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Dumbo : La rencontre avec Tim Burton et Eva Green

Date : 26 / 03 / 2019 à 12h00
Sources :

Unification


Lors de la promotion du film Dumbo, le réalisateur Tim Burton et la comédienne Eva Green sont venus donner une conférence de presse. Un grand merci à Disney pour avoir invité Unification à assister à cette rencontre passionnante.

Voici ci-dessous la retranscription des échanges qui ont eu lieu.

Vous pouvez aussi retrouver dans la partie vidéo en fin d’article, la vidéo de la présentation du film par Tim Burton et Eva Green lors de son avant-première.

Pourquoi le film original a fait rêver des générations et pourquoi cette adaptation vivante peut encore faire rêver des nouvelles générations ?

Tim Burton : Pour moi, il y a le symbole de cet éléphant volant. C’est une métaphore très belle sur la liberté. C’est un personnage étrange qui ne peut pas rentrer dans le moule et qui ressemble à mon histoire personnelle avec Disney. Je célèbre la beauté d’être différent et d’être accepté quand même par les autres.

Eva Green : J’ai grandi avec Dumbo. Je l’ai vu à 4-5 ans. Son histoire m’a bouleversée, surtout la séparation avec sa mère. Personne d’autre que Tim n’aurait pu mettre en scène une telle histoire. Il apporte une véritable poésie et une magie à l’histoire.

Tim Burton : Quand j’ai commencé à travailler sur ce film de Disney, c’était sur le parc d’attractions. J’ai mis moins de temps pour construire Dreamland que Disney pour faire celui de Disneyland.

Quelle a été votre plus grande difficulté, vaincre votre peur du vide ou prendre un accent français à couper au couteau ?

Eva Green : Vaincre ma peur du vide. Ceci cela s’appelle l’acrophobie. C’est grâce à la patience et à la passion des acrobates que j’ai réussi à vaincre ma peur du vide. Il m’a fallu beaucoup de temps et de patience pour y arriver.

Est-ce que vous avez lu le livre, et si oui vous a-t-il inspiré pour écrire le scénario ?

Tim Burton : Non. Il s’agit d’une très belle histoire simple. C’est une œuvre très visuelle. J’ai beaucoup aimé la beauté de l’image du dessin animé, comme celle de tous les anciens dessins animés de Disney.

Pouvez-vous nous parler du passé de votre personnage Colette Marchand ?

Eva Green : je ne savais pas que le personnage avait vraiment existé. Dans mon rôle, il s’agit d’une grande artiste typique de l’âge d’or de Hollywood. Elle a été trouvée dans les rues de Paris et est devenue superstar à Dreamland.

Quel est votre scène préférée dans le film ?

Tim Burton : C’est un film étrange qui était tourné. Il y avait de grands décors, de grands acteurs, une grande équipe, mais il manquait le personnage principal. Et je me disais que je voulais rendre le film différent, mais en garder le cœur émotionnel. Je ne voulais pas faire un remake, mais une vraie revisitation de cette histoire.

Pouvez-vous nous parler des références que vous avez utilisé pour le film ?

Tim Burton : J’aime tous les films, tous les réalisateurs qui les ont faits. Je suis inspiré par tous les films avec lesquels j’ai grandi. Celui qui m’a vraiment inspiré, c’est le dessin animé Dumbo. Il y a quelque chose dans sa palette couleur et une certaine noirceur dans l’histoire qui m’ont inspiré.

Est-ce qu’il y a un film dans le travail de Tim Burton qui vous a aidé dans votre préparation ?

Eva Green : Je connaissais plus ou moins l’univers de Tim. Je peux peut-être citer Big Fish. Mais ce rôle est vraiment différent des autres. C’est difficile de le comparer.

Est-ce que finalement le thème de Dumbo n’est pas un écho à toutes vos autres œuvres passées ?

Tim Burton : Il y a une ressemblance extrême avec qui je suis. Il est bizarre. Il est la risée de tous. C’est un personnage particulier qui est spécial. Il est proche des gens dans le sentiment qu’il éveille chez eux. Il aime faire quelque chose qui lui tienne à cœur.

Vos films ne sont pas forcément connus pour leurs Happy End. Ce n’était pas compliqué d’adapter un film de Disney ?

Tim Burton : Tous les films de Disney nous permettent d’aborder les thèmes tels que l’amour, la vie, la tristesse, la mort. Ce sont des éléments que lorsqu’on est enfant, on a du mal à comprendre. En fait, quand on se rappelle des films de Disney, on se souvient plus des parties tristes et effrayantes que du reste.

Est-ce que vous avez une action militante pour qu’il n’y ait plus d’animaux dans les cirques ?

Tim Burton : Je n’ai jamais aimé le cirque. Je trouvais les clowns terrifiants. Je n’aimais pas non plus qu’il y ait des animaux en captivité. C’est un milieu étrange où on trouve des personnages atypiques. Je suis ravi qu’il n’y ait aujourd’hui plus d’animaux sauvages en captivité. Dans le film, nous avons tourné avec des chevaux et des chiens, pas des animaux sauvages.

Physiquement, quand vous êtes arrivés dans le cirque, quelle impression avez-vous eu ?

Eva Green : La première scène que j’ai tournée, c’était lorsqu’on était tous dans la voiture et que nous entrions dans Dreamland. Il n’y avait presque pas de fonds verts autour de nous. On avait tous ces acrobates qui faisaient des numéros, et ces décors impressionnants qui nous entouraient.

Quelle est votre scène préférée ?

Eva Green : C’est quand je suis arrivée sur le tournage. Il y avait des jongleurs, des lanceurs de couteaux. J’ai appris à être une grande trapéziste. C’est une passion très contagieuse. Ils vivent tous ensemble, s’entraident. C’est une grande famille, dans le vrai sens du terme. Ils sont un grand soutien les uns pour les autres.

Est-ce que cela n’a pas été compliqué de trouver un équilibre entre tous ces grands acteurs ?

Tim Burton : C’est une bonne question. L’univers que j’ai créé est très stylisé. Les acteurs interfèrent avec un personnage qui n’est pas réel, Dumbo. J’aime avoir autour de moi des gens qui sont en osmose avec un animal bizarre. J’ai réuni une troupe extraordinaire et barrée. Le cirque, c’est une famille bizarre. Tout le monde est très heureux. Je suis très heureux de mon travail avec Danny DeVito et Michael Keaton. J’avais déjà travaillé avec eux précédemment. En ce qui concerne Colin Farrell, j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. J’ai adoré qu’ils aillent tous avec moi au fond de ma folie.

Votre personnage est très engagé. Est-ce que ce critère est un élément important pour le choix de vos films ?

Eva Green : Je ne choisis pas un rôle parce qu’il est féministe. Mais j’aime incarner une femme forte, qui fait un voyage complexe et qui est courageuse et moderne.

Est-ce que ce film ne montre pas le regret d’un réalisateur qui aurait aimé s’échapper pour partager la vie d’un cirque ?

Tim Burton : J’en ai rejoint un en faisant des films. Je suis un personnage de cirque. J’ai le même dynamisme que ces incroyables artistes. Le long métrage, c’est une meilleure version que s’enfuir pour trouver un cirque ambulant.

Vous avez déjà dit précédemment que Frankenstein vous avait réconforté quand vous étiez enfant. Qu’est-ce que les monstres vous apportent ?

Tim Burton : C’est une vision différente de ce qui nous interpelle. Aujourd’hui, je me sens plus loup-garou que Frankenstein. Les images et les symboles comme Dumbo sont importants dans la vie.

Votre film se passe dans le contexte de la Première Guerre mondiale, avec le personnage principal qui y a perdu un bras. Pourquoi n’avez-vous pas voulu parler plus de leur passé dans votre long métrage ?

Tim Burton : Je voulais présenter mon film comme une fable. On rencontre les personnages et on n’a pas besoin de voir ce qu’ils ont vécu avant, comme la mort de la femme du père. C’est cette rencontre qui permet de comprendre qui ils sont. Ce que l’on apprend d’eux est un écho de leur passé.

Est-ce que l’on dit directement oui quand Tim Burton vous propose un film ? Et qu’en est-il de sa direction d’acteurs ?

Eva Green : Qui dirait non quand un réalisateur comme Tim Burton vous appelle ! Je n’ai pas besoin de lire le script. Il propose toujours des rôles divers qu’on n’a jamais incarnés et un univers très coloré. C’est un réalisateur qui est toujours joyeux sur le plateau. Il y a toujours une atmosphère chaleureuse. Il travaille avec les mêmes gens, la même équipe, le même producteur. Il n’y a pas de jugement. On est libre.

Tim Burton : Elle comprend ce que je veux dire.

Dumbo est une très belle adaptation du dessin animé de Disney qui réinvente l’univers de l’éléphant volant et en garde ce qui faisait le charme de l’œuvre originale. Vous pouvez en retrouver la critique ICI.

- SITE OFFICIEL

VIDÉOS

Présentation de Tim Burton et Eva Green lors de l’avant-première de Dumbo :


Bande annonce :


GALERIE PHOTOS

 Dumbo : La rencontre avec Tim Burton et Eva Green



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