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Le Roi Lion : La critique

Date : 11 / 07 / 2019 à 18h00
Sources :

Unification


Le roi lion est une véritable révolution numérique qui adapte le célèbre dessin animé éponyme en images de synthèse ultras réalistes.

Le jeune Simba doit hériter du royaume des lions à la suite de son père. Suite à un accident tragique, il va quitter son pays, mais revient plus tard adulte, afin de retrouver ses droits.

Le scénario de Jeff Nathanson est vraiment très fidèle à l’œuvre l’originale. Seule la fin a été un tout petit peu modifiée.

On y retrouve aussi toutes les chansons emblématiques qui ont enchanté des générations de spectateurs et la magnifique musique d’Hans Zimmer qui a fait du dessin animé un succès planétaire.

Lorsqu’on découvre le film de Jon Favreau, qui avait déjà réalisé le remarquable Le livre de la jungle, on est ébloui par les images présentées.

Très rapidement, on ne voit plus aucun problème au fait que la plupart des animaux parlent et chantent. Ils sont tous tellement bien réalisés que leur attitude colle parfaitement aux sons qu’ils émettent. Les diverses rencontres, les personnages innombrables, et même la faune microscopique ont un rendu réaliste impressionnant.

Mais là où on change complètement de dimension est le fait qu’aucune image du long métrage n’est vraie. Tous les paysages, le ciel, l’eau, la terre sont des images de synthèse. Et c’est absolument bluffant ! Tellement, que le reproche que l’on fait souvent aux images de synthèse sur leur vieillissement précoce ne peut plus s’appliquer. En effet, on ne peut plus différencier la réalité de la fiction, ce qui fait que l’œuvre sera toujours aussi belle dans 50 ans qu’aujourd’hui.

Il paraissait difficile de donner une patine réaliste à des scènes célèbres, comme la débandade des gnous. Et pourtant, non seulement elle fonctionne, mais happe le spectateur d’une façon spectaculaire le laissant pantelant à l’issue de la séquence. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que le film soit interdit aux moins de 6 ans tant le réalisme des scènes pourrait traumatiser les plus jeunes.

D’ailleurs, tout fonctionne impeccablement. Il n’y a aucune fausse note et le film se révèle être d’une force immense. On en prend clairement plein les yeux et on vit un moment de bascule du cinéma. Car après avoir vu le long métrage, on ne pourra assurément plus regarder un film sans se demander la part de réalité et de prise de vue réelle qui compose celui-ci.

Les acteurs sont tous très bons et entonnent avec enthousiasme les différents titres de la bande originale. Nul doute que le doublage français soit à la hauteur, le soin mis par Disney dans cette production ne laisse aucune place au hasard.

L’émotion ressentie en découvrant les aventures du lionceau est toujours intacte. Que l’on connaisse l’œuvre par cœur, ou qu’on la découvre à l’occasion du film, tout le monde ne peut qu’adhérer à la proposition cinématographique faite et à la maîtrise impressionnante de Jon Favreau sur sa mise en scène.

Outre de nombreuses péripéties, et des personnages avec des caractères bien marqués, manipulateur pour Scar, enjoué pour Pumbaa, insouciant pour Timon, sagace pour Rafiki, inquiet pour Zazu... le film est, de temps en temps, à la limite du documentaire animalier. En effet, il présente une faune fantasmée, aux comportements véridiques, dans laquelle des communautés d’animaux peuvent se côtoyer et interagir ensemble.

Le roi lion est un chef d’œuvre du numérique. Une révolution au service du cinéma et d’une œuvre remplie de belles valeurs. C’est un voyage envoûtant au cœur d’un pays fascinant et de ses animaux plus vrais que nature.

Avec une réalisation impressionnante, une véritable âme insufflée aux protagonistes et des images d’une beauté saisissante, on ne sort pas indemne de cette rencontre avec le roi lion. Et si certains peuvent reprocher le trop grand anthropomorphisme d’animaux qui ont une apparence tellement réelle, les montrer de la sorte est aussi un levier extrêmement puissant pour faire prendre conscience de la fragilité d’un certain nombre d’espèces présentées dans l’histoire. Et de la nécessité de se battre pour éviter que dans les années à venir, seules les images de synthèse puissent montrer une faune qui a disparu.

Spectaculaire et éblouissant.

IA

Après les sorties successives de Toy Story 4 et Spiderman Far from Home, Walt Disney poursuit sa conquête du box-office de l’été avec la version live action ultra attendue du Roi Lion, un de ses dessins animés les plus aimés, mais aussi réussis de son catalogue.

L’introduction du film donne le ton, en reprenant plan par plan celle du dessin animé. Elle impressionne par le degré de réalisme des animaux et des paysages africains, pourtant intégralement générés par ordinateur. Il n’y a pas un pixel qui dépasse ou un mouvement saccadé, à tel point qu’on a l’impression de regarder un documentaire animalier, à la différence près que les animaux parlent. Du point de vue visuel, c’est une claque qui fera date. Par contre, il faut le temps de quelques scènes pour se faire à ces dialogues où les animaux n’ont pas d’expressions faciales cartoonesques. Passé ce cap, on se laisse prendre par la magnifique histoire shakespearienne que la plupart de ceux découvrant le film connaissent déjà par cœur. On ne peut qu’envier tout ceux parmi les adultes, s’ils existent, découvrant l’histoire pour la première fois. Les plus jeunes seront sans aucun doute captivés, mais aussi quelque peu terrifiés par certaines scènes du film.

Au jeu des sept différences, on peut déjà dire que la trame du film est quasi identique à celle du dessin animé, donc il n’y a vraiment pas de quoi être surpris. Si le réalisme enlève la fantaisie de certaines scènes, comme dans la séquence de Je voudrais déjà être roi, il renforce par contre la violence et l’aspect dramatique de la débandade des gnous. De même, le parti pris consistant à ne pas faire d’anthropomorphisme nous présente un Scar avec un physique assez différent de celui du dessin animé, mais toujours aussi charismatique . Autre effet surprenant du parti-pris réaliste, celui de renforcer l’aspect comique, notamment lors des apparitions du duo comique délirant qu’est celui de Timon et Pumba. C’est d’ailleurs au niveau de l’humour que le film prend le plus de liberté pour un résultat qui fonctionne merveilleusement bien.

Si la chanson chantée par Scar voit son orchestration totalement modifiée pour un résultat très réussi, toutes les autres sont fidèles aux originales. L’incroyable bande son orchestrale de Hans Zimmer est enrichie par de nouvelles orchestrations avec brio et se laisse de nouveau savourer avec délectation. L’ajout d’une chanson inédite (chantée par Beyonce en version originale), est par contre très anecdotique et n’est clairement pas au niveau de toutes les autres. Enfin, L’amour brille sous les étoiles est bizarrement chantée en plein jour, ce qui frappera sans doute beaucoup de spectateurs, avec de surcroît un mixage sonore écrasant la voix des deux chanteurs (Rayane Bensetti et Anne Sila) pourtant très convaincants.

Par rapport à la fidélité aux répliques originales, ceux connaissant le dessin animé dans sa version française par cœur auront parfois du mal à faire abstraction de quelques changements dans certaines répliques dramatiques emblématiques. De même, il faut avouer que la voix emblématique de Jean Reno n’est plus la même et a vieillie, même si on retrouve à quelques reprises les intonations initiales. La plus grosse réussite est le doublage de Timon et Pumba par Alban Ivanov et Jamel Debbouzze : ils apportent une dose de fantaisie et de fraîcheur qui permet de renforcer l’aura de leurs personnages déjà formidablement réinventés. Ces derniers, tout, comme Rafiki sont ceux pour qui il y a eu une volonté manifeste d’étoffer le background, offrant une vraie plus-value par rapport au dessin animé.

Il paraît en fait difficile de donner une appréciation qui ne soit pas uniquement subjective sur le film. Doit-on le voir comme un hommage, remake ou une entreprise opportuniste pour rafler une mise stratosphérique au box-office ? En fonction de votre degré d’attachement au dessin animé, mais aussi de vos attentes, le plaisir que vous prendrez à voir le film ne sera pas le même. En l’état, le spectacle reste suffisamment puissant pour se laisser de nouveau emporter par la magie de sa magnifique histoire. Si cette version live action ne ravira pas la place du dessin animé dans le cœur des fans, elle peut se voir par contre comme un complément au rendu technique éblouissant qui augure une nouvelle ère dans l’utilisation des effets spéciaux numériques dans le 7ème art.

AN

SYNOPSIS

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 58
- Titre original : The Lion King
- Date de sortie : 17/07/2019
- Réalisateur : Jon Favreau
- Scénariste : Jeff Nathanson d’après l’œuvre de Irene Mecchi, Jonathan Roberts, Linda Woolverton
- Interprètes VF : Rayane Bensetti, Anne Sila, Jamel Debbouze, Alban Ivanov, Jean Reno, Juliette Degenne, Sébastien Desjours, Daniel Kamwa
- Interprètes VO : Donald Glover, Beyoncé Knowles-Carter, Billy Eichner, Seth Rogen, James Earl Jones, Alfre Woodard, John Oliver, John Kani
- Photographie : Caleb Deschanel
- Montage : Adam Gerstel, Mark Livolsi
- Musique : Hans Zimmer
- Décors : James Chinlund
- Producteur : Jon Favreau, Jeffrey Silver, Karen Gilchrist pour Walt Disney Studios Motion Pictures USA, Fairview Entertainment
- Distributeur : The Walt Disney Company France

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

Le roi Lion



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