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Événement 4DX : Inauguration de la 500ème salle 4DX au Pathé Belle Épine

Date : 08 / 04 / 2018 à 09h00
Sources :

Unification


Mardi dernier a eu lieu l’inauguration de la 500ème salle 4DX au monde, au Pathé Belle épine, à Thiais en région parisienne. Pour l’occasion, Martine Audiard la présidente de Gaumont Pathé et Byung Hwan Choi, le président de CJ 4DPLEX ont fait part de leurs ambitions et de leur confiance pour cette nouvelle manière de proposer du cinéma aux spectateurs.

La 4DX est une technologie existante depuis 2010 et qui associe le mouvement des sièges et la diffusion d’effets dans la salle pendant la projection. CJ 4DX possède trois studios (Los Angeles, Pékin et Séoul) qui mettent en place les effets dans les films en partenariat avec les plus grands studios. À l’heure actuelle, près de 300 films ont bénéficié de la 4DX.

Le but avoué de Pathé et de son partenaire est de concurrencer les home cinémas et les téléphones portables. Selon la directrice marketing de Pathé, le tarif pourtant élevé de la séance, près de vingt euros au tarif normal, n’est pas dissuasif et les spectateurs ressortent enchantés de leur séance.

Pour l’instant, il y a douze salles en France, mais nos deux interlocuteurs ont annoncé qu’il y en aurait six de plus d’ici la fin de l’année et même trente-six nouvelles salles dans le monde.

Toutes les salles françaises ont une capacité de 100 à 120 sièges et sont équipées de seize effets standards comme du brouillard, de la fumée, des projections d’eau (désactivables grâce à un bouton situé sur l’accoudoir du siège), des éclairs lumineux, et même de la neige (voir la vidéo ci-dessous). Si de nouveaux effets devaient être mis en place dans des nouvelles salles, une mise à niveau technologique pourrait, dans la mesure du possible, être faite dans les salles existantes.

Les amateurs de son doivent être prévenus, Pathé a fait le choix de ne pas mettre le son Dolby Atmos dans les salles 4DX car elle réserve cette technologie aux salles de grande capacité.

Enfin, Byung Hwan Choi a également profité de l’occasion pour annoncer l’arrivée de deux écrans ScreenX à Paris, d’ici mi-juin. C’est une technique de projection multiple à 270° avec projection également sur les murs latéraux combinée à la présence des fameux sièges mobiles et des effets environnementaux.

Mais quoi de mieux pour convaincre l’auditoire que de présenter du contenu bénéficiant de la technologie 4DX ? Nous avons ainsi eu le droit aux bandes-annonces de Star Wars - Les Derniers Jedis, Jurassic World 2 et Taxi 5. La première chose qui frappe, c’est que ces sièges secouent du feu de dieu ! On comprend mieux pourquoi les restrictions et les recommandations d’accès à ces séances. En effet, l’âge minimal requis est de 4 ans et la taille minimale autorisée est d’un mètre. Les enfants entre 4 et 7 ans ou de moins de 1.20 m doivent être accompagnés d’un adulte et enfin la 4DX est déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes âgées à mobilité réduite ainsi qu’aux personnes épileptiques ou avec des problèmes cardiovasculaires.

Mis à part les mouvements qui accompagnent certains mouvements de caméra ou toute course-poursuite, le premier effet marquant est la présence d’éclairs lumineux dans la salle lorsque le sabre laser de Rey s’allume. De même lorsque Malik Bentalha se fait asperger le visage par du gaz lacrymogène, nous recevons de l’eau brumisée sur la figure ! Fous rire garantis ! Aussi, lors de scènes où il y a de l’eau, nous recevons des gouttes d’eau sur la tête. Enfin, de la fumée semblant jaillir de l’écran est diffusée dans la salle, lorsque que Chris Pratt est poursuivie par la fumée crachée par le volcan de l’île abritant les dinosaures.

Afin de permettre aux journalistes présents de tester la 4DX nous avons eu eu la chance d’assister à la projection en 3D de Ready Player One que nous avions déjà vu. Il ne pouvait pas y avoir de meilleur film pour juger de la pertinence et les éventuels défauts de la 4DX, tant ils regroupent en son sein plusieurs sous-genres. Pour ceux n’ayant pas vu le film, mieux vaut passer votre chemin, car quelques spoilers vont pulluler dans nos impressions.

Pour commencer, il est important de rappeler que la mise en scène de Spielberg est faussement simple et bénéficie en fait d’un degré de sophistication assez impressionnant avec la présence de nombreux plans-séquences, que ce soit dans le monde réel ou dans le monde virtuel de l’OASIS. Ainsi, lors de la scène d’introduction où le héros descend de chez sa tante tout le long des maisons superposées, les sièges de la salle accompagnent les mouvements de caméra renforçant très nettement notre immersion. C’est fait avec délicatesse et subtilité, mais cela provoquera peut-être un inconfort très léger pour ceux sujet au mal des transports.

Lors du grand morceau de bravoure du film, la fameuse course de voitures voyant intervenir le T-Rex de Jurassic Parc et King-Kong, le plaisir ressenti par l’intensité et la virtuosité de la séquence se voit très nettement renforcé par tous les effets 4DX. Ce qui devait être qu’une simple séance de cinéma se transforme en manège à sensations fortes digne d’un Star Tour de Disneyland Paris. Un moment vraiment intense et mémorable qui justifie alors pleinement l’existence de cette technologie. Le film continue et des effets, déjà vu lors des bandes-annonce diffusées sont plus dispensables, comme les coups dans le dos lorsque qu’un personnage à l’écran reçoit un coup ou la diffusion d’un filet d’air dans la salle lors de scènes en extérieur. Cependant ses effets ne sont pas pour autant désagréables. Lors de scènes de dialogues, les effets se font rares, mais reviennent toutefois pour accompagner des dialogues un peu plus dynamiques. Vous l’aurez compris la 4DX est essentiellement faite pour les films comportant des scènes d’action !

Autre moment mémorable, lors de la scène où les personnages se retrouvent dans l’hôtel du film Shining, quand les torrents de sang qui se déversent dans les couloirs : on est alors aspergé d’eau, ce qui rend les choses plus angoissantes. Attention ! Ce ne sont que quelques gouttes, mais l’effet recherché est clairement là. Par contre, il a quand même fallu essuyer ses lunettes 3D.

Enfin lors de la bataille finale sur la planète Doom, nos sièges ont vibré plus que jamais, que ce soit à cause des coups et des tirs échangés entre tous les belligérants ou à cause de l’affrontement entre le Géant de Fer et MéchaGodzilla. De plus, le moment où la DeLoreane fonce vers la forteresse au milieu du champ de bataille était déjà un véritable moment de bravoure en termes de mise en scène, mais très clairement la 4DX vient renforcer notre plaisir.

Contrairement à nos craintes, arrivé à la fin des 2h20 de film, on ne sent pas plus fourbu que pour une séance normale. Il y a tout de même quelques effets comme la neige, les bulles ou la diffusion d’odeurs que nous n’avons pas eu la chance d’expérimenter, mais en l’état la 4DX est largement convaincante. Cependant, si elle renforce clairement le plaisir qu’on a à regarder un film, elle ne le rendra pas meilleur pour autant. Mieux vaut se faire ce type de séance, pour des films sûrs de nous plaire et surtout avec un maximum de scènes bénéficiant d’effets. Par exemple, sans juger de la qualité de Taxi 5 qui sortira en exclusivité 4DX lundi prochain (sa sortie nationale étant mercredi 11 avril), il n’est pas sûr qu’il puisse fournir des sensations aussi viscérales que Ready Player One. Notez toutefois que c’est le premier film français à sortir sous ce format.

Pour conclure, si on ne peut pas vraiment parler de révolution, car elle en fait la synthèse de plusieurs expérimentations déjà existante, la 4DX devrait ravir les technophiles et tous ceux avides de sensations inédites ! Il reste à voir maintenant si le prix de la place ne constituera pas un frein à sa démocratisation massive !



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