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La disparition d’Annie Thorne : La critique

Date : 25 / 07 / 2020 à 07h45
Sources :

Unification France


C. J. Tudor

La disparition
d’Annie Thorne

Editeur : J’ai Lu
Date de parution : 3 juin 2020
Nombre de pages : 480
Prix : 8,40 €
EAN / ISBN : 978-2290213193

« Une nuit, Annie a disparu de son lit […]. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de quarante-huit heures, ma petite soeur est revenue. Mais elle ne pouvait pas – ou ne souhaitait pas – dire ce qui s’était passé. Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n’était plus la même […], parfois, j’avais peur d’elle. Et puis, il y a deux mois, j’ai reçu un e-mail : Je sais ce qui est arrivé à votre soeur.
Ça recommence… »

Décryptage

Joe Thorne est un homme usé par la vie, l’alcool et le jeu. Il revient dans sa petite ville natale pour y prendre un poste d’enseignant dans le même lycée qu’il a fréquenté étant adolescent. Il va s’installer dans une maison où s’est récemment déroulé un drame qui n’est pas sans lui rappeler celui qui s’est déroulé des années auparavant dans sa famille. Sa petite sœur qui a disparu pendant 48 heures, réapparaissait changée, avant qu’un autre drame ne frappe à leur porte. Et maintenant, ses démons le hantent et le pourchassent et il fera tout ce qu’il pourra pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé tant d’année auparavant mais les obstacles seront nombreux.

La disparition d’Annie Thorne est le second roman de C.J. Tudor sorti en poche chez J’ai Lu. Après « L’homme craie », la romancière adulée par des auteurs comme Stephen King, Lee Child ou encore Harlan Coben, nous propose une lecture captivante et envoutante sur les 477 pages qui se dévorent à grande vitesse. Tout est là pour nous tenir en haleine et l’auteure réussi ce challenge à merveille. La richesse du style lui permet de décrire avec une certaine froideur le milieu minier anglais glacial de ces petites villes maintenant fantômes qui dépendaient du travail de ces mines qui ont fermé les unes après les autres.

L’humour est omniprésent mais pas uniquement un humour de comédie, un humour noir grinçant, glaçant, sarcastique, qui fait parfois aussi froid dans le dos. C.J. Tudor nous propose une galerie de personnages mélanges d’atypique et de cliché, et le personnage principal qui mène son enquête ou prépare sa vengeance ne part pas avec les meilleurs atouts mais les siens restent la répartie et la dérision. L’enquête du héros de Tudor nous fait naviguer entre 2 époques, l’adolescence passée dans la petite ville natale d’Arnhill via des flashbacks et le présent où Joe revient sur les lieux d’une enfance malheureuse, harcelée et malmenée à cause de tous les accidents de la vie, provoqués ou non.

Thriller horrifique (à tendance fantastique sur la fin mais c’est un aspect finalement très secondaire) dans la veine de ceux du « Roi de l’horreur », La disparition d’Annie Thorne est un roman très prenant et très agréable à lire, avec ce qu’il faut de suspense, de personnage attachants, d’action et de rebondissements pour en faire rapidement un film, l’univers étant extrêmement visuel. Le twist final n’est pas forcément le tour le plus réussi du roman, mais il reste plutôt anecdotique comparé à la qualité globale du roman.


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