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For All Mankind : Review 1.06 Retour au bercail

Date : 26 / 11 / 2019 à 14h30
Sources :

Unification


Propulsé deux ans vers le futur, la fin de For All Mankind 01x05 Into The Abyss posait la première pierre (modulaire) de la base lunaire, non pas Alpha, mais Jamestown le 12 octobre 1973 pour y accueillir Apollo 21.
For All Mankind 01x06 Home Again déplace à nouveau le curseur d’un an vers le futur, au 24 août 1974, tandis qu’Apollo 23 s’apprête à décoller… et que trois astronautes stationnent en permanence sur la base lunaire étatsunienne. En la circonstance : Edward Baldwin, Gordo Stevens et… l’afro-américaine Danielle Poole !
Mais une catastrophe se produit : juste avant le décollage, Apollo 23 explose avec son lanceur Saturn V et la tour de lancement. Douze hommes périssent dont Gene Kranz (le directeur du centre spatial Johnson), tandis que les trois astronautes en partance s’en sortent miraculeusement grâce à l’éjection (via la tour de sauvetage) de leur module de commande (qui se pose sur la plage et non sur l’océan).
Le centre de commande de Houston est sous le choc, tout comme l’opinion publique. Le programme spatial automatisé est suspendu durant plus de deux mois, le temps de déterminer l’origine de la catastrophe, tandis que le personnel d’Apollo 22 stationné sur la Lune est privé de relève. Il y poursuit néanmoins ses activités de maintenance et ses expériences scientifiques, tout en étant régulièrement approvisionné par des fusées automatisées non habitées.
L’enquête sera diligentée tambour battant par un administrateur spécial de la NASA, Harold Weisner, homme politique à la solde de Ted Kennedy, ainsi que par un agent non moins spécial du FBI, à savoir Gavin Donahue. La commission d’enquête aura pour mission de fournir un rapport, dans le but de désigner d’éventuels responsables et surtout d’éviter que pareille catastrophe ne se reproduise...

Après avoir consacré un épisode à l’aventure humaine, à l’ultime frontière infra-lunaire, au dépassement de soi... aiguillonné par le stress implacable d’une course à l’espace sans répit entre les deux puissances dominantes de la Guerre froide... For All Mankind s’accorde une pose introspective et diachronique. Un tragique accident – inévitable dans le monde de The Right Stuff – est toujours l’occasion de faire un bilan… trois ans après la découverte de glace exploitable sur la Lune et l’exploit séléno-spéléologique de la première femme américaine (Molly Cobb).

Conformément à la conscientisation militante de la série, le pointage de milieu de saison a de quoi mettre notre timeline minable :
- la Guerre du Viêt Nam a pris fin cinq ans plus tôt sans infliger d’humiliation aux USA (ce qui aurait logiquement dû conduire Richard Nixon à se faire réélire haut le main en 1972, sans avoir besoin d’en passer par la case triche du Watergate...) ;
- l’ultra-progressiste troisième frère Kennedy, Edward Moore dit Ted, s’est fait élire à la présidence en 1972, exorcisant la malédiction qui avait frappé John Fitzgerald le 22 novembre 1963 et Robert Francis le 6 juin 1968 ;
- deux bases permanentes sont désormais implantées sur la Lune, à savoir Jamestown sous pavillon US depuis 1973 (un an déjà), et tout récemment Zvezda (qui veut dire "étoile" en russe) sous bannière soviétique (cette dernière a été également établie en bordure du cratère Shackleton, à 13 km au nord-ouest de sa rivale, c’est d’ailleurs la première fois que des équipages américains et russes stationnent simultanément sur la Lune) ;
- et surtout – car c’est bien le plus important selon la grammaire de la série – une loi d’égalité homme-femme est en passe d’amender la constitution américaine (sous les vivats orgasmiques de toutes les femmes de la nation !) au terme d’une campagne ayant déjà conduit 37 états à l’adopter (y compris l’Illinois dont le gouverneur est pourtant républicain).

Oui, les Soviétiques auront posé le premier pas sur la Lune en 1969 (Alexeï Leonov), ils y auront ensuite envoyé la première femme (Anastasia Belikova)...
Mais, émulation oblige, les USA ont finalement pris leur revanche à partir de 1971, en étant les premiers à y découvrir de l’eau (solide), puis en y construisant la première base lunaire (habitée en permanence dès 1973), et enfin, en y envoyant le·la premier·ière astronaute non-blanc·che (Danielle Poole).

Suite à l’explosion au sol d’Apollo 23, la première hypothèse qui s’impose évidemment aux autorités est un sabotage du KGB. Sauf que comme For All Mankind n’est pas un James Bond moorien (Roger) des seventies mais une série moorienne (Ronald Dowl) de 2019, il apparaîtra bien vite que la cause était accidentelle : une valve de remplissage défectueuse. En somme, un bis repetita et un hommage (explicte) à la tragédie d’Apollo 1 ayant emporté dans la mort Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee… alors sous la responsabilité du directeur de vol Gene Kranz… dont le trépas ici ne sera pas dû à un hasard mais à une malice scénaristique emphatisant l’ironie du destin.

For All Mankind 01x06 Home Again focalise toute son attention sur des interactions directement en prises avec le contexte socio-politique de ces seventies alternatifs… quoique en partie réinterprétés par l’entendement d’aujourd’hui.

Toute l’ambition d’écriture se révèle dans les retrouvailles forcées entre Madison et von Braun.
Suite aux révélations de la commission parlementaire de 1969 sur la compromission du génial savant allemand avec le nazisme, Margo l’avait brutalement et viscéralement rejeté de son cœur. Une réaction outrageusement dogmatique (faisait les frais des leçons de bienpensance de la série) étant donné que Wernher fut non seulement le catalyseur et le mentor de la jeune femme depuis son enfance (et à l’origine de son affectation pionnière en salle de commande de Houston), mais également le recruteur (pour le programme des missiles Redstone dans les années 50), le collègue et le plus proche ami de feu son père.
Alors pour avoir la possibilité de la revoir et lui reparler, Wernher en sera donc réduit à conditionner à une remise en main propre à Margo son rapport technique sur les causes réelles de l’explosion du lanceur Saturn V (dont il est le créateur). Ce qui impliquera une visite contrariée à Huntsville, Alabama. Un choix narratif hautement référentiel tant il est chargé d’Histoire militaire et scientifique, pour avoir notamment abrité une base presque aussi mythique que celle de la Zone 51, ainsi que l’United States Army Materiel Command, la Missile Defense Agency, l’Army’s Aviation and Missile Command, et... le centre Marshall Space Flight de la NASA.
Durant une très longue conversation à multi-niveaux, se situant à la fois sur les terrains de l’attraction-répulsion et du rapport de force, mais également de la confession et de la rédemption, ainsi que du relativisme et de la stratégique machiavélique, Wernher von Braun finira renversera totalement la perception voire le paradigme de Margo Madison envers ses rancœurs/rancunes, ses certitudes et ses (nombreux) jugements de valeurs ! Une sensation flirtant avec le The Man Form Earth d’un Jerome Bixby/Richard Schenkman (2007).
Par-delà les citations bibliques (parabole des 70x7 pardons, Galates 6:7…) transformées en torpilles argumentaires, l’héroïne endurera de traumatisantes révélations sur l’implication de son défunt père dans le Projet Manhattan (physicien de la matière recruté par Robert Oppenheimer, ayant travaillé avec John von Neumann sur la compression du noyau de plutonium pour lui faire attendre sa masse critique, et sans qui Fat Man – ayant atomisé Nagasaki – n’aurait pas été possible). Il ne s’en remit jamais, expliquant sa distance envers sa fille, et le disputant à von Braun en criminalité de guerre.
C’est aussi une leçon de maturité et de realpolitik que l’Allemand prodiguera à Margo en lui dévoilant les véritables résultantes de son rapport, à savoir l’origine bassement électoraliste de l’explosion d’Apollo 23 ! Ted Kennedy aurait en effet "acheté" le ralliement du gouverneur républicain de l’Illinois à son amendement sur l’égalité homme-femmes... en réattribuant à une entreprise sous-qualifiée de son état, Kirkland Aerospace, la fabrication de la valve défectueuse. Ainsi, quoique engendrée par la contribution non figurative d’astronautes féminines dans la course lunaire, la grande et belle avancée sociale et politique tant valorisée par cet épisode n’aura été possible que par une forme de corruption émanant du plus progressiste (mais également du plus magouilleur) des Kennedy, ayant pour cela révisé à la baisse depuis 1973 les exigences de sécurité de la NASA. Evitant l’écueil propagandiste d’idéaliser par principe l’élu de l’aile gauche du Parti démocrate, et démontrant ainsi sans ambages que For All Mankind n’est pas une hagiographie naïve…
Puis, anticipant sans faille le sort qui attendait fatalement un apport incriminant directement le POTUS ("l’animal politique" Harold Weisner allant fatalement l’enterrer par voie de la classification secret défense), von Braun offre finalement à son ancienne élève les clefs pour en retirer un profit personnel (moyennant la conservation d’une copie du dossier à destination de la presse). En l’occurence, recevoir la promotion que son excellence scientifique méritait, sachant qu’elle aura été évincée (durant le teaser de l’épisode) du poste de première femme directrice des vols de la NASA au profit d’une technocrate parachutée tardivement, Irene Hendricks.
Enfin, Margo se retrouvera contre toute attente dans la peau de Wernher lorsqu’elle croisera la route de la jeune Aleida (la fille de l’agent d’entretien latino immigré, Octavio Rosales), faisant ses devoirs d’écolière derrière les vitres surplombant la salle de contrôle… et faisant déjà montre de belles aptitudes en mathématique. À la manière d’un passage de témoin ou d’une transmission de flambeau, elle lui cèdera la règle de calcul que lui avait léguée auparavant son propre mentor, et elle la prendra sous son aile pour l’inspirer et la guider vers l’astronautique… Dès lors, ces scènes apparemment HS consacrées depuis le pilote de la série à une famille d’immigrés latinos prendront rétrospectivement tout leur sens, tel un pied de nez à la politique anti-migratoire de Donald Trump.
Impossible de ne pas détecter dans cette structure narrative un parallèle (conscient ou inconscient) avec certains ressorts pregnants de la série Star Trek Deep Space 9 dans laquelle Ronald D Moore s’était beaucoup impliqué. Von Braun tient en quelque sorte ici la fonction de Gul Dukat ou de Garak (selon la perspective), et Margo Madison celle de Kira Nerys… tandis que les exhumations déstabilisantes du passé familial et des coulisses politiques renvoient directement au mémorable ST DS9 06x17 Wrong Darker Than Death Or Night.

Parallèlement, le special agent Gavin Donahue du FBI continue de mener son enquête sur les causes de l’explosion, et même si la thèse de l’accident est désormais clairement admise (une valve défectueuse), des enquêtes personnelles se multiplient jusqu’à s’étendre à la vie privée du personnel…
C’est désormais Larry Wilson qui est sur le grill, soupçonné d’être homosexuel, et de fréquenter un club du quartier Montrose de Houston, le Bayou Landing, prétendument fréquenté par les gays, les communistes, les Européens et les artistes (un anachronique inventaire à la Prévert de charges semblant sortir de l’esprit de Joseph McCarthy, mais avec vingt ans de retard, comme si le flower power et le summer of love n’avaient laissé aucune emprunte sur cette ligne temporelle...).
Dans la culture LGBTIQ+, on parle de lavender dating, de front dating, finalement de lavender marriage pour désigner une union de convenance (ou union à orientations mixtes) destinée à couvrir officiellement (face à une société discrimintoire) les orientations non hétérosexuelles de l’une ou des deux partie(s). Le(s) partenaire(s)-alibi(s) étant alors qualifié(s) de beard(s).
Et c’est ainsi que depuis plusieurs épisodes, Larry Wilson apparaît comme le beard d’Ellen Waverly (et inversement).
Sous couvert de lutte contre des secrets inavouables (qui pourraient théoriquement constituer en pleine Guerre froide et course à l’espace autant de moyens de pression ou d’opportunités de chantage pour le KGB sur les employés de NASA, soit un security risk), c’est bien une chasse aux sorcières (drumhead) contre l’homosexualité au sein de l’administration-vitrine NASA que le FBI semble vouloir engager. Et à l’idée de devoir à son tour mentir à l’agent Gavin Donahue (un crime fédéral) au risque sinon d’être exclue du programme spatial, cette perspective conduira l’astronaute Ellen Waverly à interroger son orientation sexuelle (simple passade ? puérilité ? maladie ?).
Malgré tout, en pleine Guerre froide, question paranoïa, on aura vu bien pire. Car si l’objectif du FBI avait vraiment été d’exposer ce lavender dating, Larry n’aurait pas été aussitôt relâché pour aller tranquillement accorder ses violons avec Ellen.

Après les combats féministes (au mérite paradoxalement zappé par une insolente accélération de l’Histoire), la conscientisation SJW de For All Mankind cible désormais les gays et leur condition dans les seventies. C’est en soi louable.
Malheureusement, le contraste entre les deux "causes" pourrait jurer… Car, quitte à caricaturer un peu, il serait tentant de répondre ironiquement à Ronald D Moore que dans la mesure où il a suffi qu’une femme ou deux aillent sur la Lune pour faire gagner plus de quarante laborieuses années de luttes féministes en entériant aussi bien de jure que de facto en seulement quatre ans l’égalité hommes-femmes, pourquoi ne pas avoir également envoyé dans cette timeline un gays ou deux sur la Lune afin de guérir en une poignée d’années l’humanité de tous ses problèmes d’homophobie ?
La Lune serait-elle devenue la baguette magique du progrès social selon l’évangile de For All Mankind ?

En outre, comment expliquer le peu de visibilité (tokéniste et/ou communautariste) accordée on screen aux conséquences de la primeur lunaire de l’afro-américaine Danielle Poole ? Car dans la mosaïque polymorphe du mouvement des droits civiques étatsuniens au début des années 70, c’était bien la communauté noire qui était à la fois la plus pénalisée… et la plus revendicative. Par conséquent, de toutes les premières historiques alignées par ce programme Apollo alternatif, c’est bien le cas de Danielle Poole qui aurait dû être le plus médiatisé et le plus impactant systémiquement ! Or pourtant, c’est à peine si la série s’y attarde...
Sans présumer de ce que la suite pourrait mettre en scène à ce propos, il y a comme une géométrie variable dans l’intersectionnalité de For All Mankind. Tout en en élargissant le "tableau de chasse" à chaque numéro – pour désormais y inclure les discriminations envers l’homosexualité, la complaisance étastunienne envers les anciens nazis, et les collusions coupables entre politiques et industriels (mais qui trop embrasse mal étreint) –, la condition féminine semble toutefois bénéficier d’un régime de faveur, à croire que les auteurs sont surtout les éponges des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc.

Dans le cadre d’un échange téléphonique entre Richard Nixon et Ted Kennedy, le premier conseille à son successeur de ne pas laisser les deux équipages (américains et russes) entrer en contact, tandis que le second annonce à son prédécesseur l’avoir gracié pour l’affaire du Watergate.
Si techniquement, le deep fake est toujours au top... psychologiquement, il laisse en revanche cette fois à désirer ! Car non seulement, Nixon n’exprime aucune gratitude, mais en sus, il insulte grossièrement Kennedy pour son geste, se prétendant indifférent à ladite grâce (voire même offensé par elle). Ce qui ne respecte guère la personnalité de Richard Nixon… Dans le monde réel, celui-ci fut à l’inverse très reconnaissant à Gerald Ford pour son pardon présidentiel.
Une fois de plus, emportés par leur croisade démonstrative contre le populisme et les rednecks, les showrunners de For All Mankind confondent assez grossièrement (et un peu trop commodément) Richard Nixon et Donald Trump…
Plus généralement, se pose la question de la compatibilité entre le scandale du Watergate et la victoire d’un candidat démocrate aux élections de 1972… Des causalités laissées à l’imaginaire des spectateurs mais qui auraient gagné à être détaillées.

Au chapitre des limites de représentation, il serait également possible de déplorer une certaine hétérogénéité dans la contextualisation lunaire. Si les sorties en combinaison à la surface font l’effet d’être directement extraites d’images d’archives, la faible pesanteur lunaire ne semble pas autant s’appliquer à l’intérieur du module d’habitation de la station Jamestown ! Un simple détail visuel certes, car hormis la scène où Danielle sort de la douche, la mobilité des astronautes demeure largement limitée par leurs activités de précision ou leurs nombreux échanges en vidéophonie avec la Terre. Malgré tout, à ce stade de la turbo-chronologie, aucune technologie de rupture – de type gravité artificielle – ne pourrait expliquer que la pesanteur à l’intérieur de la base lunaire s’apparente à celle de la Terre.

Malgré la perpétuelle projection de la doxa contemporaine, chaque épisode demeure formellement enraciné dans la culture populaire de l’époque – quand bien même alternative – à laquelle il est supposé se dérouler. Ici, à force de voir en boucle les six premiers épisodes de The Bob Newhart Show (une sitcom très populaire lancée en 1972 sur CBS et mettant en scène avec décalage un psychiatre, Bob, et son entourage Emily, Howard, Jerry, et Carol), les trois astronautes d’Apollo 22 en ont adopté les idiosyncrasies (notamment un « Hi Bob » en toute occasion).
En dépit de la gravité tonale, l’humour s’invite donc par la petite porte. Par exemple lorsque, à chacune de leur communication distante, l’un des astronautes du couple Stevens (Gordo ou Tracy) laisse ou fait retentir une chasse d’eau à proximité, tel un running gag cristallisant la suspicion d’adultère de l’autre...

La scène par laquelle s’achève l’épisode est un petit bijou de poésie, mariant la fragrance de l’ère Apollo-Soyouz et la nostalgie des années hippies... pour accoucher du frisson uchronique.
Fidèle aux images d’archives des missions Apollo 11-17 de notre Histoire qui auront successivement mis à l’honneur six binômes d’astronautes "galopant" et "sautillant" sur la Lune (du fait de sa faible gravité), For All Mankind 01x06 Home Again conclut par la ballade émerillonnée de Gordo, premier humain à poser ses yeux sur la virginité de nombreux paysages sélénites (à la manière de Mark Watney pour Mars dans The Martian de Ridley Scott)… au rythme du mythique Drift Away de Dobie Gray, sorti justement en 1973 (soit un an avant ces événements alternatifs) et magnifiant admirablement la scène (la BO de la série étant décidément chirurgicale).
Voilà qui pourrait tenir d’une reconstitution intradiégétique des archives spatiales de notre réalité (en image HD d’un réalisme absolu)… si ce n’est que dans les dernières secondes, un signal lumineux rouge transperce soudain l’éternelle immobilité lunaire ! La base russe s’esquisse à l’horizon, et avec elle, autant de promesses contrefactuelles
Par sa force envoûtante, cette scène conclusive s’érige en pierre de touche, conditionnant et (re)définissant à elle toute seule l’impression que laissera in fine l’épisode aux spectateurs.

La vitrine woke et l’incontinence pro domo sua de For All Mankind 01x06 Home Again sont une nouvelle fois sublimées par une justesse socio-psychologique, une lucidité politique... et l’appel de la Hard-SF aussi irrésistible que celui de Cthulhu.

ÉPISODE

- Episode : 1.06
- Titre : Home Again (Retour au bercail)
- Date de première diffusion : 22 novembre 2019 (Apple TV+)
- Réalisateur : Sergio Mimica-Gezzan
- Scénariste : Stephanie Shannon

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