Aspergirl : Critique de la saison 1

Date : 06 / 04 / 2023 à 11h00
Sources :

Unification


ASPERGIRL

- Date de diffusion : 07/04/2023
- Plateforme de diffusion : OCS
- Épisodes : 1.01 à 1.10
- Réalisateurs : Lola Roqueplo, Nathalie Hinstin
- Scénaristes : Judith Godinot, Hadrien Cousin
- Interprètes : Nicole Ferroni, Carel Brown, Mustapha Abourachid, Wassim Loqmane, Suzanne de Baecque, Victoire Du Bois, Benjamin Tranié, Hélène Theunissen, Jean-Henri Compère, Sophie Sénécaut, Lise Bellio

LA CRITIQUE

Aspergirl est une excellente série OCS Signature, en 10 épisodes de 20 minutes, parlant d’une très belle manière de l’autisme et du neuroatypisme.

Le scénario de Judith Godinot et d’Hadrien Cousin est extrêmement documenté dans ce domaine. Il s’appuie sur des situations réalistes et permet de retranscrire de près ce que vit une personne autiste et la manière dont elle s’adapte à la société dans laquelle elle se trouve.

On rencontre ainsi une mère séparée qui va découvrir que son fils est asperger, si le terme n’est plus utilisé médicalement, cette dénomination continue de parler au plus grand nombre et d’être utilisée, y compris par les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme.

Mais alors qu’elle découvre que son enfant n’est pas comme les autres, elle va alors comprendre qu’elle est elle-même asperger et va devoir trouver le moyen de faire croire à l’assistant social qu’elle est une mère comme toutes les autres.

Les créateurs de la série ont voulu se focaliser sur une femme dans la trentaine, car elles sont souvent diagnostiquées tardivement et présentent une meilleure capacité à masquer leurs traits autistiques que les hommes.

L’interprétation est vraiment très bonne. Nicole Ferroni est remarquable en femme se découvrant autiste qui découvre la raison pour laquelle elle a souvent du mal à communiquer avec les autres et à les comprendre. Carel Brown est formidable dans le rôle de son fils autiste qui veut avoir une vie normale. Mustapha Abourachid est excellent en père séparé qui veut le meilleur pour son enfant et son ex femme. Suzanne de Baecque est très drôle dans le rôle de la sœur de celle-ci. Hélène Theunissen et Jean-Henri Compère sont sympathiques dans celui de ses parents. Wassim Loqmane est impeccable en meilleur ami du fils de la famille. Victoire Du Bois est très juste en nouvelle amie de sa mère. Et Benjamin Tranié est intéressant un enquêteur social.

À travers cette histoire de mère souhaitant garder son enfant, et tentant de trouver à quoi correspond une famille normale, de nombreuses thématiques sont abordées. Ainsi la famille, l’amour, l’amitié, le travail et la différence sont traités avec intelligence.

De plus, en regardant le monde à travers les yeux du personnage principal, il est plus facile de se rendre compte qu’en changeant de point de vue, les choses peuvent être différente et que la tolérance doit se faire dans les deux sens et ne pas toujours porter sur celui qui n’est pas dans la norme.

Car tel que le dis formidablement le protagoniste principal, ce n’est peut-être pas toujours à la même personne de faire sans arrêt des efforts. La série montre d’ailleurs bien qu’avoir de l’originalité et être différent n’est pas une catastrophe. On peut très bien vivre avec et bien s’entendre avec les neurotypiques.

Ainsi, avec ces situations originales et ces personnages parfois décalés, mais toujours généreux, on s’amuse beaucoup en compagnie de cette famille hors norme. Il faut donc espérer qu’une seconde saison puisse voir le jour, l’épisode final laissant espérer que ce serait le cas.

Aspergirl est une excellente série parlant avec délicatesse et intelligence du spectre autistique et montrant parfaitement que les personnes différentes peuvent vivre avec celles qui le sont moins et avoir des familles et des amis aimants. Avec une histoire écrite avec vraisemblance, une réalisation soignée et des personnages hauts en couleur, telle la vie, entre drame et comédie, on passe un bon moment de divertissement.

Sympathique et original.

SYNOPSIS

Louison, 38 ans, mère célibataire récemment séparée, découvre qu’elle présente un trouble du spectre de l’autisme lorsqu’on diagnostique son fils Guilhem, 11 ans, qui a blessé un camarade de classe le jour de la rentrée. À peine se sent-elle libérée par cette révélation qu’une enquête sociale démarre pour savoir si elle doit conserver la garde de son enfant. Louison décide alors d’apparaître la plus "normale" possible aux yeux de l’enquêteur social. Mais ni elle, ni sa famille ne sait vraiment ce qu’être normal signifie.

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