The Essex Serpent : Critique de la Mini-Série

Date : 13 / 05 / 2022 à 13h30
Sources :

Unification


THE ESSEX SERPENT

- Date de diffusion : 13 mai 2022
- Plateforme de diffusion : Apple TV+
- Episodes : 1.01 à 1.06 - Pas de titres disponibles
- Réalisatrice : Clio Barnard
- Scénaristes : Sarah Perry, Hania Elkington, d’après le roman D’Anna Symon
- Interprètes : Claire Danes, Tom Hiddlleston, Clémence Poésy, Frank Dillane, Hayley Squires, Jamael Westman

LA CRITIQUE

Première erreur : croire que parce que Tom Hiddleston joue dans une série au goût ’surnaturel’, ça va être aussi bien que Loki.

Deuxième erreur : penser que je pourrais voir une nouvelle série avec Claire Danes en oubliant comme elle m’avait gonflée dans Homeland.

Troisième erreur : faire confiance au pitch.

Peut-être que le roman est passionnant mais il ne méritait pas 6 épisodes. Vous le savez aussi bien que moi : à force de délayer la sauce, elle finit par n’avoir plus aucun goût. Et ce n’est pas parce qu’on rajoute une musique palpitante au montage que ça va rendre l’action plus excitante. Bref, vous l’avez compris : je me suis ennuyée, à tel point que je me suis endormie à presque tous les épisodes. Un film de deux heures aurait largement suffi à raconter cette histoire !

Angleterre, fin du 19ème siècle. Une jeune fille a disparu dans un village côtier de l’Essex bordé de marécages... Un mystérieux phénomène inquiète les bigots du coin : le monstre aquatique qui sévirait dans les parages aurait-il tué la jeune fille ? C’est ce qui amène Cora, une passionnée de paléontologie dont le mari vient de mourir, à se pencher sur cette énigme, espérant découvrir un ’fossile vivant’, un dinosaure qui aurait oublié de lire Darwin. Elle quitte Londres avec son fils (autiste ?) de 11 ans, Francis, et sa dame de compagnie communiste, Martha, laissant derrière elle le médecin de son mari, Luke, qui est raide love d’elle, mais elle ne le sait pas.

Le vrai sujet de la série, ce n’est pas tant le ’serpent’ qui terrorise les villageois que l’histoire d’amour qui va se nouer entre la riche veuve et Will, le pasteur du coin dont la femme, Stella, est moribonde. Et pendant ce temps, le pauvre Luke se décarcasse pour obtenir les faveurs de Cora qui n’a d’yeux que pour son bel ecclésiastique.

Et la symbologie qui vous saute à la figure (observez l’affiche) : le vrai ’serpent’, c’est celui de la Genèse, le méchant Satan qui poussa Ève (hou ! la vilaine !) à faire croquer The Apple à Adam, provoquant la colère de leur divin Papa qui résilia illico leur bail au jardin d’Éden. On aurait pu croire que l’allusion à cette métaphore biblique horriblement sexiste conduirait à une fin dramatique, mais non, tout est soporifique qui finit bien !

A l’actif de l’auteure du roman : un personnage féminin central avec du caractère. Mais fallait-il vraiment lui mettre une ’backstory’ traumatique aussi pauvre : le mari de Cora l’a marquée au fer rouge mais, à part lui tirer quelques larmes occasionnellement, qu’est-ce que cela apporte vraiment au personnage et surtout, à l’histoire ? De deux choses l’une : ou bien le livre ne mérite pas son succès, ou bien les scénaristes sont passés à côté de choses importantes en adaptant le roman.

Qui blâmer, donc, pour cette série qui m’a fait regretter d’avoir gaspillé cinq heures de ma vie ? Les producteurs ? Pensant que tout le monde se jetterait sur l’adaptation télévisuelle d’un roman ’à succès’, ils se sont peut-être dit : ’Pourquoi ne pas faire six épisodes ? Ça se vendra plus cher que trois ! ’... Mais quelle barbe, ces plans sans fin et sans action qui n’ont pour vocation que de faire du remplissage ! Si encore la cinématographie était chouette... Mais c’est noir, gris, verdâtre, parfois il y a du bleu, et j’ai même vu passer une robe presque rouge, mais c’est d’un triste... Certains d’entre-vous diront que ça sert la narration (Eric S. je pense à toi). Ouais, bof.

Le jeu des acteurs principaux (Hiddleston, Danes, Poésy et Squires) se tient. Avec des scénarios aussi ennuyeux, ils ont fait de leur mieux. Mais Claire Danes m’insupporte toujours autant et je préfère le beau Tom en Loki. Les personnages secondaires font aussi assez bien leur job dans le registre ’abrutis bondieusards’. Mais un gros WTF ! pour Frank Dillane, pas du tout à sa place dans le rôle d’un médecin de génie amoureux transi. Quelle monumentale erreur de casting ! Big fat zero, Frankie, go back to killing zombies !

Une série sans grand intérêt, à moins que vous n’ayez adoré le roman. Et encore.

BANDE ANNONCE - EXTRAITS



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