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Il était une fois les séries TV : Rick Hunter, inspecteur choc

Date : 30 / 08 / 2015 à 06h32
Sources :

Unification France


Retour sur cette série culte des années 80 qui a pourtant bien faillie être annulée dès la première saison.

HISTOIRE


A Los Angeles, l’inspecteur Rick Hunter utilise ses méthodes de choc pour faire régner l’ordre et la justice et pour mettre les criminels sous les verrous.

COMMENTAIRES


[ndlr : cette news ne s’intéresse qu’à la série originale]

Rick Hunter (Fred Dryer) est un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt dix huit, sergent au LAPD de son état.

Fils et membre d’une famille de truands, il peine à trouver des partenaires qui lui font confiance. Quand c’est le cas, ils finissent bien souvent à l’hôpital à cause de ses méthodes expéditives.

Dans le pilote, sur les ordres du Capitaine Cain (Michael Cavanaugh) c’est d’ailleurs ce pourquoi il ne peut enquêter sur un nouveau meurtre : il n’a pas de partenaire. Plutôt que d’être associé à l’incompétent Bernie Terwilliger (James Whitmore Jr.), Hunter choisit DeeDee McCall (Stepfanie Kramer) lui promettant de ne pas travailler plus de deux heures par jour ensemble, le temps de se montrer et de signer les rapports. S’ils vendent leur partenariat à Cain sur une admiration commune de longue date, ce dernier voit clair dans leur jeu et expose leur stratagème en débarquant sur une scène de crime où Hunter est tout seul. Hunter rattrape le coup en expliquant l’absence de McCall par des problèmes féminins. Finalement les deux policiers vont se garder comme co-équipiers.

Et c’est le début d’un partenariat assez improbable mais qui fonctionne. Car si les deux flics sont très différents (Hunter et ses jeans ultra moulants vs le côté chic de McCall, leurs habitudes alimentaires), tous deux détestent qu’un criminel s’en sorte. Un tandem qui n’est pas sans rappeler Harriet Makepeace et James Dempsey dans Mission casse-cou.
Si Hunter est plus le gros bras de la série (côté macho typiquement années 80), McCall est spécialiste des crochetages de serrures et enquêtes en immersion (SDF, prostituée, mannequin, chanteuse). Cependant, Hunter arpentera les rues en punk rose dans l’épisode La Machine à tuer (2x18).

Cependant la série n’est pas un succès dès le départ, loin de là. Quand elle est lancée sur l’antenne de NBC le 18 septembre 1984 (juste avant un autre pilote, celui de Deux Flics à Miami) la violence qu’elle dépeint gêne les téléspectateurs du vendredi soir. Après douze épisodes, elle est même retirée de l’antenne et revient deux mois plus tard, le 23 mars 1985, dans sa nouvelle case horaire : le samedi soir. Le stratagème de Stephen J. Cannell, montrer au Président de la chaîne Brandon Tartikoff un épisode non encore diffusé (La Reine des Neiges), a payé. A partir de là, l’audience va doucement grimper.

Rick Hunter est une série typique des années 80/90 : avec son style vestimentaire, musical et technologique. Côté violence, elle n’a rien à envier à Lady Blue, Mission casse-cou, Deux Flics à Miami, Agence tout risque et autres Supercopter. Par contre c’est peut-être d’une représentation sans fard de la réalité que lui est venue cette réputation. L’épisode qui a le plus marqué le public est sans conteste Viol et Vengeance (épisodes 2x06 et 2x07) avec le viol, et ses conséquences, de DeeDee McCall par l’attaché culturel de l’Ambassade du Curaguay. « Succès » sans nul doute du à l’interprétation de Stepfanie Kramer qui bénéficie rapidement d’une base de fans solide.

DeeDee McCall ne sera d’ailleurs pas à la fête au cours des 130 épisodes où elle a porté le badge, bien plus que son partenaire masculin. Outre les inévitables blessures (couteau, balle), elle sera menacée par son ancien partenaire (Un Contrat difficile, 1x02), sera violée (Viol et Vengeance, 2x06 et 2x07), se verra refuser l’adoption d’un bébé (Un enfant est né, 3x18), manquera de finir paralysée (La Poursuite impitoyable, 3x20 et 3x21), échappera de peu à un second viol (Passion city, 4x06 à 4x08) et ne pourra empêcher le suicide de son mentor (La Légion de la haine, 6x05).
En six années, cela fait beaucoup quand on sait que c’est Rick Hunter qui est supposé être la star de la série. Cependant, le personnage de DeeDee McCall n’a jamais été perçu comme faible mais bien comme une femme forte.

Le côté fils de truand de Hunter sera rapidement abandonné.
Si l’épisode Ferrailles (2x15) lui permet de démasquer le vrai assassin de son père, il n’en sera plus fait mention après.

Un changement de cap que l’on doit à Roy Huggins, arrivé en saison deux au poste de producteur exécutif. C’est à lui également que l’on doit le recentrage de la série sur la dynamique Hunter/McCall, la baisse de la violence ou encore un déménagement des enquêtes des quartiers mal famés de Los Angeles.

A compter de la fin de la saison 2, Le Retour de Typhoon Thompson (2x22), Sporty James (Garrett Morris), fait son apparition en tant qu’informateur du duo. Il est capable de retrouver n’importe qui dans les rues de Los Angeles.
On le verra dans un total de 28 épisodes.

Autre changement d’importance : l’arrivée en début de saison 3 du Capitaine Charles ’Charlie’ Devane (Charles Hallahan).
Exit les relations conflictuelles de Hunter avec la hiérarchie et développement d’une relation plus de confiance.
On remarquera cependant qu’à partir de la saison 5, Hunter et McCall partagent de moins en moins de scènes ensemble pour alléger la charge de travail des deux acteurs principaux.

Pour une série qui a connu sept saisons, le côté personnel des deux personnages principaux n’est pas aussi fouillé qu’on aurait pu le croire.

A part les cousins de Hunter dans le pilote et l’épisode Ferrailles, on ne connait rien de lui.
Dans l’épisode La Chute (2x09) il est en contact avec sa mère pour qu’elle lui prépare des petits plats.
Il apprendra dans l’épisode Un enfant surgi du passé (6x07) qu’il a eu un fils pendant la guerre du Vietnam.

Côté McCall, c’est un peu pareil. Si nous faisons occasionnellement la connaissance de ses petits amis (dont aucun ne s’entendra jamais vraiment avec Hunter, et l’inverse est également vrai), on ne rencontrera jamais un membre de sa famille, seulement deux anciens partenaires et mentor. Même dans les deux épisodes qui voient McCall se marier et quitter la police pour suivre son mari à Londres (La Bague au doigt, 6x21 et 6x22), on ne voit pas ses parents.

Un gros manque de continuité scénaristique entoure les circonstances de la mort de son mari, Steve. Dans le pilote, Hunter le connait de réputation et il a été abattu par des gamins à qui il avait signalé un phare défectueux ; dans Le Tireur (1x10) il était flic à moto abattu par des balles perforantes ; dans Requiem pour le Sergent McCall (3x14) il était sergent et c’est Hunter qui était venu annoncer à McCall sa mort au cours d’une enquête. Sidérant un tel manque de suivi en à peine deux saisons.
A part ça, sauf si ma mémoire me fait défaut, pas grand-chose.

Bien sûr, on ne peut pas passer à côté de Romance inachevée (6x15) tant cet épisode tombe de nulle part. Attention, j’ai toujours adoré la dynamique Hunter/McCall mais nous inventer une coucherie d’un soir entre les deux personnages trois années auparavant est du grand n’importe quoi. Les dialogues sont parfois ridicules et l’épisode ne colle pas aux personnages. Les deux acteurs principaux étant contre une romance à l’écran de leurs personnages, c’est ce qui a été pondu de plus approchant pour satisfaire les shippers. Mais bon sang que c’était mal à propos.

Au cours de la série, Hunter ne changera de partenaire que trois fois : épisode Changez de partenaires et dansez (pour enquêter sur un flic ripou, 3x02), épisode Rencontres mortelles (suite au départ de McCall, 7x01 et 7x02) et Obsession fatale (suite au meurtre de sa partenaire, 7x13).

LES DIFFERENTES PARTENAIRES


DeeDee McCall (Stepfanie Kramer)
Certainement la plus connue des partenaires de Rick Hunter car c’est elle qui a duré le plus longtemps, six saisons.
Si au départ il n’était prévu qu’elle ne fasse équipe avec Hunter que sur le papier, ils « signent » leur partenariat dès la fin du pilote.

Joanne Molenski (Darlanne Fluegel)
Arrivée en début de saison 7 pour remplacer McCall, l’officier Molenski ne fera pas long feu, et est mal accueillie par le public. Faute à une relation exécrable avec Fred Dryer, producteur exécutif de la série, son personnage meurt après 13 petits épisodes (Fatal Obsession - Part 2, épisode 7x13) victime d’un tueur de flics.

Chris Novak (Lauren Lane)
Spécialiste des tueurs en série, Novak va aider Hunter à attraper les assassins de six flics dont Molenski.

Elle a eu une liaison avec Hunter par le passé. Maman d’une fille, elle fait figure de ’personnage normal’.

FICHE TECHNIQUE


Titre : Hunter
Pays : USA
Date : 18 septembre 1984 - 26 avril 1991.
Épisodes : 153 épisodes plus 1 épisode pilote de 90 minutes (7 saisons).
Avec : Fred Dryer, Stepfanie Kramer, Charles Hallahan, James Whitmore Jr, Darlanne Fluegel, Lauren Lane et Garrett Morris.
De : Frank Lupo.

TRIVIA

  • Leur codes : L56 pour Hunter et L57 pour McCall.
  • Leurs numéros de plaque : #89 pour Hunter, #358 pour McCall.
  • Surnom McCall : the Brass Cupcake (la môme casse-pieds en VF).
  • Compositeurs du générique : Mike Post et Pete Carpenter.
  • Phrase fétiche de Hunter : « ça marche pour moi ».
  • Le « quatrième mur » ne tombera qu’une fois quand Hunter s’adressera au public à la fin de l’épisode Moment fatal (3x17).
  • Contrairement à The X-Files, la différence de taille entre les deux acteurs principaux (1m98 vs 1m68) ne sera pas compensée artificiellement.
  • Pour McCall, les quatre groupes d’aliments : « order-out, take-in, frozen and canned ».
  • Dans l’épisode Le Tireur, le jeu vidéo porte le même nom que l’épisode (The Shooter en VO).
  • Dans l’épisode Viol et Vengeance 2/2, c’est une carte du Burundi/Rwanda en lieu et place de celle du fictif Curaguay.
  • Fred Dryer a réalisé 5 épisodes : Un enfant est né (3x18), La Femme en jade (4x03), Une fille sur la plage (4x16), Menaces autour du ring (5x19) et L’Incident (7x06).
  • L’épisode Le Retour de l’Indien (5x22) est réalisé par Stepfanie Kramer, l’occasion de mettre en lumière ses origines amérindiennes.
  • L’interprète de Bernie Terwilliger, James Whitmore Jr., est davantage connu pour son travail derrière la caméra.
  • Quand on lui a présenté le scénario de Passion city, Stepfanie Kramer a menacé de quitter la série si le (second) viol de son personnage restait écrit. Cela est devenu une tentative de viol.
  • Stepfanie Kramer a une formation de mezzo-soprano.
  • La série est sortie en DVD mais pour des raisons de droits, les séquences chantées par Stepfanie Kramer ont soit été doublées par d’autres chansons soit tout bonnement coupées. Un vrai travail de boucher.
  • Mal aimé du capitaine, Rick Hunter a conduit un certain nombre d’épaves dans les deux premières saisons : Dodge Monaco (1977), Ford LTD (1977), Chevrolet Impala (1972), Chevrolet Nova (1971), Plymouth Satellite (1974), Chevrolet Caprice Classic (1979), Dodge Monaco (1977). A partir de l’arrivée de Charles Devane, Rick Hunter conduira une Dodge Monaco verte (1977) puis une Ford LTD Crown Victoria (1990).
  • McCall quant à elle conduira une Dodge Daytona Turbo Z dans les trois premières saisons, une Dodge Daytona Shelby Z dans les deux suivantes et une Dodge Dynasty (1990) dans la dernière.
GENERIQUES









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