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L’intrusa : La critique

Date : 07 / 12 / 2017 à 08h00
Sources :

Unification


Film émouvant, L’intrusa met en scène des personnages attachants, interprétés avec une sobriété qui alimente une ambiance à la limite du documentaire. On a la sensation de se trouver parmi eux. C’est plutôt bien fait.

L’esthétique est soignée. Et le fond tout aussi respecté.
L’auteur rend ici hommage à une sorte de " « héros » des temps modernes." revendique-t-il. "Des gens dont..." selon lui, " on ne parle pas assez, eu égard à leur importance sociale et aux problématiques auxquelles ils se confrontent. Des gens qui, en raison de leurs convictions politiques, religieuses ou simplement humanistes, décident de dédier leur vie à une cause sociale."

Des gens. Ordinaires. Exposés à la grande difficulté. Solidaires et spontanés.
Des personnages dessinés avec tendresse et admiration. Inspirés par la dure réalité quotidienne de ces quartiers.

Fasciné par ces parcours altruistes, Leonardo Di Costanzo avait déjà étudié Un cas d’école qui suivait un professeur dans une banlieue délabrée. Et donné sa voix à un maire qui veut rétablir l’état de droit dans une ville dominée par le trafic mafieux dans En quête d’Etat.
On ne peut que le suivre à nouveau dans cette aventure humaine, qui voit une travailleuse sociale aux prises avec la loi du silence et la pression mafieuse, qui briment les meilleures intentions.

L’image est colorée, presque joyeuse, en dépit des craintes et des peurs sous jacentes. Il y a du bon dans tout ce désespoir. Et ça fait du bien. Le regard de cette femme sur la société qui l’entoure est à la fois affligé et bienveillant.
Elle ne juge pas, elle soigne.
Envers et contre tout, elle reste optimiste et se bat pour le bien être des enfants et de leurs parents, par extension. Sans espérer en retour que l’expression de leur bonheur, même fugace.
Sa détermination est poignante. Et comme une goutte d’eau dans la mer, elle a le mérite d’exister, contre vents et marées.

Bien entendu, on n’ira pas voir ce film pour rigoler... et il vaudrait mieux ne pas avoir déjà le bourdon. Mais c’est un beau film tout de même.

A voir et à réfléchir.


SYNOPSIS


Banlieue de Naples. Giovanna dirige bénévolement un centre d’accueil pour enfants dans un quartier populaire, véritable rempart contre la mainmise de la mafia. Un jour, la jeune Maria, épouse d’un criminel de la Camorra en fuite, vient s’installer avec ses deux enfants dans un baraquement du centre avec l’accord de Giovanna. L’hospitalité qui lui est accordée met la communauté en émoi. Au pied du mur, Giovanna va devoir faire un choix qui pourrait remettre en cause le sens même de son travail.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE


- Durée du film : 1 h 35
- Titre original : L’intrusa
- Date de sortie : 13 décembre 2017
- Réalisateur : Leonardo Di Costanzo
- Scénaristes : Leonardo Di Costanzo, Maurizio Braucci, Bruno Oliviero
- Interprètes : Raffaella Giordano, Valentina Vannino, Martina Abbate
- Photographie : Helene Louvart
- Montage : Carlotta Cristiani
- Musique : Marco Cappelli, Adam Rudolph
- Costumes : Loredana Buscemi
- Décors : Luca Servino
- Producteur : tempesta / Carlo CrestoDina avec aRai Cinema
- Distributeur : Capricci Films / Les Bookmakers

LIENS


- SITE OFFICIEL
- ALLOCINÉ
- IMDB

PORTFOLIO

L’intrusa



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