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Katy Keene : Review du premier épisode

Date : 09 / 02 / 2020 à 13h00
Sources :

Unification


Pour ne pas déroger à sa réputation de chaîne spécialisée dans les mièvreries, The CW a décidé d’étendre l’univers télévisuel d’Archie - héros de comics cultissime aux US mais beaucoup moins connu dans notre bonne vieille France - avec ce spin-off mielleux de Riverdale.

J’avais tenté de regarder Riverdale à sa sortie sur Netflix mais au bout de 10 minutes, ça m’avait gavée. J’ai réessayé une autre fois parce que j’avais oublié que j’avais déjà fait une première tentative, mais ça m’a pris la tête au bout de 5 minutes. Après avoir écrit la review de The Chilling Adventures of Sabrina - Part 3 (série - heureusement - développée, produite et diffusée par Netflix), je me suis dit que ce serait bête de ne pas aller voir ce qui se passait à Riverdale, vu que ce n’est pas trop loin de Greendale. Et là, au bout de 3 minutes, je n’en pouvais plus ! Je me dis que je passe peut-être à côté de quelque chose : ça dure quand même depuis 4 ans ! Ceci-dit, The Flash, Supergirl et Legends of Tomorrow durent aussi depuis quelques années… Sans commentaire.

Les Américains raffolent des séries qui mettent en scène des ados boutonneux, ça doit leur rappeler leur jeunesse… Alors, pour notre plus grand malheur, ils en produisent à la pelle. Évidemment, me direz-vous, sur The CW ils ne sont pas boutonneux parce que c’est de la télé et à la télé, tout le monde il est beau. Mais là c’est trop ! Ils ont dépassé les bornes des limites ! Parce que non seulement ils sont tout jolis, tout propres, mais en plus il ne leur arrive que des bonnes choses qui jamais ne nous arriveraient à nous, vulgum pecus de derrière l’écran, et même quand les bonnes choses se transforment en choses moins bonnes, ils sont heureux quand même, parce que d’autres bonnes choses se profilent à l’horizon ! Beuuuuuuurk !!!

Je vous pose le contexte : Katy Keene (Lucy Hale) est la fille de sa maman qui était couturière et, pour perpétuer la tradition familiale, elle passe tout son temps libre derrière la machine à coudre que sa génitrice lui a léguée. Katy est tellement douée qu’elle peut imaginer, découper, coudre et ajuster une superbe tenue de soirée en quelques heures, avec juste trois bouts de chiffon qui trainaient par terre ! J’en profite pour vous rappeler la notion essentielle de ‘suspension de l’incrédulité’ sans laquelle les producteurs d’Hollywood seraient tous devenus paysagistes ou décorateurs d’intérieur.

Mais là n’est pas l’ambition de notre héroïne : Katy Keene rêve de devenir ‘personal shopper’ chez Lacy’s, le grand magasin super chic de New-York (toute ressemblance avec le nom d’une chaîne bien connue n’étant absolument pas fortuite). Sa patronne, ‘le diable qui s’habille en Gucci’ - comme l’appelle son/sa coloc Jorge (Jonny Beauchamp), mieux connu-e dans le monde de la nuit sous le nom de Ginger Lopez - conditionne sa promotion à ses performances commerciales lors de la venue d’un prince européen (mais que les Américains peuvent être nunuches !) qui veut gâter sa nouvelle copine (une roturière, mais quelle horreur !) en lui renouvelant sa garde-robe. On dirait le pitch d’un (mauvais) téléfilm de Noël ; il ne manque plus que le château en Roumanie !

Entre-temps, on découvre l’entourage de KK (vous remarquerez que la prononciation française de ses initiales est à la hauteur de l’histoire) : son homme, Ko Kelly (Zane Holtz - tiens, un autre KK ! ) un bellâtre musclé qui rêve de boxe professionnelle mais qui, en attendant sa chance, travaille comme videur dans la boîte de nuit dans laquelle se produit Jorge/Ginger ; Pepper Smith (Julia Chan), une influenceuse/réseauteuse/commère des soirées new-yorkaises qui a l’air beaucoup trop jeune pour être crédible ; et Josie McCoy (Ashleigh Murray) - vous savez, la Josie des Pussycats - qui espère que sa voix d’ange lui permettra de devenir célèbre. D’ailleurs, à peine arrivée dans la Grosse Pomme, Josie se fait remarquer par un Don Juan bourré de fric qui va lui faire une offre en or. Mais noooooon euh ! Abreuvez-nous d’un peu de suspense avant de nous faire bouffer de la guimauve !!!

J’espère que la suite de ce qui a, pour l’instant, un goût de bluette à l’eau de rose, sera moins décevante. Les Américains, nous le savons, sont capables du pire comme du meilleur. Ils sont aussi capables de transformer un conte de Grimm en slasher alors, avec un peu de chance…

Mais que mes remarques acerbes et frustrées ne vous empêchent pas de vous faire votre propre opinion ; même si c’est super cucul, ce n’est pas entièrement désagréable à regarder. Il ne pourra rien vous arriver de pire que d’avoir envie de vous jeter par la fenêtre… Nan, j’rigole !

Sinon, ne manquez pas Ragnarök sur Netflix : les ados y sont vraiment boutonneux et ils servent à autre chose qu’à faire joli.

EPISODE

- Episode : 1.01 - Pilote
- Date de première diffusion : 6 février 2020 (The CW)
- Réalisateur : Maggie Kiley
- Scénariste : Roberto Aguirre-Sacasa, Michael Grassi

BANDE ANNONCE - EXTRAITS



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