The Boys : Critique 3.07 La Chandelle Qui Eclaire La Chambre A Coucher

Date : 02 / 07 / 2022 à 14h00
Sources :

Unification


THE BOYS

- Date de diffusion : 01/07/2022
- Plateforme de diffusion : Prime Video
- Épisode : 3.07 La Chandelle Qui Eclaire La Chambre A Coucher
- Réalisatrice : Sarah Boyd
- Scénariste : Paul Grellong
- Interprètes : Karl Urban, Jack Quaid, Tomer Kapon, Laz Alonso, Karen Fukuhara, Anthony Starr, Erin Moriarty, Dominique McElligott, Jessie Usher, Chace Crawford, Jensen Ackles, Claudia Doumit, Giancarlo Esposito

LA CRITIQUE

On pourra dire que la saison 3 de The Boys sait nous ménager, nous intriguer, nous surprendre, nous extasier et nous décevoir. Après un Hérogasme loin de ce qu’on aurait pu imaginer, le showrunner Eric Kripke et ses acolytes scénaristes se devaient de se racheter avec un 7e épisode qui semble poser les jalons d’un final à couper le souffle (c’est ce qu’on peut espérer le plus, évidemment). La Chandelle Qui Eclaire La Chambre A Coucher est un extraterrestre dans la série : sans vraiment nous faire tripper comme n’importe quel épisode, il garde au minimum ce qui fait de lui un segment The Boys, il explore avec satire les notions de famille, héros et paternité tout en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas trop se prendre au sérieux, mais un peu quand même.

L’épisode reprend l’arc de la saison là où il a été laissé la semaine dernière : coincé entre les parties intimes des uns et la volonté vengeresse des autres. On retrouve un Petit Soldat loin de n’être qu’un simple bras armé de Monsieur le Charcutier, bien au contraire. Beaucoup plus intelligent que ce qu’on aurait pu croire - mais bel et bien un très gros "enfoiré", le voilà qui mène sa barque face à un Butcher et un Hughie franchement impuissants sans leur dose de V temporaire. Le terrible trio se met en quête de retrouver Mental Droïde, un ancien acolyte de Boy de l’époque de Payback. Cette quête prend des allures de retour aux sources pour Billy qui revit sa terrible enfance par coma interposé. La saison 2 de la série avait déjà esquissé le passé trouble du Garçon, mais cette fois-ci, on comprend mieux sa tendance auto-destructrice.

Retour aux sources également pour Le Protecteur qui révèle ses plans à celle qui est maintenant devenue son otage : Maeve. Sans le savoir, le Capitaine des Sept perpétue ici une tradition génique digne des origines nazi de Vought International. Le personnage va en effet aussi découvrir des révélations fracassantes sur sa filiation. Nul doute que cela va être le point qui sera au centre du final à venir de la semaine prochaine.

Retour aux sources aussi pour le plus taiseux de tous les Supers, Black Noir. On en apprend un peu plus sur ses petites activités solitaires, et sur son état psychologique dégradé, qu’il laisse bien caché derrière son casque qu’il n’enlève plus depuis un certain évènement tragique qui a eu lieu au Honduras. Ça commence néanmoins à faire beaucoup : un Protecteur psychotique et un Noir qui vit dans une réalité alternative peuplée de Toons qui ne lui veulent que du bien (ne parlons même pas des tendances zoophile de L’Homme-poisson). La maladie mentale semble en tout cas être le dénominateur commun à tous les membres des Sept. On comprend aisément pourquoi Stella et Maeve veulent en finir avec cette mascarade. Reste A-Train dans tout ça. Sa folle chevauchée de la semaine dernière lui a coûté cher et quoi de mieux pour lui que de se retrouver avec un véritable lien de sang avec le raciste qui a envoyé son frère à l’hôpital, Blue Hawk ?

Un épisode 7 long, sans grand moment d’action ou de graphisme décomplexé. Mais un épisode nécessaire qui fait de la révélation une véritable idéologie et qui donne à chaque personnage de la série un moment pour se recentrer sur ses priorités. La famille, l’amour et la définition même du mot "héros" selon la série elle-même en prennent un coup. The Boys explore également - et à sa manière toujours aussi irrévérente - une tendance qui devient la norme de nos jours : croire ce qu’on nous dit sur les réseaux sociaux, enfermer les médias dans une théorie conspirationniste, fake news et tant d’autres (et c’est par l’intermédiaire d’un professeur, censé être capable de faire preuve de sens critique, que la série s’y engage). On se croirait revenu à une époque où l’Amérique était encore gouvernée par un président à la mèche blonde rebelle.

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