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X-Men - Dark Phoenix : La rencontre avec l’équipe du film

Date : 28 / 04 / 2019 à 13h15
Sources :

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Lors de la promotion du film X-Men : Dark Phoenix, le réalisateur Simon Kinberg, les comédiens Sophie Turner, Michael Fassbender et Jessica Chastain, ainsi que le producteur Hutch Parker sont venus donner une conférence de presse.

Voici la retranscription des échanges qui ont eu lieu. Vous pouvez aussi en visualiser la vidéo en fin d’article.

Le film sort en salle en France le 5 juin 2019.

- SITE OFFICIEL

Quelle est l’histoire que vous voulait dire ?

Simon Kinberg : C’est l’histoire des comics éponymes. Je suis tombé amoureux du personnage de Jean et le personnage de Phœnix et fascinant. Tous les fans l’aiment. Jean perd la tête et son pouvoir affecte tout le monde. Les amis comme les ennemis se mettent à se comporter différemment. Le film pose aussi la question que l’on peut retrouver avec l’addiction, la drogue ou d’autres éléments du même type qui touche quelqu’un que l’on connaît. Il interroge sur le fait que quand les gens sont proches de vous, quand est-ce que l’on cesse de vouloir les sauver ?

Je voulais montrer comment le personnage souffre et fait souffrir d’autres personnes. C’est un film intime. Je voulais vraiment que l’on sente le combat de l’héroïne. C’est un film plus naturaliste qui est fondée sur la réalité. Je ne voulais pas simplement avoir que des acteurs qui jouent devant un écran vert. Je leur ai donné de vraies scènes pour exercer leurs vrais supers pouvoirs, celui de jouer formidablement.

Comment avez-vous approché votre personnage ?

Sophie Turner : Dans mon idée du protagoniste, je ne voulais pas l’approcher en me disant que c’était une héroïne. C’est le rôle d’une femme qui souffre vraiment beaucoup et qui a un problème. Je voulais lui donner une présence très humaine. C’est une approche comme celle d’une maladie mentale, d’une schizophrénie ou d’une personnalité multiple. Je ne voulais pas en faire un personnage qui arrive et qui est plus grand et plus fort que tout. Je voulais lui apporter de l’honnêteté et de l’humanité.

Jessica Chastain, vous avez une carrière cinématographique éclectique. Pourquoi avez-vous voulu rejoindre le film ?

Jessica Chastain : Je voulais travailler avec l’équipe du film. J’aime travailler sur le genre. J’avais envie de collaborer avec toutes ces personnes. Je me suis senti comme invitée chez des amis qui collaborent ensemble depuis longtemps.

J’aime beaucoup l’histoire. Il y a beaucoup d’émotions dedans. Il s’agit d’une jeune fille qui a honte de ses pouvoirs et ne sait pas les maîtriser et qui va finir par être aidée par l’amour.

Qu’est-ce que ce rôle vous a apporté ?

Jessica Chastain : Je n’ai jamais exploré le rôle d’un être surnaturel. Cela m’a permis d’être à la fois une énergie humaine formidable et puis autre chose, donc deux personnages différents.

J’ai été très inspirée par Terminator 2 avec le jeu stoïque d’Arnold Schwarzenegger.

Les combats sont très élégants. Est-ce que les cascadeurs ont travaillé avec des danseurs pour les chorégraphies ?

Simon Kinberg : Il y a beaucoup d’action spectaculaire. Mais le film est avant tout basé sur les personnages. Et je voulais que l’action soit l’expression de la personnalité de chacun d’entre eux. Les scènes d’action devaient refléter aussi leurs états émotionnels.
J’ai parlé avec le réalisateur adjoint et avec les coordinateurs des cascades. Il était très important d’avoir de l’émotion et pas simplement de l’action.

Est-ce qu’il s’agit de la conclusion de la saga des X-Men ?

Simon Kinberg : Il ne s’agit pas d’une conclusion, mais d’une combinaison de plusieurs films. C’est le climax de ce cycle particulier, mais pas une fin.

Pouvez-vous nous dire quel est le meilleur moment que vous avez eu pendant le tournage ?

Simon Kinberg : Sophie et Jessica ont joué un tour à Michael. Elles ont fait un très bon boulot. Elles l’ont fait danser sur la Macarena.

Michael Fassbender : J’aime les grenouilles. J’aimais les observer dans la mare. Mais je ne les ai pas mangées.

Comment avez-vous développé votre personnage ?

Michael Fassbender : Au début, je le voyais comme le gourou d’un culte. Lors de ma première conversation avec Simon, j’ai évoqué le fait que je pouvais porter une robe, la notion de culte et j’ai senti que Simon était très anxieux au téléphone. Mais en fait, on n’a pas du tout fait cela, bien que je l’aie imaginé au début.

Qu’est-ce que cela fait de jouer avec Sophie ?

Michael Fassbender : Cela a été un vrai plaisir d’accueillir toute cette jeunesse sur le plateau. Dans la plupart des scènes avec Sophie, j’étais bluffé par sa précision et sa technique quand elle recourt à son cœur émotionnel à chaque prise. Ce n’est vraiment pas facile à faire, de se remettre sans arrêt d’une telle façon dans son personnage, car on est souvent interrompu et qu’il y a pleins de choses qui se passent sur un tournage.

Sophie Turner : J’ai payé Michael pour dire cela !

Comment avez-vous interprété ce rôle ?

Sophie Turner : J’ai regardé les films précédents. Ici, il s’agît d’une revisitation de X-Men : L’Affrontement final. Mais c’est un film très différent, beaucoup plus réaliste et émotionnel. On peut aussi le voir sans connaître aucune des autres œuvres. Il n’y a pas besoin de référence pour l’apprécier. Cela ne m’a pas finalement vraiment aidé de voir les autres films X-Men, mais on m’a beaucoup donné de conseils. Je suis venue sur celui-ci très préparée afin de devenir le Dark Phœnix.

Il y a une scène où l’un des personnages dit que comme il y a beaucoup de femmes présentes, ils ne s’appelleraient plus les X-Men, mais les X-Women. Pourquoi avoir mis cette réplique et est-ce que cela a donné des idées au producteur ?

Hutch Parker : Cela donne des idées en tant que producteur. Ces dernières années, il y a beaucoup de leaders féminins qui ont émergé. On voit plein d’actrices dans des rôles féminins forts. C’est très drôle quand elle dit cette réplique. Elle est importante, car très signifiante à l’heure actuelle. Dans le scénario, on le voit très bien avec les personnages féminins.

Il y a plein de nouveaux questionnements. Comme par exemple le professeur X, avec ses choix, sa philosophie, son idée de la vengeance. Et puis, on peut se poser la question de « Avec les meilleures intentions du monde, fait-on vraiment le bien pour tous ? »

Il y a aussi la thématique du pouvoir qui est bien mise en lumière dans le scénario. Chaque personnage doit accepter ce qu’il est, ce qu’il fait, et les conséquences de ses actes. C’est un film dans lequel les personnages évoluent et sont différents à la fin par rapport au début.

Est-ce que c’est amusant de produire les X-Men ?

Hutch Parker : C’est une aventure incroyable. Et puis, il y a aussi l’impact de Simon qui est là depuis le début, qui a été scénariste et producteur et qui est, pour la première fois, réalisateur sur un long métrage de la saga. Il y a la richesse du matériel que nous avons à notre disposition, la qualité des acteurs, la production avec une recherche visuelle incroyable. C’est une aventure que je chérirais toute ma vie.

Pour revenir sur une des questions précédentes, mon moment préféré, c’est le premier jour de tournage. Ce premier jour est toujours un miracle. C’est formidable de se retrouver devant l’équipe qui est réunie et de voir pour la première fois Simon en devenir le réalisateur.

Est-ce que ce ne serait pas le premier film Nietzschien de la série des X-Men ?

Simon Kinberg : Ce film est le moins en noir et blanc de toute la série des X-Men. Il pose la question de la moralité et de l’Humanité de façon complexe. On montre généralement des superhéros gentils qui se battent contre les méchants. Mais à notre époque, ce n’est plus si simple. Les méchants peuvent devenir des héros et vice-versa. Le film est un reflet de notre époque. Il explore encore plus la notion de bien et de mal.

D’après ce qui a été montré, vous ne semblez pas avoir gardé la dimension cosmique du personnage, mais plutôt celle humaine. Pourquoi ?

Simon Kinberg : C’est un film sur l’humanité et l’émotion et moins sur le surnaturel et le cosmique. Le cosmique, c’est une loupe qui montre les tourments que l’héroïne a en elle et comment elle a supprimé les souvenirs douloureux de son enfance en elle. Cela montre comment cette force la déchire et, à la fois, la libère.

VIDÉOS

Rencontre avec le réalisateur Simon Kinberg, Sophie Turner, Michael Fassbender, Jessica Chastain et le producteur Hutch Parker :


Bande annonce :


GALERIE PHOTOS

Conférence de presse X-Men Dark Phoenix



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