Terres d’Ynuma : La critique du tome 1

TERRES D’YNUMA
1. SAMOURAÏ ROUGE
Date de sortie : 24/09/2025
Éditeur : Éditions Soleil
Scénario : Nicolas Jarry
Dessin : Vax
ISBN : 978-2302105591
Nombre de Pages : 72
Prix : 16,50 euros
DESCRIPTION
Quand l’une des cloches du temple Dobushi résonne sur Ynuma, la prêtresses Mei-Jen et le légendaire samouraï Rouge se mettent en chasse pour exorciser les esprits égarés et trancher les démons.
Au fil des saisons, Mei-Jen et Zhao traquent les esprits tourmentés qui franchissent le Voile. De l’automne aux marais hantés, à l’hiver glacial des montagnes d’Onna, en passant par les brumes perfides du printemps, leur quête les mène aux confins d’Ynuma. Mais sous la chaleur implacable de l’été, Zhao devra affronter un ennemi plus redoutable encore : son propre passé.

LA CRITIQUE
Zhao est un samouraï rouge. Accompagné de la prêtresse Mei-Jen, il sillonne les terres d’Ynuma pour pourfendre les démons et, au passage, tenter de sauver quelques âmes perdues. C’est Mei-Jen qui résume le mieux leur mission : « Nous ne pouvons rien faire pour réparer les âmes de ce monde, mais nous pouvons au moins protéger Ynuma des âmes de l’autre monde. »
Le monde d’Aquilon ne cesse de s’étendre. Né il y a déjà douze ans, il nous a d’abord fait découvrir les Terres d’Aran, peuplées d’Elfes, de Nains, de Mages, d’Orcs et de Gobelins. En 2022, sont venues s’y ajouter les Terres d’Ogon, qui ont enrichi la carte d’Aquilon avec de nouvelles races et des aventures inédites (six albums à ce jour). Aujourd’hui, c’est avec un grand plaisir que nous explorons les Terres d’Ynuma, un univers d’inspiration asiatique, sublime et empreint de poésie. Un monde neuf où tout reste à inventer et à développer, pour le plus grand bonheur des lecteurs.
L’introduction de ce nouvel environnement débute sur les chapeaux de roues. On est lancé au galop avec deux protagonistes forts et attachants, et il faut avouer que l’histoire démarre tambour battant. Nicolas Jarry insuffle à ce récit un mélange habile de magie et de poésie. Zhao, avec son apparence imposante et son humour bourru, évoque par moments Hellboy, ce qui le rend immédiatement sympathique. Son duo avec la prêtresse Mei-Jen fonctionne à merveille : une sorte de Belle et la Bête, teintée d’humour et de respect mutuel.
Côté dessin, Vax livre des planches somptueuses. Habitué de la « maison » Istin et familier des univers d’inspiration asiatique, il démontre ici toute sa maîtrise. Son trait précis et élégant, allié à des décors somptueux, confère à l’ensemble un charme unique : un subtil mélange d’heroic fantasy et d’esthétique asiatique, véritable régal pour les yeux, la cité franche de sinjinn, par exemple, est d’une incroyable beauté.
ET FINALEMENT
Et finalement, la mise en place de ce nouveau monde est une franche réussite qui ravira les fans d’Aquilon. Ce premier tome se compose de quatre récits distincts, chacun mettant en scène un exorcisme particulier, des situations variées et des créatures originales à vaincre. Ces histoires, plus ou moins longues, captivent toutes par leur singularité : chaque aventure introduit de nouveaux personnages, de nouveaux monstres et des enjeux différents. Ces petits récits, parfois intimes, abordent des thèmes universels : la reconnaissance, l’accomplissement de soi, le rapport à ce que l’on a été, à ce que l’on est et à ce que l’on aspire à devenir. Cette mosaïque d’histoires confère à ce premier tome une structure originale et riche, qui séduit autant par la diversité de ses intrigues que par la profondeur des réflexions qu’elle suscite.

Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.












