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Star Trek Discovery : « Frère », au bout de 17’01, je m’ennuyais déjà !

Date : 21 / 01 / 2019 à 12h00
Sources :

Unification France


J’aimerai vous dire que je viens en paix et qu’il n’est pas dans mes intentions de rajouter un peu d’huile Romulienne sur le feu des désastreuses aventures des orphelins Roddenberiens. Pourtant...

Après une première saison de Star Trek : Discovery plutôt laborieuse, qui ne me laissera qu’un très mauvais goût et de très mauvais souvenirs, il ne me reste que l’image d’une magnifique scène de baiser, très émouvante entre Paul Stamets et le Dr. Hugh Culber. Un moment sublime hors du temps, un échange fantastique entre 2 acteurs. Le reste était malheureusement bon à jeter au cachot, après 15 épisodes (oui 15 !) d’une torture soporifiques et vide de sens Trekkien. Le pompon revenant à la romance entre Michael Burnham et Ash Tyler, illogique et incompréhensible (et très très agaçante). Alors pourquoi s’acharner ? Pourquoi continuer à souffrir ? Tout simplement parce que je suis d’un naturel optimiste (si si) et je me dis que peut-être les leçons seront apprises et peut-être qu’un jour, l’ami Trekkien aura droit à une vraie série Star Trek et que l’on n’aura pas besoin de regarder The Orville (même si c’est une excellente série) pour retrouver le goût de la madeleine de notre ami Marcel.

Alors, pourtant bon public et en bon fan de Star Trek depuis les débuts de la série originale sur la chaine de Robert Hersan, et malgré ma déception primaire, je me devais de replonger dans cette seconde saison qui s’annonçait excitante avec l’arrivée de 2 personnages emblématiques, Christopher Pike et Spock et leur vaisseau… l’USS Enterprise… Space the final frontier… Je m’y voyais déjà... Assez illogiquement, j’ai toujours prôné l’éloignement temporel synonyme de liberté mais là, on est tellement proche de ce que l’on aime profondément (je parle des valeurs prônées par la série originale et la magie de ce qui nous était proposé à l’écran chaque semaine), que je me dis qu’il est impossible de se rater et que le Graal ne peut-être bien loin.

Il y aurait tellement de choses à dire sur cet épisode « Frère » je ne vais pas décortiquer scène par scène, je vais juste m’insurger sur quelques moments, quelques mots, quelques personnages tellement… et puis dire aussi qu’une partie est plutôt réussie, que tout n’est pas à jeter non plus. A la fin de la saison précédente, le Discovery trouvait l’Enterprise sur sa route et, Dieu merci Pike débarque sur le vaisseau, en sauveur (de quoi ? On ne sait pas trop) et prend le pouvoir et le pont du Discovery de la manière la plus non-violente possible mais quelque part la mutinerie est bien là, ce qui pourrait laisser entrevoir une possibilité maléfique pour le Capitaine ? Serait-il lui aussi issu d’un univers miroir ?

Plusieurs moments très agaçants dans cet épisode : la rencontre dans le turbolift avec l’agent de la fédération qui éternue sur l’équipe de Pike, inutile, et même pas drôle : bienvenue sur l’Enterprise. C’est la main sur le cœur, que Burnham récite à plusieurs reprises « on n’abandonne personne » ou « on ne laisse aucun homme derrière. » Je te le dis et je te le prouve en plus Capitaine Pike en te sauvant. Plutôt louable comme état d’esprit, mais tellement cliché et tellement agaçant. Comment ensuite avoir peur pour le quatuor composé de Burnham, Pike et ses 2 acolytes (louches eux aussi...) quand ils partent sur leur moto-boule avec leurs tenues disco absolument horribles et affligeantes de mauvais goût, à travers le champ de débris, on a qu’une seule envie, c’est que la RedShirt rencontre son créateur tellement elle est génétiquement programmée pour ça. C’est le destin de ces gens en rouge que de mourir dans Star Trek, on y peut rien, c’est comme ça. Mais malheureusement, "l’accident" arrive pour le personnage le plus arrogant dans une scène presque comique sauf que le gars meurt violemment et là ça n’a plus rien de drôle surtout qu’il est en bleu.

Et puis tout à coup, on a comme l’impression de changer de série, l’histoire se pose, l’action se calme, on peut enfin respirer. Il aura fallu attendre 40 minutes toute de même. Et l’épisode devient intéressant à la suite de la rencontre avec le personnage de Jet Reno joué par Tig Notaro, extraordinaire, qui illumine les scènes où elle apparaît par une fraicheur et un naturel juste ce qu’il faut pour redonner l’envie d’aller jusqu’au bout. Chassez le naturel, il revient au galop. Nouveau morceau de bravoure de Burnham qui sauve tout le monde à la téléportation, en se sacrifiant, avant de se jeter dans une course effrénée (là, le ridicule revient au galop) pour se retrouver dehors toute seule à halluciner, la jambe gravement blessée, mais on sait tous pertinemment que, d’une elle ne mourra pas et que de deux, les blessures comme ça, c’est 2 heures à l’infirmerie (maximum et encore parce que le toubib est chiant) et tu ressors comme neuve comme si l’espèce de métal en fusion que tu avais dans la jambe n’avait jamais existé. Et puis le chevalier servant jaune est repassé pour la chercher et la sauve. Un partout, la balle au centre.

Retour au vaisseau, la capture du bout d’astéroïde « composé de matière non baryonique », est un morceau de bravoure incroyablement ridicule, un superbe créneau de la part de Saru et finalement tout rentre dans l’ordre et surtout dans le coffre du Discovery. Alors moi si on m’avait demandé, je n’aurai pas osé tellement ça n’avait pas l’air de rentrer... Mais c’est bien pratique et on se congratule tellement on a été bon et puis finalement Paul, qui n’a envie de rater aucun moment fun à bord du Discovery va surement décider de rester un petit peu plus. Pike change un peu, il a sauvé Burnham, laisse la place à Saru, reprend une posture de héros charmeur ou de figure paternelle, tombe sur le petit papier du gâteau surprise faisant allusion à l’épisode qui l’a rendu célèbre auprès de nous, fait des plans sur la comète avec Burnham. Mais elle s’en fout, le seul truc qui l’intéresse, c’est de revoir son frère Spock, qui s’est fait la malle. Et l’épisode se termine finalement de manière moins catastrophique que prévue, la fin laisse-t-elle présager que Pike et Burnham vont se mettre À la recherche de Spock ? Mais l’épisode laisse surtout une grosse frustration, celle de ne pas voir Spock (en même temps on n’abat pas toutes ses cartes d’un coup non plus) et de ne pas voir non plus l’intérieur de l’Enterprise. On aurait aimé, pendant une ou deux minutes de temps, voir Burnham déambuler dans les couloirs du mythique vaisseau Entreprise, pour nous faire frissonner et nous donner encore plus envie de revenir la semaine prochaine. Par contre c’est moi ou sur les « consoles » du Discovery commencent à pousser des petits boutons qui les font ressembler un petit peu plus aux « consoles » de l’ancien temps, du temps de demain devrais-je dire, celui de l’Enterprise ?

Je m’ennuyais la première seconde après les 17 minutes, fallait-il y voir un signe ? Puis l’intérêt est remonté sur le dernier quart de l’épisode avec quelques bons moments, mais les bons moments restent ceux qui ne sont pas les moments d’action. Il faut aussi avouer que même si la caméra bouge beaucoup (trop) c’est esthétiquement plutôt bien foutu. Pour conclure et redevenir un peu plus optimiste, je pense sincèrement qu’il est encore possible de faire du bon Star Trek de nos jours, encore faut-il l’envoyer des millénaires dans le futur, pour faire ce que l’on veut, c’est beaucoup plus pratique, ou trouver un nouvel angle d’attaque (l’humour pourrait en être un et pour cela, j’en profite pour vous conseiller l’hilarant roman « RedShirts » de John Scalzi) ou faire du réchauffé avec un vieil acteur, mais croyez le ou non, c’est pour celle-là que j’ai le plus la foi. Je serai bien là pour la suite, l’épisode 2 et les suivants, toujours à espérer qu’ils arriveront à faire chavirer mon cœur de fan. Alors optimiste ou masochiste ? Les 2 ?


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