Robocop
Collider : Quand commencerez-vous à tourner RoboCop ?
KINNAMAN : En septembre. C’est très excitant.
Collider : L’intérêt suscité vous surprend-il ?
KINNAMAN : Un petit peu, oui. [Les fans] ont épié tout ce que j’ai pu déclarer dernièrement [...] c’est plutôt étonnant et un peu intimidant. Je réalise soudain qu’il me faut penser avant de parler. C’est une qualité que je fais évoluer continuellement. On dirait bien que je me suis cogné la tête dans les murs un petit peu trop souvent, mais je crois que désormais je gère. C’est fantastique. J’avais l’habitude de dire : Pourquoi faisons-nous un remake ? A quoi servent les remakes ? Mais désormais on fait ça tout le temps au cinéma. Si nous ne faisions pas de remakes, plus personne ne saurait qui est Shakespeare.
Je ne dis pas que Robocop c’est Shakespeare, mais en un sens… nous retransmettons. C’est une habitude qu’on a nous les êtres humains. Nous retransmettons nos histoires favorites. C’est ce que nous avons toujours fait, depuis l’époque des feux de camps. Cela participe de l’âme humaine. Cela ne nuit pas à la créativité. C’est même le contraire. Vous ouvrez de nouveaux horizons en repensant quelque chose qui a déjà été réalisé. José a une caméra complètement différente que jadis Verhoeven, avec tout mon respect. Tout ceux qui se sont impliqués dans le film aiment l’original et ont beaucoup de respect pour lui. Nous avons beaucoup de recul, et ce sera très fun pour les fans du vieux film. C’est une nouvelle histoire à l’intérieur de l’ancienne.
Collider : Vous étiez fan de l’original ?
KINNAMAN : Je l’ai peut être vu vingt fois avant de me mettre au travail.
Collider : Avez-vous lu les sites et les forums sur le reboot de RoboCop ?
KINNAMAN : Non, pas vraiment.
[...]
Collider : Êtes vous excité de travailler avec Gary Oldman ?
KINNAMAN : C’est aussi surréaliste pour moi que si j’étais moi-même RoboCop. Je ne peux pas être plus heureux. C’est vraiment le grand maître du jeu. Je pense que tous ceux qui ont voté aux Oscars devraient se sentir mal de ne pas avoir voté pour Gary Oldman, parce que ce qu’il a fait était ahurissant dans La Taupe. [...] je veux dire, j’ai aimé The Artist. [...] Cet acteur français (Jean Dujardin) a fait du bon boulot, mais il ressemble à son personnage. Je l’ai observé en interview, et il est un peu animé comme son personnage. Mais Gary Oldman disparait dans son rôle. C’est si subtil. C’est si difficile ce qu’il fait et c’est un truc que je ne crois pas que plus de deux ou trois acteurs au monde puissent en faire autant dans leurs meilleurs jours. C’était une performance de maître, et c’est lui actuellement le haut du panier. C’est son âge d’or. Alors, évidemment, je suis très, très excité, et nous tournerons bien des scènes remplies de cette substance dont je vous parlais. C’est dans la relation entre le personnage de Gary Oldman et Alex Murphy.
Collider : ça doit être fun de travailler face à un acteur de ce calibre.
KINNAMAN : C’est comme aller à l’école… pour Gary, bien sûr. (Rires)

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Robocop est Copyright © Metro Goldwyn Mayer et Phoenix Pictures Production Tous droits réservés. Robocop, ses personnages et photos de production sont la propriété de Metro Goldwyn Mayer et Phoenix Pictures Production .
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