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The Bookshop : La critique

Date : 15 / 12 / 2018 à 09h00
Sources :

Unification


D’une grande élégance, cette adaptation du roman éponyme de Pénélope Fitzgerald (1978), The Bookshop mérite les honneurs qu’il a reçus en Espagne, en l’occurrence les Goya du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation.
D’une qualité technique indiscutable et très soignée, l’œuvre remonte le temps avec efficacité. La reconstitution est sans faille. On s’y croirait.

Les comédiens "jouent le jeu" avec un talent quelque peu théâtral, mais tout à fait approprié.
L’image, la lumière, les décors sont sublimes. Le tableau est sans conteste superbe.

Qu’est-ce qui fait donc que je n’ai pas "accroché" ? Je me le demande encore.
Car à bien y réfléchir, je n’ai vraiment rien à reprocher à cette magnifique composition, au scénario plutôt bien ficelé.
Le rythme peut-être. Languissant.
En dépit de la tension qui règne entre les habitants de cette bourgade isolée et leurs discutables manœuvres pour évincer la nouvelle venue.

Je regrette de ne pas être parvenue à m’attacher aux personnages. Pourtant plutôt bien dessinés. Et bien interprétés. Ni même à "détester les méchants"... antagonistes assez classiques.

La nostalgie qui caractérise l’héroïne m’aura sans doute gagnée et fait passer à côté du récit... ou bien, me suis-je trop bien fondue à l’intérieur. Si bien, que j’ai ressenti le même soulagement qu’elle en quittant cet endroit déplaisant.

Pas vraiment ma tasse de thé, mais "so british"...

À déguster, pour les amateurs.

DB

The Bookshop est un beau film délicat et touchant, se passant après-guerre dans une petite bourgade anglaise, qui adapte l’œuvre de Penelope Fitzgerald.

Une veuve décide de transformer une maison décatie en librairie et de vivre de sa passion des livres. En allant contre les désirs de création d’un centre artistique de l’une des notables du coin et en proposant à ses lecteurs le livre controversé Lolita de Nabokov, elle va déclencher les foudres des habitants locaux contre elle et gagner d’étonnants soutiens.

La voix off, très présente, donne souvent l’impression de découvrir un livre lu à haute voix dont les images s’illustrent devant nos yeux. La reconstitution des années 50 est très bien faite. Entre les bâtisses d’un village semblant figé dans le temps, le rappel constant des mœurs empesées de l’époque et les très beaux costumes de Mercè Paloma, la belle mise en scène d’Isabel Coixet déploie l’atmosphère surannée d’un temps révolu.

Le long métrage a d’ailleurs eu le Goya du meilleur film (équivalent des Césars français) en 2017. Et Emily Mortimer, pour son interprétation pleine de délicatesse et de résilience, celui de la meilleure actrice.

Le reste du casting est aussi bon avec Patricia Clarkson formidable en femme puissante sans compromis. Bill Nighy incarne un adorable misanthrope amateur de lecture. Quant à la jeune Honor Kneafsey, elle est superbe en gamine intelligente aidant à la librairie.

Le scénario d’Isabel Coixet apporte un certain classicisme à l’histoire dont peu de surprise sont à attendre. Elle donne nombre de merveilleuses répliques ciselées aux différents protagonistes qui se les renvoient, parfois comme lors d’un match oratoire de plus en plus tendu.

The Bookshop est une œuvre émouvante promouvant la lecture, la passion et la liberté. Un film agréable bénéficiant de grands interprètes et d’un texte bien écrit. La réalisation peut parfois un peu déconcerter, d’autant que les attitudes tellement anglaises des uns et des autres sont parfois caricaturales. Mais le long métrage laisse une belle impression diffuse qui persiste longtemps, et donne une très grande envie de se plonger avec délice dans un livre.

Délicat et poignant.

IA

SYNOPSIS

A Hardborough une bourgade à l’Est de l’Angleterre, en 1959 la vie suit tranquillement son cours, jusqu’au jour où Florence Green, décide de racheter The Old House, une bâtisse désaffectée pour y ouvrir sa librairie. Cela ne plaît pas à tout le monde, et en particulier aux notables du coin. Lorsque la libraire se met à vendre le sulfureux roman de Nabokov, Lolita, la communauté sort soudain de sa torpeur et manifeste une férocité insoupçonnée.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

- Durée du film : 1 h 52
- Titre original : The Bookshop
- Date de sortie : 19/12/2018
- Réalisateur : Isabel Coixet
- Scénariste : Isabel Coixet d’après l’œuvre de Penelope Fitzgerald - (1978)
- Interprètes : Emily Mortimer, Bill Nighy, Patricia Clarkson, James Lance, Frances Barber, Honor Kneafsey, Reg Wilson, Hunter Tremayne
- Photographie : Jean-Claude Larrieu
- Montage : Bernat Aragonès
- Musique : Alfonso de Vilallonga
- Costumes : Mercè Paloma
- Décors : Llorenç Miquel
- Producteur : Jaume Banacolocha, Joan Bas, Adolfo Blanco, Chris Curling pour A Contracorriente Films, Diagonal TV, Green Films, Zephyr Films, One Two Films
- Distributeur : Septième Factory

LIENS

- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

The Bookshop



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