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Zoey’s Extraordinary Playlist : Review 1.01 Pilot

Date : 12 / 01 / 2020 à 11h15
Sources :

Unification


Quand Ce que veulent les hommes (très oubliable remake au féminin de Ce que veulent les femmes) rencontre Glee

Tous les ingrédients de la série formatée à l’hollywoodienne sont là :

- Une héroïne mignonne tout plein : Zoey, super-programmeuse informatique, jouée par une actrice pas suffisamment célèbre pour être trop chère (Jane Levy) ;
- Des célébrités de liste B un peu usées (parce que la série TV ça doit payer mieux que la retraite à points chez Blackrock). Et puis c’est un peu comme lorsque l’on met de la crème fraîche dans les pâtes à la carbonara : ce n’est pas nécessaire, mais c’est meilleur avec ;
- Un drame de la vie : le papa de Zoey (Peter Gallagher) se meurt de la maladie de Charcot et sa maman (Mary Steenburgen) oublie de vivre pour s’occuper de lui : le poncif série-esque qui permet de donner un peu plus de profondeur au personnage principal, tout en attirant l’attention du spectateur sur une terrible dégénérescence neurologique (’Lou Gehrig’s disease’, un problème qui semble beaucoup toucher les Américains, sujet récurrent dans les films et les séries) ;
- Un bon copain de boulot (Skylar Astin) secrètement amoureux de Zoey qui le considère juste comme un bon copain de boulot (sidekick #1) ;
- Une voisine ’bigger than life’ tonitruante mais qui chante bien (Alex Newell) et qui va rapidement devenir la confidente de Zoey (sidekick #2) ;
- Un collègue de travail super sexy aux yeux de biche (John Clarence Stewart) qui est hélas fiancé, mais on sent bien que ça ne va pas empêcher Zoey de tomber amoureuse ;
- Une méga crise invraisemblable qui sert de prétexte à une histoire abracadabrante qui a le mérite d’être un peu originale, en tout cas en ce qui concerne le premier épisode. On risque de s’en lasser si ce n’est pas bien géré par les scénaristes, mais les studios américains sont capables de faire du cheesecake avec de la bouse, alors j’attends la suite avec curiosité.

Le pilote commence dans un coffee shop qu’il m’est arrivé de fréquenter dans mon ancien quartier : l’art de faire - une fois de plus - passer Vancouver pour des lanternes, en l’occurrence ici pour San Francisco. Mais ça on s’en fiche, c’était juste pour me la péter un peu, histoire de célébrer mon retour sur Unif.

Zoey est une nerd de talent qui voudrait devenir la chef de sa petite équipe de nerds dans sa société de nerds. Il faut pour cela qu’elle convainque sa nerd-en-chef (Lauren Graham) qu’elle est la personne idoine. Mais sera t-elle à l’aise dans ce nouveau poste ? s’inquiète sa patronne. ‘Je ne suis à l’aise avec rien, c’est pour ça que je suis devenue codeuse’ répond Zoey. Ça, c’est dit. Le dénouement de cette très palpitante histoire professionnelle à la fin de l’épisode ; je ne veux pas vous spoiler.

Côté perso, Zoey a peur : la maladie de Charcot serait peut-être génétique, alors en est-elle atteinte ? Allez hop ! IRM. Comme elle est un peu claustro, l’opérateur lui propose de mettre de la musique pour ne pas qu’elle panique dans la vilaine machine. Il lance une playlist au hasard sur son ordi, démarre l’IRM et là, la cata : tremblement de terre ! Pas un gros comme en 1906, mais un petit truc suffisamment remuant pour - et là accrochez-vous, le gros délire commence ! - mélanger dans un tour de passe-passe hallucinant (et assez mal écrit, ou réalisé, ou monté, ou les trois) la playlist et l’IRM ! Faut pas chercher à comprendre sinon on arrête tout et on va revoir The Witcher sur Netflix. On recourt donc à la ‘suspension de l’incrédulité’ (’suspension of disbelief’) qui permet de s’asseoir sur son scepticisme le temps que se déroule un truc bien débile qui sert l’histoire.

Résultat : Zoey est maintenant capable - mais pas tout le temps, heureusement, sinon c’est pour le coup que la série serait annulée après trois épisodes - de savoir ce qui se passe dans la tête des gens. ‘Et comment ?’ me demanderez vous. Et bien IRM + playlist + 4,5 sur l’échelle de Richter = la moitié de la ville qui danse sur Help ! des Beatles. Mais pas vraiment, en fait. C’est juste le nouveau super-pouvoir de Zoey qui peut ‘voir’ sous forme de comédie musicale et sur fond de tubes anglo-saxons ce que ressentent ses congénères, ce qui va lui permettre - par exemple - d’aider à résoudre les problèmes des personnages qu’elle va croiser dans ses aventures. Fascinating !

C’est gai, c’est vivant, parfois touchant et ça ne se prend pas au sérieux, bref, tout pour plaire au spectateur américain : un contenu classique dans un emballage relativement novateur et plutôt divertissant.

Mais je me demande quand même :
- Combien de temps vont-ils tenir avec un gimmick aussi délirant ?
- Combien de pays voudront acheter cette série, sachant que pour qu’elle ait un sens, il faudra sous-titrer toutes les chansons ? Les ventes à l’étranger sont une part importante de la survie des séries US et les sous-titres sont parfois rédhibitoires pour les acquéreurs potentiels…
- Où puis-je trouver le numéro de téléphone perso de John Clarence Stewart ?

En attendant de pouvoir vous faire votre propre opinion (si la France achète la série), vous pouvez revoir Glee. Par contre je ne vous recommande pas Ce que veulent les hommes car le processus de transformation de la bouse en cheesecake a eu quelques ratés.

A l’aide, j’ai besoin de quelqu’un !
A l’aide, pas juste de n’importe qui !
A l’aide, tu sais que j’ai besoin de quelqu’un !

A l’ai-ai-aide !
- John Lennon (avec un peu d’aide de Paul Mc Cartney).

ÉPISODE

- Episode : 1.01
- Titre  : Pilot
- Date de première diffusion : 7 janvier 2020 (NBC)
- Réalisateur  : Richard Shepard
- Scénariste : Austin Winsberg

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