinéaste toujours à la pointe de la technologie, en avance par rapport à son époque, a ajouté : "Après le succès de Terminator et de Aliens, le retour, je me suis rendu compte que je fais quelque chose qu’Hollywood n’a pas su faire correctement dans les films grand public. Et je me suis dit que j’allais continuer comme ça. Le public y est sensible. À ma connaissance, les femmes représentent la moitié du public. La question est : comment puis-je, en tant que scénariste et réalisateur masculin qui aime l’action et l’aventure, plaire à la fois au public masculin et au public féminin ? J’ai commencé à trouver la solution avec Abyss et les films suivants. C’est devenu un choix plus conscient, mais le terrain semblait fertile."
Qui était le véritable Terminator dans Le Jugement Dernier ?
Et, puisqu’on parle de personnage féminin fort créé par Cameron, le cinéaste a évoqué l’évolution du personnage de Sarah Connor dans T2. Vous l’aurez remarqué, d’innocente jeune femme de 19 ans dans Terminator, Sarah est devenue une combattante aguerrie 11 ans plus tard - dans la chronologie Terminator - dans le deuxième opus.
"C’est un personnage très différent lorsqu’elle est introduite, et nous devons imaginer cette évolution. […] Et nous le voyons, nous pouvons presque ressentir, hors champ, toutes les forces et tous les traumatismes qui ont pesé sur elle pour aboutir à ce résultat. Je dois en féliciter Linda. C’est ce qu’elle voulait. […] Et nous avons exploré tous ces éléments. Nous savions ce que nous faisions. Parce que pour moi, les films Terminator ont toujours parlé de notre déshumanisation. Il ne s’agit pas de robots venus du futur. Il s’agit de la façon dont nous nous déshumanisons, dont nous perdons notre empathie. Comment un psychologue, un policier ou un soldat peut perdre son humanité. Elle devient le Terminator de ce film. Le Terminator, le personnage d’Arnold Schwarzenegger, s’humanise, elle est devenue une machine à tuer inhumaine, sauf qu’au moment crucial, elle fait marche arrière. Et à partir de là, elle entame en quelque sorte son cheminement vers l’humanisation, vers la capacité de ressentir et d’exprimer l’amour, et tout cela. Il y a donc tout un autre sous-texte qui se cache derrière ce film d’action trépidant et plein de rebondissements."
Quant au cachet qu’il a perçu pour Terminator 2 alors qu’il n’était pas convaincu que c’était une bonne idée de faire le film : "J’ai reçu un appel des gars de Carolco, qui avaient acheté les droits, et ils m’ont demandé si je voulais faire le film. J’ai répondu : « Je ne sais pas… » Ils m’ont alors rétorqué : « On te donne 6 millions de dollars ». Je leur ai alors dit qu’ils avaient toute mon attention. J’ai insisté sur le fait que je voulais absolument que Linda [Hamilton] soit dans le film, et je l’ai contactée car je devais savoir si elle était partante ou non avant d’écrire le scénario. Je l’ai rencontrée. Elle était enceinte à ce moment-là, et elle m’a dit : « Je veux une seule chose : être folle »."

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