Star Wars - Andor : La Critique des Trois Premiers Episodes

Date : 22 / 09 / 2022 à 14h30
Sources :

UNIFICATION


STAR WARS - ANDOR

- Date de diffusion : 21/09/2022
- Plateforme de diffusion : Disney+
- Épisodes : 1.1 à 1.3
- Réalisateur : Toby Haynes
- Créateurs : Tony Gilroy, Dan Gilroy, Stephen Schiff, Beau Willimon
- Scénaristes : Tony Gilroy
- Musique : Nicolas Britell
- Interprètes : Diego Luna, Genevieve O’Reilly, Stella, Skarsgard, Adria Arjona, Fiona Shaw, Denise Gough, Kyle Soller

LA CRITIQUE

Rogue One – A Star Wars Story, est généralement considéré comme la plus belle réussite sur grand écran depuis le rachat par Disney de Lucas Film. À juste cause : beau, rythmé, dramatique, le tout en respectant les fondamentaux de la saga, le long-métrage de Gareth Edwards reste inégalé depuis sa sortie.

Lorsque Tony Gilroy, scénariste de celui-ci, fut annoncé à la création et au scénario d’une série Spin-off se concentrant sur Cassian Andor, l’un des héros de l’opération suicide apparu pour la première fois dans Rogue One, une réelle curiosité est venue piquer les suiveurs de Star Wars. Curiosité mêlée d’excitation à la vue des deux bandes annonces. Mais nous sommes tous conscients également des lacunes des dernières séries live action de la franchise sortie depuis un an.

Un univers original, enfin ?

Andor, va prendre un parti-pris radical durant ces trois premiers épisodes : illustrer le quotidien des citoyens lambdas en dehors des soldats de l’empire et des Jedis. Cassian Jeron Andor, le héros, est à la recherche de sa sœur. Petit magouilleur tentant de se servir de sa débrouillardise pour survivre, n’hésitant pas à franchir certaines limites très violentes, Cassian nous sert de guide sur Ferrix, planète appartenant système Morlani localisé dans le Secteur de Libre-échange, les trois apparaissant pour la première fois dans le lore, où l’on peut comprendre grâce à lui le quotidien des sans-dents au sein d’une planète soumise à une corporation, installée par l’Empire.

Endetté jusqu’au cou auprès de nombreuses personnes, Cassian n’hésite pas à mettre ses amis dans ses combines et dans l’embarras, définit de fait comme infréquentable par ses actions. Ses dernières qui font de lui un suspect pour la Corporation dans une terrible affaire. L’inspecteur-adjoint Syril Karn est à sa recherche. Loyal, droit, un poil fragile, cet officier refuse d’écouter sa hiérarchie pour que justice soit faite.

Science-fiction sociale

Cette caractérisation toute en nuance de gris amène surtout au principal point fort (?) de ce début de série, tout cela pourrait se dérouler en dehors de Star Wars. On quitte le registre du space-opera pour celui de la science-fiction plus classique, en n’hésitant pas à emprunter quelques références. Visuellement, la première partie rappelle Blade Runner par sa photographie et le jeu des lumières. Musicalement, beaucoup moins d’envolée orchestrale et plus de musique électronique, et même un peu de rock, étonnant, mais cohérent avec ce qui est proposé.

Cet habillage sert surtout à mettre en avant un message social plutôt bien pensé. Comment faire pour s’en sortir dans un monde diriger pour une entreprise mise en place par une autorité centrale ? Comment se projeter, réfléchir et se dresser contre une tyrannie quand le seul but d’une journée est de survivre ?

Le troisième épisode ajoute en plus une réelle couche de maturité assumée. Du sang, des morts, des relations humaines complexes, la série navigue bien loin des standards récents et c’est un vrai plaisir de ne pas être pris pour un enfant.

Faux rythme et flash-back

Tout n’est cependant pas parfait. Les deux premiers chapitres, avec cette volonté de construire cet univers, se perdent dans un rythme de narration mal maîtrisé. On passe de cinq premières minutes haletantes à quinze minutes lentes sans évolution majeure avec de l’exposition, cela est quelque peu déroutant. Diego Luna n’étant non plus pas impérial dans son jeu avec parfois des inexpressions douteuses.

Au milieu de ces fluctuations scénaristiques, il y a encore des flash-backs pour expliquer d’où vient notre héros. Même si Toby Haynes s’en sort remarquablement à la conclusion de l’épisode trois dans son alternance passé/présent, cette marotte ralentit considérablement l’ensemble lors des deux premiers épisodes.

Andor est tout de même une œuvre qui donne de l’espoir - se bonifiant à partir du deuxième visionnage - et peut nous donner une création à part entière totalement inédite, maîtrisée et plaisante.

BANDE ANNONCE - EXTRAITS



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