For All Mankind : Critique 3.08 The Sands Of Ares

Date : 04 / 08 / 2022 à 17h30
Sources :

Unification


FOR ALL MANKIND

- Date de diffusion : 29/07/2022
- Plateforme de diffusion : Apple TV+
- Épisode : 3.08 The Sands Of Ares (Les sables d’Arès)
- Réalisateur : Dan Liu
- Scénaristes : Joe Menosky & Eric Phillips
- Interprètes : Joel Kinnaman, Shantel VanSanten, Jodi Balfour, Sonya Walger, Krys Marshall, Cynthy Wu, Casey W. Johnson, Coral Peña, Wrenn Schmidt et Edi Gathegi

LA CRITIQUE

Si vous ne souhaitez pas vous plonger dans une analyse exhaustive du contenu (fatalement riche en spoilers), veuillez cliquer ici pour accéder directement à la conclusion.

À l’instar de For All Mankind 03x04 Happy Valley qui s’était achevé par un cliffhanger catastrophiste (panne, irradiation, puis collision mortelle) directement provoquée par les ordres irresponsables du commandant Grigory Kuznetsov (et en amont par la pression du gouvernement soviétique voulant gagner à n’importe quel prix la course vers Mars) quoique en partie solutionnée dans FAM 03x05 Seven Minutes Of Terror (mais au prix de trois morts et indirectement de l’échouage de Sojourner 1), FAM 03x07 Bring It Down suit à peu près le même schéma narratif. Il s’est lui aussi achevé par une catastrophe (accident de forage par "refus" d’ajuster la contre-pression) directement provoquée par les errements non-professionnels de Danny Stevens, entre rancœurs non résolues et instabilités de junkie (et en amont par la complaisance d’Ed Baldwin projetant à tort sur lui son affection paternelle). Et de même, FAM 03x08 The Sands Of Ares viendra réparer tant bien que mal les dégâts, mais à nouveau au prix de trois décès... et d’une possible compromission du projet le plus ambitieux et vital pour une implantation coloniale massive sur Mars (i.e. l’exploitation d’un aquifère liquide).

Ayant été incapable d’obéir aux consignes de Baldwin pendant le forage en amont du campement d’Helios, Danny a successivement provoqué l’explosion et l’écroulement de la foreuse, les graves blessures d’Ed (abdomen transpercé) et d’Isabel (combinaison endommagée), puis un effondrement du plateau dans l’aquifère, et par transitivité un glissement de terrain au niveau des falaises surplombant la base... plongeant cette dernière dans une violente tempête de poussière recouvrant très brusquement de plusieurs mètres les astronautes en combinaison (sortant à peine du module volant venant d’amarsir)... voire les habitats d’Helios eux-mêmes (notamment le premier où se réfugieront Ed et Danny). L’informaticien du Phoenix, Nick Corrado, et la cosmonaute cubaine, Isabel Castillo, trépasseront brutalement (leurs casques de combinaisons brisés), tandis qu’Alexei Poletov mourra des suites du choc subi (un hématome sous-dural que le médecin soviétique Dimitri Mayakovsky ne réussira pas à traiter), à la plus grande détresse de Kelly.
Évidemment, en "mode nitpicking", il serait permis de contester le poids et l’impact de la régolithe (même sur de fortes épaisseurs), mais également d’épingler l’inexplicable distance (plusieurs centaines de mètres) de l’Habitat 2 (où le Dr Mayakovsky attendait à pied d’œuvre) à laquelle a amarsi le module volant provenant de la zone de forage sinistré (alors que les deux blessés avaient une grande difficulté à se déplacer à pied). Avec un atterrissage nettement plus proche, les blessés comme leurs accompagnateurs auraient tous atteint sain et sauf l’Habitat 2 (plus éloigné que l’Habitat 1 des falaises et donc non englouti par le régolithe) ! Alors un zeste de dramaturgie forcée ?
Tandis que le paysage du site a été radicalement reformaté et aplani (telle des dunes dans le désert après le siroco) — impressionnant — l’enjeu majeur des protagonistes (y compris l’équipe de Danielle accourue à la première secousse) tout au long de l’épisode sera de localiser (via radio UHF) sous plusieurs dizaines de mètres de régolithe l’Habitat 1, le désensevelir, et en sauver les deux occupants avant qu’ils ne suffoquent faute d’oxygène...
Pour l’essentiel, cet antépénultième opus de la troisième saison sera donc un survival claustrophobe dans le plus inhospitalier des environnements extraterrestres avec tous ses corollaires (confessions dans la vallée de l’ombre, affrontement de la mort qui vient, plans de sauvetages désespérés, pain d’angoisse des familles impuissantes...), convoquant ainsi bien des classiques du genre : ST TOS 01x13 The Galileo Seven, MASH 04x19 Hawkeye, UFO 01x13 Survival, Enemy Mine, Babylon 5 04x18 Intersections in Real Time, SG-1 04x12 Tangent, ST ENT 01x16 Shuttlepod One, SG Atlantis 02x14 Grace Under Pressure...

Si FAM 03x07 Bring It Down avait accordé un place prépondérante à la subjectivité des perceptions (Danny, Aleida, Margo...), FAM 03x08 The Sands Of Ares se focalise sur des dialogues bruts de décoffrage et parfois en partie résolutifs (Ed et Danny, Margo et Dev, Kelly et Alexei, Karen et Amber, Karen et Jimmy, Ellen et Pam, Ellen et Larry...).

Ainsi, après être successivement apparu au fil de la saison, tantôt concurrent spatial miraculeux, tantôt capitaliste manipulateur sans scrupule, Ayesa trouve progressivement un juste équilibre entre idéalisation et démystification, dévoilant des pans de fragilités contribuant à l’humaniser et à le crédibiliser...
Sa rencontre fructueuse avec Madison le conduira à dévoiler un parcours difficile forgé dans la face obscure de l’American Dream ayant nourri une soif de revanche pour le compte de feu son père, ingénieur chez Kirkland à Rockford (fournissant les composants de Saturn V), et ayant injustement fait les frais de la tragédie d’Apollo 23. De quoi confirmer une nouvelle fois la profonde continuité uchronique de la série (cf. For All Mankind 01x06 Home Again).
La colère enfouie et le revanchisme peuvent parfois déplacer des montagnes... Dev témoignera ici d’une authentique créativité en inventant une solution non conventionnelle (quoique dangereuse) à l’impossible sauvetage de Baldwin et Stevens sur Mars dans le faible délai imparti. Creuser manuellement à -73° à la verticale de l’ensevelissement n’aurait pas été viable. En revanche, s’introduire via le point le plus proche de la surface dans un tunnel de lave (détecté et cartographié grâce à un "ground-penetrating radar") passant sous l’Habitat 1 pour y faire exploser une charge chirurgicale (qui projettera les astronautes embastillés vers le sol) est une procédure brillante et crédible, avec quelques précédents sur Terre, mais nécessitant de nombreux calculs et comportant une part d’incertitude... Finalement, toute la matière grise combinée des trois acteurs spatiaux parviendra non sans mal à "beat the odds" en sauvant les deux rescapés par voie de spéléologie martienne. Il reste malgré tout frustrant que cette opération ait seulement été expliquée et documentée (fort bien au demeurant) dans le script, mais ni montrée ni mise en scène à l’écran.

La longue (en temps polynomial) cohabitation forcée entre Baldwin et Stevens (dans la perspective d’une mort imminente) ne sacrifiera rien au conformisme d’une rédemption hollywoodienne mais elle tiendra néanmoins lieu de violente thérapie exutoire tout en prodiguant une vraie séance de relativisme. Tant par leur inclination finalement commune pour les drogues roboratives (Ed s’injectant quant à lui des anabolisants depuis cinq ans mais sans pour autant perdre le contrôle), que par les torts en partage dans la mort (cf. FAM 01x08 Rupture) de Shane (à la fois terrorisé par les leçons de bicyclettes de son père Ed... et bouc émissaire que le "chef de bande" Danny laissait accuser à sa place). Depuis, le fils de Gordo porterait la culpabilité du décès du fils d’Edward jusqu’à vouloir accomplir en son nom le parcours de vie et la carrière dont le défunt a été privé. Mouais... Difficile de savoir si cela est vrai ou si le jeune Stevens se trouve ainsi des excuses bidons à son comportement déviant... Toujours est-il que cet authentique huis clos au bord du précipice prolongera l’introspection entamée par l’homérique Ed Baldwin depuis le début de la troisième saison de FAM (une façon émouvante d’entériner le poids des ans en internaliste), tout en re-humanisant un peu le (désormais) très antipathique Danny. Et plutôt que de chercher à culpabiliser ou à défaire des masculinités que des perspectives contemporaines (donc anachroniques) pourraient juger toxiques, cette séance d’auto-psychanalyse sans fard et sans langue de bois mène en réalité à l’acceptation et à l’empathie.
Malgré tout, il est difficile de ne pas continuer à percevoir une facticité dans la fonction de "trigger" que la série confère à Stevens, et aussi une facilité dans la mort de Nick Corrado qui était comme par hasard le seul témoin de la pleine responsabilité (et même culpabilité) de Danny dans les catastrophes déclenchée à la fin de FAM 03x07 Bring It Down. Ainsi, le personnage pourra continuer à nuire de plus belle à travers un double-jeu équivoque et largement parasitaire... comme si For All Mankind était un soap du soir.
Car si à l’approche du trépas prévisible, Stevens s’apprêtait à avouer à Baldwin avoir été l’amant de sa femme (une initiative interrompue car advint à l’instant même un sauvetage que nul n’espérait plus...), il n’était en revanche visiblement pas prêt assumer en confessant sa paternité exclusive dans l’accident de forage... comme s’il ne s’était rendu compte de rien et/ou était trop nombrilisme pour être capable de faire un quelconque examen de conscience.

Sous le choc de découvrir qu’une décennie majeure de sa vie résultait en fait d’un mensonge originel ou du moins d’une omission concertée de tous ses proches, et poussée par un désir aussi illusoire que dangereux de réécrire le passé, la présidente Waverly — flanquée de tous ses gardes du corps (les "services secrets") — a donc sonné à la porte de Pam... douze ans après leur rupture dans FAM 02x09 Triage, et quitte à symétriser les imprudences de Larry Wilson avec Elliott Lewis... Un moment décalé, presque surréaliste, et pourtant d’une infinie tristesse...
Les échanges privés qui s’ensuivront seront l’hommage, non du vice à la vertu, mais de la toute-puissance à l’impuissance. Pam se justifiera d’avoir sacrifié leur amour mutuel pour émanciper son ancienne concubine du carcan de la médiocrité ordinaire, tandis qu’Ellen rêvera le temps d’un aparté une uchronie dans l’uchronie. Et pour toutes les espérances progressistes (notamment LGBTQIA+) placées par Horton dans l’ascension puis l’administration de Wilson... mais invariablement déçues, la présidente exposera le paradoxe désenchanté de sa fonction, fruit de tant de compromis précaires qu’ils en réduisent quasiment à néant son pouvoir réel. Saisissante radioscopie de la quadrature démocratique au simple détour d’un échange privé interdit. Tel un écho lointain de Отцы и дети (Pères et Fils) d’Ivan Tourgueniev (1880).

Après bien des années de "démission", Karen Baldwin revêtira à nouveau son corset traumatique de femme d’astronaute modèle sortie de From The Earth To The Moon 01x11 The Original Wives Club pour soutenir dans l’épreuve Amber, l’épouse de Danny, et en même temps l’initier à ce "sacerdoce" ingrat qu’elle avait enduré stoïquement durant tant d’années (jusqu’à la fin de la seconde saison et sa séparation d’avec Ed).
Durant cette attente intenable, le petit frère Jimmy révèlera en privé à Mrs Baldwin qu’il sait toute la vérité sur Danny et elle, allant jusqu’à lui demander des comptes... pour s’être (selon lui) servi de son frère ! Avec une saison entière de recul, l’intérêt sera de verbaliser pour la première fois ce que les spectateurs avaient en général deviné par eux-mêmes dans FAM 02x07 Don’t Be Cruel (Karen s’était donnée au sémillant aspirant Danny par ire cumulée contre Ed et désir de se sentir jeune une dernière fois).
Dans le même temps, prolongeant son révisionnisme envers le sacrifice vedettisé de ses parents Gordo et Tracy sur la Lune dans FAM 02x10 The Grey, Jimmy continuera à réinterpréter toute les événements spatiaux selon une grille strictement conspirationniste, impliquant donc que si Helios ou la NASA (incarnant "l’état profond" tant honni) annoncent officiellement que son frère est encapsulé sous une infranchissable couche de 20 m de régolithe martienne, cela signifie automatiquement à ses yeux que "la vérité est ailleurs". Certes, nous sommes bien dans les "années The X Files" (cette série fondatrice si emblématique des nineties existe-t-elle seulement dans la timeline de FAM ?), mais la séquence réussit surtout à montrer à quel point les théories du complot sont des autosuggestions irrationnelles, donc quasi-impossibles à déconstruire dans l’esprit de leurs disciples, tant les absences de preuves et même d’indices ne font que conforter les actes de foi antisystème...

Enfin, le décès en différé du touchant Alexei Poletov sera un fil déchirant et contextuellement enrichissant. Assailli de maux de têtes croissants et au départ incompréhensibles, il se livrera à Kelly, levant à cette occasion le voile sur une partie de son passé soviétique, comme s’il avait instinctivement conscience que sa dernière heure avait sonné à l’horloge cosmique et qu’il était temps de passer au confessionnal pour les derniers sacrements. La fille Baldwin aura beau ignorer être enceinte de lui, elle se comportera en parfaite veuve. Une romance qui aura été aussi éclair et "incorrecte" qu’intense et féconde.

For All Mankind s’articule toujours simultanément sur trois plans :
- Les contraintes spatiales où la survie collective est indexée sur les ressources les plus primales (énergie, oxygène, eau, nourriture rationnée...) mais aussi aux gestes et aux initiatives de chacun des autres (la moindre erreur et a fortiori incompétence individuelle peut engendrer une hécatombe comment l’aura tragiquement illustré Danny Stevens). Soit le cœur même de la Hard-SF où le niveau d’intrication et d’interdépendance communautaire redéfinit la notion même du "vivre ensemble".
- Un background géopolitique où un grand échiquier alternatif dessine une uchronie aussi contrefactuelle que possible. Soit le nerf même de l’ambition mais qui se heurte fatalement aux partis pris idéologiques des auteurs et à la difficulté de réécrire de façon pleinement vraisemblable la réalité.
- Les états d’âmes de tous les acteurs spatiaux (directs et indirects, sur Terre comme sur Mars) dans un ballet incessant de volitions, d’espérances, d’angoisses, de traumas, de démons intérieurs, de vanité, de confidences et d’épanchements, de dérobades et de catharsis, de rivalités et d’antagonismes, de moi et de surmoi, de perpétuelles séances sur le divan. Soit un condensé psychanalytique (à tendance davantage jungienne que freudienne) du théâtre inextinguible de l’humanité souffrante... pouvant aussi bien conduire aux tragédies helléniques antiques... qu’aux soaps et aux télénovelas (selon les épisodes et les perceptions subjectives du spectateur).
L’hybridation entre ces trois mondes diégétiques (espace + uchronie + comédie humaine) qui n’appelaient pas à se rencontrer... fait toute la singularité de FAM, bien que le manque de matière des deux premiers conduit parfois à une sur-représentation du troisième...

Conclusion

Visuellement toujours fascinant (et probablement sans égal en audiovisuel à ce jour), scientifiquement toujours solide (faisant honneur à la Hard-SF), sociologiquement toujours référentielle (une fresque des nineties pertinente en dépit du delta uchronique), psychologiquement toujours aussi fin et travaillé (une construction invariablement chorale et causale), scénaristiquement toujours au cordeau (du Joe Menosky quoi !)... FAM 03x08 The Sands Of Ares serait un chef d’œuvre s’il ne péchait par quelques rebondissements trop soapesques et donc artificiels, ainsi que par quelques licences techniques...
Les dangers endogènes de Mars ne suffisaient-ils pas à alimenter la dramaturgie sans avoir à s’appuyer sur un "camé" instable en guise de vrai-faux bad guy ? Comme s’il fallait absolument donner aux spectateurs quelqu’un à détester ou à maudire.
Et le twist final où les Soviétiques découvrent que Kelly est enceinte ne convoque-t-il pas un style familial loin du champ sémantique de FAM ? Un bébé appelé à naître et à vivre sa petite enfance hors du berceau terrestre, est-ce une première historique qui grandira vraiment la série ?

Cependant, aussi contestable que soit l’origine de ces tragédies enchaînées, icelles auront malgré tout eu un mérite, finalement très classique dans l’Histoire humaine : aplanir les rivalités et les antagonismes face à un péril commun.
Des initiatives spontanées d’assistance depuis le Sojourner 1 (à l’instant même où Danielle Poole percevra des secousses dont elle comprendra qu’elles ne sont pas d’origine sismique)... à la solidarité sans faille entre les astronautes privés d’Helios et les cosmonautes soviétiques... en passant par la première coopération intensive sur Terre entre les personnels de la NASA, d’Helios Aerospace et de Roscosmos... FAM 03x08 The Sands Of Ares aura enterré une fois pour toute les haches de guerre, les vanités et les mesquineries concurrentielles. Comme pour rappeler à quel point le cosmos est grand et les humains sont petits...
Peut-être que ces catastrophes étaient un mal nécessaire pour relancer l’entreprise martienne sur des rails plus solidaires et responsables... Il n’est pas rare que l’idéalisme naisse du malheur (comme la chronologie trekkienne de la WW3). Il est juste dommage que la série ait besoin de joker(s)...

Le superbe titre de ce huitième épisode est une histoire à lui tout seul. Il fait référence à l’inoubliable Sands Of Iwo Jima d’Allan Dwan (1949), l’un des films préférés de Ronald D Moore (la mort vaine et absurde du héros John M Stryker interprété par John Wayne lui avait inspiré la mort iconoclaste de James T Kirk dans ST Generations). Tandis qu’Arès est le nom de Mars en grec, avec un connoté plus élitiste et/ou poétique, employé notamment par Ray Bradbury dans ses incontournables The Martian Chronicles (1950 en littérature puis 1980 en série TV). Nous sommes décidément toujours en bonne compagnie...

NOTE ÉPISODE

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